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Au Bunker de la dernière Rafale
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12 mai 2009

L'ombre où la Lumière. Première partie.

Il est arrivé à Bordeau par le tram, son baluchon sur le dos, les cheveux en bataille, les yeux cernés. Sur la place de la Victoire il prend en photo une énorme tortue d'acier, attrape un casse-croute et marche vers la gare par le cours de la Marne.

Il marche vite, regarde les tags, autre ville, autre litanie. Il passe devant des échoppes, des peep-shows, des cafés mais il n'a qu'une idée en tête : décamper. Partir vers Paris. Rentrer chez lui. Il a quitté sa troupe de théâtre. Il lui a fallu reconnaître qu'il ne pourrait pas tout faire, pas tout finir, cet projet ambitieux qui demandait un engagement sans faille, et son master de Littérature dont le dernier mois demandait un travail incompressible. Le livre, les livres qu'il a choisi ne sont pas des bouchées faciles. Il est sur le seuil.  Il veut plonger dans la littérature, écrire. Il a transmis son rôle à Félix, mimant ses gestes, puis se retirant dans l'ombre. Le coeur écartelé, les crises d'angoisses, les sanglots, pendant un exercice de danse trop intense, il ne connaissait plus ça depuis longtemps.

Il avait peut-être évité de faire des choix, en disant toujours oui à tout le monde, en se sortant d'un cheveux de situations embrouillées. Artiste de la veille, de la dernière minute. Il faudrait peut-être commencer à faire les choses biens, à faire des choix, à donner sa chance à la première minute.

Il est libre de ces engagements, mais son coeur est bouleversé. Il ne s'est pas douché depuis quatre jours. Il a l'air d'un vagabond avec son sac de marin. L'insoutenable légèreté de... l'aventure.

Ne retourner  nulle part. Venir de loin.
Dans cette gare partir. Mais pour où.

Il se récite des morceaux d'Only Revolutions. "And just like that. I come around"

La gare infiniment loin se profile enfin. Ses bottes trop serrées fournissent un dernier effort.

Back to where we were.

Il scrute le tableau noir.
Il n'y a plus de train pour Paris.
Incrédule. Amusé. Un peu au-delà du désespoir.

Passer la nuit à Bordeau alors qu'il pensait juste la traverser.
Il sort de la gare. Quatre flashs dans le ciel l'éblouissent.
Sonné par ces blancs successifs il écoute et sans surprise on entend venir le fracas du tonnerre.

L'orage éclate.

Un orage de chaleur.

La place de la gare se vide.

Que faire ? La scène se brouille : deux moustachus en short et bandana rouge apparaissent e surimpression sur le ciel obscure et susurrent : 118. silence. 218. silence. puis disparaissent. Les dieux de la sagesse se sont manifestés. Il cligne des yeux.

Le dixième de la moitié du quart d'une barre de batterie s'affichent sur son cellulaire :  il n'a plus le temps d'hésiter. Appeler les renseignements ou passer la nuit sur le parvis de la gare.
Il est dix heures passées, on lui passe l'auberge de jeunesse.

Il reste un lit. Dans une chambre de quatre. Est-il prêt à partager ?
Il est prêt à tout.

Ses compagnons de chambrée sont vieux, et donnent à entendre un concert de ronflement tellement agressifs qu'il ne ferme presque pas l'oeil de la nuit.
Par la fenêtre l'orage strie le mur de blanc. Dans le couloir une lampe grésille et clignote. La porte de la douche lui reste dans les mains. Poussé dans ses retranchements, il subtilise une dose de dentifrice dans une trousse de toilette laissée à l'abandon. Son reflet hagard dans la glace, les yeux cernés, ne lui revient pas.

Il se réveille en sursaut après avoir grapillé un ultime moment de sommeil.
Comme une bête traquée il rôde jusqu'au réfectoire attrape des céréales.
Court jusqu'à la gare, achète un billet au prix fort, monte dans le train et s'endort.

Il s'endort le corps vrillé contre la vitre, la peau moite de sommeil, de sueur et de pluie.

Il s'endort, il s'enferme dans le sommeil. Il rêve. Il s'enrêve.
La tête balloté contre la vitre et les grincements du train poussifs, il ne "plonge" pas dans le sommeil à la légère. Il saute du haut du tremplin de la piscine olympique directement dans le sommeil paradoxal.

Il rêve.

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6 mai 2008

Oh... un lien illégal ! Joie

Oh... un lien illégal ! Joie !
http://www.youtube.com/watch?v=4Zo2Lxb_5bY


entendu aux USA

"I love hellboy, it's a great comic. i mean you turn a page
you hold your breath. My ! A funeral see from beneath. Details.
Monsters with irony.
And this movie they are making ?
I mean, LOOK !  a skinny black ELF at the head of an army of clock-monsters ?
Wah... There goes the neighbourhood !"

Hi hi hi.

28 novembre 2007

La Pi-oeuvre... si j'avais le courage je



La Pi-oeuvre...

si j'avais le courage je rassemblerais toutes mes notes
et toutes mes recherches pour retracer la trace de la pieuvre
dans la poésie, dans l'histoire du monde,
dans ma vie de plongeu(r)êveur....

ces histoires de mains ouvertes dans les profondeurs
"l'étreinte de la pieuvre" (cf. Nadja) comme le baiser d'un vampire
Lautréamont, le poulpe au regard de soie

et le harem de ses quatre cent ventouses...

l'être du mouvement perpétuel, la créature dont toute encre est issue...

j'y pense beaucoup, j'en vois partout, je ne suis pas fou...


j'aimerai raconter une histoire, un poème, un regard
en ces temps de gel intérieur et de gerçures extérieures

sur quelquechose qui me passionne et me réchauffe le coeur.

Pour racheter le droit d'écrire "sur quelque chose".
Sans répéter ce qui a été dit mille fois, à l'encontre de ce qui vient instinctivement à l'esprit.

La particularité de nos rêves...de profondeurs...
Nos longs voyages sur la mer des soupirs...

la pieuvre est avant tout un être en apesanteur

20 mai 2009

PPS

En direct du front, des nouvelles de mon double.


La grand-mère de Manon, affirme avoir voyagé au retour
à quelques sièges de moi. N'a pas osé me parler, mais l'aurait entendu dire au téléphone, "oui, c'est noam".

Dans le métro, je remarque un affiche pour le Théâtre des Amandiers,
un certain Noam Morgenzstern joue dans une pièce qui s'appelle,
STUFF HAPPENS,
I mean : come on !
Yeah, you could say "Stuff happened". And we're such stuff as dream are made.

Mais
Morgenzstern ?
Faites-moi rire, à moi mes bribes d'allemand : Morgen-z-stern ou l'étoile-du-matin.

Pas de duel avec avec un ange, donc, ou plutôt si.

Tout le monde sait que c'est le petit nom de Lucifer.
Je fredonne,
"So if you meet him
Have some courtesy
Have some sympathy, and some taste"

Ouais, ouais. Thank you satan.

13 mai 2009

L'ombre où la Lumière. Troisième partie.

Vous avez peut-être déjà rêvé d'un livre fabuleux, d'un poème prodigieux, d'une musique inouïe : cochez l'hyperbole de votre choix. Au réveil c'est le déchirement d'avoir perdu ce qu'on avait de précieux et qu'on avait sous les doigt. Silence, cendres, absences.

J'ai déjà fait des rêves ou j'écrivais furieusement : je me réveillais avec l'absence même d'une page blanche.

Ce qu'on pensait avoir toujours, on ne l'a eu jamais.

Cette fois, c'était diablement différent.

Du moment où j'ai compris que tout ce concert n'était qu'une improvisation hors du commun, tout a changé : je voyais bien qu'autour de moi les gens pensaient  plus tard acheter la partition, le disque et posséder l'oeuvre. Alors que je savais qu'il n'y aurait jamais de répétition de cette performance.

Rien ne serait jamais répété, hors de cette salle, écouter, c'était maintenant ou jamais. Je savais que je n'entendrai jamais cette musique qu'une seule et unique fois. J'ai fais attention à la musique.

Tout mon être se tendit alors dans l'ouïe. J'absorbais la musique par tout les sens.
Il n'y avait nulle urgence, juste le bonheur d'entendre, la merveille de l'instant.
Il n'y aurait pas de regret. Sérénité d'être témoin. C'est peut-être la différence entre un miracle et un mirage.

Au réveil. Comment dire ma joie de n'avoir rien perdu. J'ai fais de mon mieux : j'ai écouté de tout mon coeur une musique unique, et rien n'effacera jamais cet événement. Au sortir d'une jam session exceptionnelle, vous gardez le souvenir d'avoir été là, au beau milieu de. Au milieu du beau.
En sortant de ce bassin, il ne reste sur votre corps rien de cette eau.
Les notes glissent sans laisser de trace, mais où est leur chaleur, leurs rythmes de glace et d'insectes chanteurs ?

(Rappelez vous : "C'est l'heure des grillons striduleurs d'histoires dans la couleur de l'air.")


Oui je sentais ce lien privilégié entre ce pianiste masqué et le seul qui dans la foule
savais combien précieuses étaient ces notes, proférées, qui ne seraient jamais réitérées. Et qui marquait à jamais le coeur.

Que dire d'une fausse pièce de monnaie battue dans un métal mille fois plus précieux que l'or ?
La pièce est fausse et donc dans valeur,
la pièce est plus rare que le diamant, est pièce unique d'une valeur au-delà de toute valeur.


Je voulais toucher ce pianiste, lui dire sans parole, je sais.
Mais le congratuler c'était percer à jour en lui le menteur.

C'était le démasquer au beau milieu de cette fête où nul ne montrait son vrai visage.

C'était tout le dilemne.


Le speaker Sinatra vient de susurrer son message. Les gens murmurent à présent,
quelle découverte que cet inédit.

K. me prend par la main : "Pendant la deuxième partie, on devrait danser tu sais"
J'acquiese, ce serait une danse de tous les diables.

Mais d'abord je dois trouver le pianiste.

Il n'y a qu'une seule direction qu'il ait pu emprunter : un escalier aux marches nombreuses qui monte vers la sortie.

Je remarque qu'à part la scène, notre salle de balle est curieusement plongée dans la pénombre. Les sons y sont plus crispants, les corps moins définis. Les déguisements plus vagues. Je commence à monter l'escalier.

Le pianiste est peut-être sorti prendre l'air.
Sur l'île, dans la ville, qui est peut-etre de la Cité.
Fumer une cigarette, priser si nous sommes au XVIIIème.

Je serai fixé sur l'époque en sortant dans la rue.

But I never make it to the top / Mais je n'arrive jamais au sommet.

A mi-chemin, un matador me barre brusquement le chemin.

Impossible de passer. Il est fringué comme Cyrano de Bergerac, comme d'Artagnan, comme le Capitaine Fracasse.
Il a rapière, pourpoint, force broderies.
Un grand masque, une grande écharpe.

Il s'écrie d'une voix de tonnerre, il rit et s'esclaffe en permanence comme un cadet, gascon, mousquetaire :
"Hardi l'ami ! Quelle belle bataille que c'était ! Nous en avons laissé pas moins de 32 sur le carreau ! "
Dos à dos nous serions ainsi venus à bout d'une armée des gardes du prévôt/régent/cardinal.

J'exprime ma surprise, mon incrédulité. Et puis je veux passer, poursuivre le pianiste. Il n'en est visiblement pas question. Et puis il me semble à présent me souvenir. Sommes-nous donc frères d'armes ?

Le rêve est ainsi étrange : on nous raconte des histoires, nous les revendiquons comme vraies et comme notre passé.

Ce rêve parle de fiction, vous l'aurez à présent compris.

Mais au moment même au je commence à reconnaître l'histoire de ce fort-à-bras.
Il met la main à l'épée et ajoute : "Il y a cependant un HIC."

Pendant la bataille, j'aurais percé de ma rapière la cape du capitaine des gardes du régent/prévôt/cardinal.
Fatale erreur.
Cette cape devait être le trophée du matador car la veille, il l'avait abîmé
d'une bombe fumigène de sa fabrication lancée par la lucarne de la salle des gardes.

La cape avait blanchi, mais le capitaine la portait encore étant de ce fait la risée de ses troupes.

Cette histoire s'envenime, car pour le matador c'est clair : pour régler cet affront il faudra un duel.
Un duel à mort.

Je suis horrifié. Il a l'air tout à fait redoutable.

Il se saisit d'un mouchoir de soi.
(oui, de soi)
et le laisse tomber vers le sol.

Le mouchoir tombe infiniment lentement, si lentement que j'ai le temps
de le rattraper avant qu'il n'ait touché le sol.
Il devient alors lourd, extrêmement lourd entre mes doigts
et d'un geste sec, j'en gifle violemment le matador au visage.

Et j'ajoute, je pense "Ah ouais ? Et bien c'est ce que nous verrons".

Devant ma réponse, le Matador a une moue indéchiffrable.

Nous n'avons toujours pas tombé les masques.

Je me réveille la figure plaqué contre la vitre du TGV.


Tomorrow : suite et fin de notre feuilleton existentiel, it's far from being over.

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12 décembre 2008

Pre-cog.

Est-ce un curieux cadeau d'anniversaire ?
On commence à extraire des images du cerveau, on nous dit les rêves c'est pour bientôt !
On a extrait quatre lettres pas plus tard qu'hier.

Je m'interesse et je m'inquiète : l'artiste se donne beaucoup de mal pour se sortir les vers du nez.
Si à l'avenir on peut peindre par la pensée...

Remarque moi je m'en fiche, j'ai lu tout Philip K. Dick, je suis plus que paré !

Résultat, dans mon rêve j'ai passé mon temps à expliquer les détails de cette découverte (et à en inventer pas mal d'autres) à des êtres bien étranges.

Ah, ce jeune homme qui danse avec un serpent sur une bicyclette en plein mouvement. Cette forêt soudainement peuplée de panthères et de caïmans. Par enchantement, comme par ...

Ces souvenirs sont trop précieux pour en avoir une image précise...

ou pas.

La science-fiction, c'est une des seule littérature où l'auteur soit encore à l'ouvrage, approchez bonnes gens !

"A new life awaits you in the Off-World colonies. The chance to begin     again in a golden land of opportunity and adventure..."

16 juin 2007

La mort d'Artaud

je regarde avec attention la série des portraits " un siècle d'écrivain" que l'on trouve sur dailymotion,
(lovecraft, garcia lorca, prévert, céline, artaud...)
une pitoyable tentative de transfert sur mon ipod tue l'image et épargne le son
alors j'écoute dans la rue, en regardant les choses du monde les paroles de ce documentaire
sur Artaud
le momo

cet homme dans l'étau du temps,
et ses mots, sa maladie, sa graphie qui me tuent.

"je ne sens la vie qu'avec un retard perpétuel qui me la rend virtuelle..."
"incpable d'atteindre ma pensée"

le voyage en Irlande : "tout va bien" (tout est souligné trois fois...)

Nietzsche disait : "je ne pourrai jamais croire qu'à un dieu qui sache DanSER"

" la poésie nous donne le regret de choses qui n'existent pas..."

"dieu est par nature un être bizarre"

les cahiers...406 cahiers d'écoliers recouverts griffonés asphyxiés torturés pendant les quatre dernières années

ESSAIS D'INCARNATION
l'ombilic des limbes
pour en finir avec le jugement de dieu
"pour exister, il suffit de se laisser aller à être
mais pour vivre..."

sur la première page de son dernier cahier : LA MAGIE EXISTE
quelquepart
une date : 4 MARS 1948
un rendez vous ?
ce sera la date de son suicide

ses derniers mots :
etc
etc...

autrement dit,
à suivre...


DANS MES ÉCOUTEURS ARTAUD MEURT ARTAUD EST MORT
ET JE NE SAIS POURQUOI SOUS UN CIEL QUI NE SAIT PAS
JE SUIS LONGTEMPS SUBMERGÉ PAR LES LARMES
au milieu des personnes qui vaquent vague et sourient
ALLEZ SAVOIR POURQUOI
L'HISTOIRE DES VIES
NOUS DÉVISAGE
et Julie qui s'hypnotisait de son mal
Artaud l'interrompu
fondation foudroyée
ARTAUD j'ai vu SON visAGE POCHÉ IL y a QUELQUES jours
à la Friche
JUlie m'apprenait la P.A.O

émotion des FAITS GLISSADES
effets mers
effets
        fées
dans le IXème arrondissement les nourrissons abreuvent de leurs cris des vieillards sourds d'avance.




4 janvier 2009

devant certains moments de certaines oeuvres


devant certains moments de certaines oeuvres d'art
des larmes qui ressemblent à l'émotion pure
Alphaville de Godard, et ce poème d'Eluard recomposé par le G. et lu par la K.
dans Histoire(s) du Cinéma, quand une jeune femme commence de réciter
"Pour l'enfant amoureux de cartes et d'estampes"

Devant certaines pages cochées de la Recherche du Temps Perdu

ce pouvoir qu'ont les mots, les images
d'émouvoir.

Le lent tracé de la larme pure.
Cocteau aux yeux peints croisant Jean aux yeux crevés dans le Testament d'Orphée

La raie Manta de la Dolce Vita
Blade Runner, Batty, Colombe.

Orfeu Negro

Je ne suis pourtant pas (si) sentimental ?


Rayonnement des oeuvres...

Energeïa et Energumènes...

Il se trame des choses curieuses dans l'ombre du mental.

3 janvier 2009

ça.

-Avec toi je suis ivre de joie
-Nous sommes jeunes, chaque instant bout à bout jusqu'à maintenant ce n'est que la première gorgée d'une bouteille de vin blanc.
-Il a bien fallu la déboucher cette bouteille... il faudra en savourer chaque gorgée
-Oui... un jour il faudra bien qu'elle se finisse cette bouteille...
est-ce cela qui la rend si bon ?
-Je ne sais vraiment pas s'il faut mourir à la fin de la bouteille, laissons ça à ceux-là.
Quand celle-ci sera finie, j'irai t'en déboucher une autre et nous verrons !

29 avril 2008

wind howlswild oppossums roam the garden area

   

wind howls
wild oppossums roam the garden area

now, it's dark

i try to ambush one with a trail of marshmallows
but the opposum is cunning
and he knows...

cats eyes gleam on the sidewalk
the night is howling but it's filled with creatures

i being not the least

america the beautiful awful beautiful

i'd like to stay.

3 septembre 2007

rêve d'une nuit de fièvre

Rêve de la nuit :

méfiez vous...
ces images : qui s en rapelle avec précision?
Le premier homme sur la lune était de jour, était-ce de nuit ?

Chaque jour les  images sont retouchées, les mémoires sont...

Dans des souterain et des souterain le mal extrême étend son envergure.
Au repas nous prenons conscience  de l' envergure de notre inconscience.
Qqun devra lui sacrifier son corps. 
C est de fait une âme qui cherche a s incarner.

Quand le dialogue s engage, le mal n est pas si mauvais. Feinte ou bévue de notre part?

Lors de l'enquête, l'inspecteur ricane : vous utilisez encore des "indices" !
"moi je me fie à une millionième fraction, elle me ménera au meurtrier! "

30 juillet 2008

.

Desolation Angel
by Jack Kerouac

A bubble, a shadow -
woop -
The lightning flash

Thunder in the mountains -
the iron
Of my mother's love

Mist boiling from the
ridge - the mountains
Are clean

Mist before the peak
- the dream
Goes on

as cold
  water in a dell
    on a dusty tired trail -

Girls' footprints
in the sand
- Old mossy pile

6 septembre 2007

Ecoute...

Comme toujours, les citations de Godard sont un subtil mélange : collage, réécriture, florilège.  J'ai cherché dans le livre d'Elie Faure le passage que Belmondo lit au bain dans Pierrot le Fou. Mais ce n'est pas tout à fait ça. Alors j'ai recopié le film...


Velasquez, après cinquante ans ne peignait plus jamais une chose définie, il errait autour des objets avec l'air et le crépuscule, il surprenait dans l'ombre et la transparence des fonds les palpitations colorées dont il faisait le centre invisible de sa symphonie silencieuse. Il ne saisissait plus dans le monde que les échanges mystérieux qui font pénétrer les uns dans les autres les formes et les tons par un progrès secret et continu dont aucun heurt, aucun sursaut ne dénonce ou n'interrompt la marche.

L'espace règne.      C'est comme une onde aérienne qui glisse sur les surfaces, s'imprègne de leur émanation visible pour les définir et les modeler et emporter partout ailleurs comme un parfum, comme un écho d'elle, qu'elle disperse sur toute l'étendue environnante en poussière ... impondérable.

C'est beau ça, hein p'tite fille ?

Le monde où il vivait était triste : un roi dégénéré, des infants malades, des idiots, des nains, des infirmes, quelques pitres monstrueux vêtus en Princes, qui avaient pour fonction de rire d'eux même et d'en faire rire des êtres hors-la-loi vivante, étreints par l'étiquette, le complot, le mensonge. Liés par la confession et le remord. Aux portes, l'autodafé... le silence.

Ecoute ça...

Un esprit nostalgique flotte, mais on ne voit ni la laideur ni la tristesse ni le sens funèbre et cruel de cette enfance écrasée.
Velasquez est le peintre des soirs, de l'étendue, et du silence. Même lorsqu'il peint en plein jour, même quand il peint dans une pièce close, même quand la guerre ou la chasse hurle autour de lui.

Comme il ne sortait guère aux heures de la journée où l'air est brûlant, où le soleil éteint tout, ces peintres espagnoles communiaient avec les soirées...


-mais tou est fou de leur lire des choses comme ça !

19 février 2009

L'Anti-Gilliath.

La pieuvre est un animal fabuleux, détourné à des fins de propagande et de cauchemar.
C'est un animal d'encre, de formes et d'ombres.
De couleurs.
C'est un art de l'espace.


J'aimerai écrire un texte, pour une plus juste répartition des pieuvres dans l'imaginaire humain.

En attendant je vous propose ce petit film fascinant qui renvoie les camélons dans les orties,

regardez le sans le son (on n'appelle pas ça le monde du silence pour rien)

La pieuvre est la créature extatique qui passe d'un art à un art, touche à tout, touche en tout, passe en touche, jamais à court de tours ou de cartouches. Elle jongle en faits-glissades elle avance en parfaits précipices. Roger Caillois a écrit un essai sur la Pieuvre qui est pour moi un bon point de départ mais qui manque l'essentiel, Roger Caillois est un homme bon, mais il n'avait jamais fait de plongée sous-marine.

Et, for that matter, il n'avait pas accés à l'internet. La pieuvre est dix mille fois plus la créature de l'age cybernétique que l'araignée.

Think about it. The way they move.

Because it's not a "web", silly : it's a sea.


ELASTICITY IN THE CITY-SEA !

1 décembre 2008

29


La soirée de la Rétrogarde à l'AREA est à garder dans les mémoires

du slam, du théâtre et du bon,
la danse de déesse d'Helena soutenu par la voix sans faille de Pauline
Jean-Baptiste "Je suis Phebus !" Tur, les courts-métrages de Veronica
vraiment c'était un bonheur

C'était aussi la première fois que j'exposais vraiment des calligraphies, ce qui m'a poussé à présenter un dossier au festival ICI ET DEMAIN
c'est du sérieux !

Et puis...
et puis...

il a commencé à neiger sur Paris
à Minuit

des flocons grands comme la main

la tête renversée à l'arrière du taxi je regarde par la fenêtre le cieil et cette pluie de rêve dont on ne peut deviner l'origine
la neige survient
quelquepart
au dessus.

Les arbres sur les Champs scintillent comme la forêt de diamant d'un conte, parcourue d'étincelles
et puis place à l'espace
alors on discerne la tempête immense
l'air dense


Il neige enfin sur Paris
à la fin d'une nuit de folie.

17 novembre 2008

So it started there.

Je vis dans l'après-transe....

On retombe si facilement dans la léthargie à l'approche de l'hiver. But not this time.

Ces temps-ci, les répétitions de théâtre pour la Rétro-Garde prennent un tour mystique  pour le moins
Issy, au Bunker, chez Véronica chez Jean Le Baptiste

Mystique mais sans les mots justement, sans les discours abscons les recours, sans idées, sans idéaux : silence avant...
Juste le sens du corps humains.

 

"Ne jouez pas", cela ne veut pas dire ne faites pas du théâtre.
Qu'est-ce qu'un improvisation ?

Qu'est-ce qu'une improvisation ?
Au sortir de ces échauffements, des ces déplacements où le corps est attirés au sol pour un sommeil fictif, pour se réveiller dans une autre histoire, dans une forêt, dans la brume d'un cimetière qui se dévoile.

Au sortir de ces tours de magies de l'esprit, les murs reculent, le sol s'efface : oui l'on convoque les textures du sable brûlant, l'odeur acre de l'incendie.
Un autre monde qui se déploie dans l'air
Oui la joie, oui le deuil, oui l'agonie.

Oui le dialogue avec un autre qui n'est plus cet ami,
et ces mains...

Un vers d'Appolinaire me revient

"Non je ne me sens plus là
Moi-même
Je suis le quinze de la
Onzième"

Le souvenir de ces improvisations à l'étrange qualités des souvenirs de rêves.

 

"La nuit... tu improviseras la vie", est-ce donc cela le secret ?

 

Rien n'est réel, et rien n'est plus réel : le coeur qui bat à tout rompre. Le sang dans les joues,
le goût du sang dans la bouche.
Les coups, le cri.

On dit "le théâtre" et on ne comprend pas ce qu'on dit.
C'est jours-ci sont passés dans l'âtre d'un brasier, le palais ou la cours des miracles, miroir des vérités.

On dit le théâtre et on ne l'entend plus.

Texte, paroles, sons, mot pour mot.
Bien sûr que tout est possession, que c'est un art de nécromant, à ressuciter les morts : ce n'est pas tant que j'ai lu mon Shakespeare madame la juge,  c'est que j'en ai un peu en moi, comme un junkie son héroïne, comme un amant la maladie de sa coquine.

(Ecoute. - j'écoute... -Il y a un monstre. - Il y a un monstre...
j'écoute en marchant et je répète les mots d'une amie, comme un cordage qui passerait d'elle à moi, le texte ou le poème passe par la voix : mot par mot, noeud par noeud je tire ça à moi, je répète les mots et par ma bouche je les goûte : qui parle par ma voix ?)

 

De la pages au flot sanguin, cash, o mes amis junkies.

Et quel tintement de synapse : le vers équivoque et qui  vit.

 

Ces significations qui vivent en nous, qui nous dépassent, qui nous survivront : nous marchons dans leur sillage
mais eux, ils vivent en nous : j'emmène ces vers partout,
avec moi ils verront du pays,
et certains vers d'Appollinaire, depuis que je les ai appris,
j'en suis certain
profitent bien du voyage.

Takin' everyone for a ride : et ces gens qui ont une bibliothèque poussiéreuse dans la tête
quand il suffit d'avoir un seul livre ouvert, vous savez... celui des Sables...

l'Aleph qui me hante et m'accompagne.

 

 

 

O, quelconque lettre soit ma compagne.

Je parle aujourd'hui de la transe d'avant-hier
et je vous vois venir,
pas de place pour les champignons : je parle de chant, de danse et d'action.

Et mes amis à vrai dire ce cerveau n'avait besoin que du prétexte d'un rythme incendiaire pour brûler brûler vraiment tout entier et DEVENIR.

Il y a des danses de séduction, des danses intimes et secrètes
des danses d'oubli de soi mais  je ne parle pas de ces rêves de rave : quatre cachet, une acide Queen, le coeur collectif de la foule etc...
Je parle de ces danses sacrés, des danses de transes qui m'étaient inconnues

je parle d'un autre sens qui n'est pas un art de teknival parce que je doute
que les séductions ordinaires qui sont pour certains le seul frisson solide puissent s'effectuer

au milieu des cris.

A. Le cri.
O.
Ar  le plus terrible des cris. Le cri n'en finit pas.

Comment en dire un seul mot
de cette transe imprévue, de ce réveil traumatique.

Je bourdonne en saccade j'ullule et je spirale : le monde autour de cette vrille défile
mais la danse rattrape et dépasse le tournoiement et me dépasse moi
quelquechose monte dans ce bourdonnement : la nausée qui se déchire en migraine
A ! cette bille de flipper de plomb fondu confondu expulsé & catapultée 300 000 fois par kilomètre et par seconde
A ! la bombe hurlante et détonnant mille fois par seconde
les fontanelles vous savez ces lignes qui semblent au crâne griffonnées : les fontanelles FENDILLENT ET CRAQUENT
tout est concentré
sur un point impossible
entre le front et les yeux,

 

il n'y a pas de point
cette douleur
n'existe
nulle part.

Ainsi j'ai senti...ainsi je raconte...
Cette migraine qui me suivait depuis quelque jours, qui jouait du pique et de la fleur,  et qui se révélait en pleine lumière,
cette douleur lancinante qui daignait paraître en son ampleur

Je suis tombé à terre,
j'ai hurlé de tous mes poumons,
j'ai absolument hurlé
quand on hurle on ne se pose pas trop la question du qu'en dira-t-on.

Mais tentez seulement de hurler,
dans votre chambre : et vos voisins ?
dans la rue : et les passants ?
dans la forêt : et si quelqu'un ?
qu'en pensera-t-on ?

 

Hurlez hurlez vous le verrez bien le bailllon
vous la sentirez bien la prison intérieure
on versera dans votre sang quelque paroles
emmorphinantes.

on serait bien capable de vous enfermez pour votre bon bien
si jamais vous surmontiez votre aimable surmoi.

Je suis tombé à terre, tombé, je ne dis pas, je n'écris pas chuté. A plat ventre, comme on mord la poussière comme on palpe le sol de ses doigts redevenus animaux, doigts de mouche ou de gecko. J'ai hurlé

 

sans faire semblant
pour la première fois

 

(was I born then and there ?)

 

j'aimerais dire la douleur insoutenable de la migraine

 

je l'ai soutenu
non
elle m'a soutenu

 

et ces voix en moi qui discutent de la marche à suivre,
si tout de même il ne faudrait pas chercher de l'aide
et pourquoi personne ne me vient en aide, me couper la tête au moins, me donner un glaçon je ne sais pas,
les autres ont d'autres problèmes
ils ont des problèmes d'autres
cette fois c'est entre moi et moi

 

la douleur, la douleur hurle son nom : elle hurle douleur impossible de ne pas la reconnaître
pourtant le masque tombe

 

ce n'est pas un muscle un os fracturé je ne sais quelle dissection de l'être ce n'est pas un cancer ce n'est pas un cachet
je n'ai pris de trop qu'une trop grande gorgée d'air, un saut suspendu dans l'air, un pas de trop
ai-je simplement arrêté de m'en faire, moi qui suis si peu familier à toute forme d'introspection

 

un verrou à cédé comment pouvais-je pressentir cette véritable marée derrière

 

je parle, il faut bien que j'en parle
puisque les choses ont changé
ah, ce que l'homme aime dire AVANT et APRÈS !

je ne peux pas ici, et j'aimerai bien, écrire sur plusieurs tableaux à la fois

parce que c'était DIX fois la pensée simultanée
c'était multiplié : qu'est-ce qui et qui s'y dédoublait ?

La douleur criait son nom, et la sensation murmurait : si tu résistes tu vas t'écorcher.

O oui, et crois moi de cette écorchure on ne se remet pas
ta tête après tout pourrait véritablement exploser

la douleur pourtant petit noam ne t'es pas étrangère
non plus que le plaisir
mais tu ne sais rien de la nature des sensations

et ce masque qui craquèle qui se constelle et qui tombe, lentement
ce qui s'appelle douleur, ce qui s'abroge le droit et la couleur de la douleur c'est la PEUR PANIQUE d'une sensation illimité :
PANIQUE d'un incendie gigantesque sans flamme aucune  d'un tourbillon d'odeur sans qu'aucun encens soit consumé
D'UN SENS SANS STIMULI.

 

Embrasse-le...

(do not fear it for fuck's sake ! Embrace it !)

 

 

Embrasse-le...

 

 

et je l'ai embrassé.

 

(That's the part where your favourite rock song PEAKS while you were plunged in the depth of hell, ain'it ?)

 

Et la sensation, et la douleur, et la couleur et tout ce que je contenais  :

comme je voudrais ne plus nommer, nomenclaturer, raturer
c'est notre, c'est mien : le nom transparaît...

Théologie crépitantes comme des tonnerres du monde ancien : est-ce l'océan père et mère
d'où les objets du monde empruntent les goutelletes qu'elles  nous impriment en sensations

 

(There had to be a POOL for the object of the world to BORROW from us the driplet of needle cold water they feed us back and that we call sensation )

 

Cette mer est intérieure

 

En moi ça valse : on déteste ce mot CONVULSION
mais les brides qui sanglaient mon corps ont lâché net
et je danse sans lâcheté sur cet océan primordiale
et prime au diable  ! et puis je ne bouge plus
je suis un souffle dans sa pureté

la tête
la tête contre le sol
à des milliers d'années lumière y-a-t-il encore seulement un metteur en scène.

le massage, la calligraphie je ne sais plus par quoi commencer toutes ces choses qui me travaillent
où mon être est
car je ne sais ni danser ni chanter ni dessiner
toutes ces flèches et ces diagrammes et ces mouvement ces vecteurs
la plume sur la feuille, la main sur la chair, la force sur un constant.
j'entrevois si clairement le langage d'énergie et de forme
Faire naître le mouvement et la forme où le blanc demeurait
masser en mouvement et faire naître des formes sur un corps qui renaît

au bout de mes doigts crispés sur le planchers, mes doigts de lézards, mes doigts de mouche, mais doigts de singe chercheur de signes,
je palpe le plancher avec la force d'un gisantt
j'ai trop gyré, j'ai trop tourné, entièrement chaviré spiralé mon esprit à bout de force va jusqu'au bout
de l'intensité

un galet précipité à la vitesse de la pensée sur cet océan intérieur : EXPLOSE EN RICOCHET EXPOSE EN RICOCHET SE POSE

"comme un papillon de mai"

vision.

hors de mes oreilles
l'énergie qui écoule comme une procession d'insectes pacifique en onde en spirale
nuages d'insectes graciles et géométrique je vous vois mes fourmis ailées mes fractales
fracassantes

vision.
doesn't sound right now : MAIS PAR LE MOT !
non ! les yeux et les oreilles ne font pas que prendre au monde
essayez de respirer sans prendre et sans donner

 

par la bouche le souffle : tentez de le retenir tentez de vivre sans cette polarité ! I dare you, I double dare you !

 

Nous somme fait de ce va et vient, si délicieux, si doux
par les yeux par les oneilles et par le nez je sens le va et vient de cette marée
ces yeux, ces doigts, ces oreilles, que l'on peut ouvrir, fermer ou tourner vers soi-même

 

VISIONS bien sûr les racines de toutes choses j'entrevois au bout de mes doigts les racines

 

 

 

...bien sûr l'Yggdrasil...
je n'allais pas voir Mickey non plus, vous croyez quoi !

(Alan Moore makes a little more sense now, o sweet Promethea.)

VISIONS :
j'ai eu des visions déjà, aux moments fatidiques et merveilleux des mystères de l'amour, en l'instant gaîné d'or.
dans des maisons désertes j'ai eu des frissons de lumières et le spectre des personnes passée
sous influence j'ai caresséedes synesthésie et sous certaines pluies j'ai littéralement nagés dans des océans de souvenirs
dans le lointain, un orage de chaleur m'a écrit un poème
VIE : j'ai plongé, j'ai volé, j'essaye de tout mon coeur de vivre sans heurter

 

V : mais j'ai été heurté
par moi même
de plein fouet

(I had a number of visions)

jamais
je n'ai jamais rien vu
senti rien
d'aussi éprouvant.
je n'ai rien dit
de ce que j'ai vu
je n'ai rien dit
de ce que j'ai ressenti
et qui bat en moi
comme un coeur bat
je  ne peux pas
graduer
cette beauté

cet mer est intérieure

et le confort de mon lit
et la chaleur de mon amour
et le bonheur de la vie
n'en sont pas changés
mais au fond de moi j'ai
la fraction d'un bribe d'un fragment esquissé
j'ai compris
j'écoute...

 

 

J'aime
et
c'est un autre jour.

 

 

Bien sûr qu'il y a des révélations,
la mienne est-elle celle du langage
je constate toujours avec tristesse à quel point nous sommes aveugles et muets
et je trouve que c'est bien dommage !

je le pensais déjà à travers le massage
il y a là un langage immense
le toucher
un langage, une poésie possible
et je croise des gens qui n'ont que deux mots de vocabulaire tactile
frapper baiser,
et je me doutes bien qu'ils les prononcent mal,
et je sais bien qu'ils en arrivent à les confondre.

Alors faire des phrases, faire de verbes, décliner des temps et des temporalités
sur des tempes et des tempes... on en est loin

 

l'encre a son langage, l'encre se manifeste dans un verre d'eau, si seulement on lui prêtait attention

l'homme a l'instinct d'imiter
il apprend les langages
mais il ne se contente pas de répéter mot pour mot.

il en va de même du théâtre
o oui, ce ne sera pas du mot pour mot.
je ne ressens pas en moi la flamme du talent que je vois brûler
dans certains de mes amis que je veux voir enflammer les scènes du monde

 

 

 

mais je commence à comprendre
du théâtre
le langage.

Comme au sortir de tout rêve
chaque mot devient profond
chaque mot précipite dans le souvenir d'un autre rêve.

 

bien sûr que les faits sont glissades
et les glissades précipices
je sais

 

Raconter, narrer, à chaque instant c'est choisir entre deux embranchements
il y avait un milliard de choix pour raconter cette histoire
et j'ai pris la première venue, je suis descendu jusqu'au bas de cette page immatérielle
cette avenue : je n'ai rien dit, j'ai tant passé sous silence, étal détails évidences étalant des coïncidences, plus tard le même jour le portrait d'un double maléfique de moi chez Charles qui me renvoie aux mythologies amérindiennes, du Dweller On the Threshold, aux avatars, à Twin Peaks. Mythologie urbaine d'un geek littéraire : Charles a récupéré des caisses de dessins et d'oeuvres et de photographies simplement jetés à la rue après la mort d'un vieillard.

Toute coïncidences avec HOUSE OF LEAVES de Mark Z. Danielewski est bien évidemment fortuite.

(read it for fuck sake you bastards ! don't leave me alone with that book )

Ne me suis-je pas emparé du négatif d'une photo carré représentant dans son cadre la beauté d'une femme nue.
Un talisman pour les temps à venir.
Erotique-Voilée, quand tu nous tiens !
Magique-Circonstanciel, ah toi!  je te retiens !
Hasard-Objectif : comment ne pas te préférer à la balisation subjective de rigueur ?

Je n'ai pas dit un mot d'approchant,
mais après cette expérience comment ne pas être
en tout humilité

l'apprenti magicien des mots et des gestes humains
o oui... QUE NUL N'ENTRE ICI S'IL N'EST MAGICIEN dit le portail.

Et voilà ... nous avons trébuchés, nous avons balbutiés sur le seuil d'une chambre immense, intense et sans fenêtre
où les Shamans et les Derviches d'autrefois chantaient et dansaient à tout rompre.

"Dans l'ombre du mental" dirait ce cher Jodo

Vous avez lu un peu Michaux ?
Et "l'Espace du Dedans" : vous pensiez que c'était pour de rire ?

Ah le langage je l'aimerai jusqu'à la mort et par delà
imaginez dire à quelqu'un il y a cinquante ans, ou même vingt

 

AU BAS DE LA PAGE FERMEZ LA FENÊTRE S'IL VOUS PLAÎT
et souriez...

5 juin 2008

Vous vous rappelez de Lawrence d'Arabie ? cette

Vous vous rappelez de Lawrence d'Arabie ?

cette habitude qu'il avait de brûler une allumette et la regarder se consumer au bout de ses doigts
juste pour voir jusqu'où
il pourrait la tenir ?

En l'imitant à l'instant je viens de me rappeler
qu'enfant j'aimais bien jouer avec le feu

What a pity,
vraiment que la première allumette que j'ai ainsi brûlée
soit tombée dans la caisse en carton de ma collection d'avions en papier.

Ah... tendres souvenirs de l'enfance sentant un peu le roussi...

8 avril 2008

Lu sur internet

    “Avec une tête et des tentacules, tu fais ce que tu veux. Avec une tête et des tentacules, le champ des possibles est immense. Quoique puisse faire une créature de cette planète – humains compris – il y a sûrement quelque part dans l’espace une pieuvre qui sait le faire, et, la plupart du temps, en mieux ! ”

19 septembre 2007

Jazz at le sunset then aux Sept Lézards...

Jazz...
qu'est-ce que le Jazz enflammé sinon la salle enfumée de l'Intermédiaire soudainement transportée de Marseille à Paris-City,
comme par enchantement, un chant... lentement... se forme : et ça repart, comme par enchantement.
Et ça ne va nulle part sinon dans cet à-part, du jazz, soli, solo. Motto : get the rythm. Guette le rythme.

Les notes sur leur lancée : frappée volée, la contrebasse tabassée du bout des doigts, le piano plaqué, contre-plaqué d'accords peu carrés,
ce xylophone qui détonne et s'étonne entonant la mélodie basse des mélodies de nasses et de silences "atteints".

Silence. Tout s'éteint.


Pendant un concert - comme pendant tous les moments cruciaux de la vie - on oublie que la vie existe.
Du fait simplement que nos sens, de concert, enfin vivent...

La construction tortueuse d'un rêve. Musique langoureuse, tortue de rythme de souffle avant le saut : on avance et tout saute en tremplin d'étoiles pleines la tête pleine à exploser si soudaine est la musique ! Rien à juguler, tout à désirer, tout à emporter.


L'air si frénétique de son, si soudainement plein exulte

Si assourdissant est ce silence...

Corde à vide...

4 mai 2007

Dragon...



Cette nuit je reprends la plume et le pinceau...


Voici un paysage d'îles flottantes et un dragon chinois...
le voyez-vous ?



Phototh_que___7714

(allez je vous aide, il a des moustaches, comme le dragon de l'Histoire Sans Fin)

5 juillet 2008

Haeckel for fond d'écran

27 juin 2007

EXCROISSANCES


EXCROISSANCES
Vidéo envoyée par norkhat
preview du tourné-monté qui tue : EXCROISSANCES UN
18 février 2009

Milk


malamor
http://www.myspace.com/logyu

Milk me donne envie de me mettre au dessin.

31 décembre 2008

Internet, frontière de l'infini, dates stellaires

Internet, frontière de l'infini, dates stellaires etc...
des babioles deci de là
et puis une perle :
le magazine online IMAGE & NARRATIVE
http://www.imageandnarrative.be/index.htm


COLLAGE_HAMBURGER

5 juillet 2008

Kali-Graphie

L'année finit, les mots reviennent
j'ai enfin du temps pour mes encres corrosives
premières gammes de l'été..

amis,
dites moi quel poème vous aimeriez...


calli032

calli032___copie

 

calli033

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