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Au Bunker de la dernière Rafale
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28 avril 2007

Alphaville...

alphaville


"Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres.

Nos silences, nos paroles. La lumière qui s'en va, la lumière qui revient.
Un seul sourire pour nous deux. Pas besoin de savoir.
J'ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d'apparence.
O bien aimée de tous, bien aimée d'un seul, en silence ta bouche a promis d'être heureuse.
De loin en loin dit la haine, de proche en proche dit l'amour.
Par la caresse nous sortons de notre enfance.
Je vois de mieux en mieux la forme humaine, comme un dialogue d'amoureux.
Le coeur n'a qu'une seule bouche.
Toutes les choses aux hasard, tous les mots dits sans y penser.
Les sentiments à la dérive.
Les hommes tournent dans la ville.
Les regards, la parole et le fait que je t'aime, tout est en mouvement.
Il suffit d'avancer pour vivre, d'aller droit devant soi vers tous ceux que l'on aime.
J'allais vers toi. J'allais vers la lumière.
Si tu souris, c'est pour mieux m'envahir. Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard. "

Godard-Eluard
in Alphaville.

Alphaville_1_r

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25 mars 2007

Gaudi...


Dinosaure_1


Par ce Guël, Gaudi !

Mozart est chromatique entache et céramique : Gaudi
des bris ses mosaïques

Emporte, en porcelaine carrelle, ces rumeurs pavées
dans : sans confusion

Val, allée des colonnes
Des tétons de bétons tâtés par les pourtours
Tâtons : encastré sans mortier ces roches de carrière
Sont tirées de la mer et s’accrochent en tassées.

Ah les penchées !
La femme du pêcheur
Est cet empilement catacombesque de conques.


Ah, cette allée qui la terrasse
Sur-régulière
Et blanche est son port sélène :
Les alcôves partout plafonnent à l’empreinte des sphères.

Il est une pieuvre en centre une rosace
Et ses ventouses sont couvercles parsemé(s)
gaudguell1

Gaudi ! Es-tu l’être-pieuvre de cette œuvre maîtresse ?
Pierre de fête immense aux nuances tantôt solaires.
Les mosaïques de cet envers
Illustré son empreinte par un seul carré nulle part.



Eclats dont le tout épars sème en pointillisme
Un triangulaire plus près des palettes de gouache
En ailleurs les alcôves du parc Güel grandes blanches
N’y sont polies pour autant
Tout ici relève des nuances danse.
Entré dans la cité-jardin ses fenêtres bombées de grillages
Grille-on du long des dôme et des tours crénelés.

L’iguane y monte la garde qui bave continuellement
Incrusté du galet des métaux, recouvrant mal
Une végétation d’eau se fond dans le décors fait
d’une fontaine…
parc_guell_salamandre

7 mars 2007

Résumé : aujourd'hui pas de résumé

en plus d'une réference au garage hermétique de Jerry Cornelius, une illustration de celui-ci, et une du Salammbo de Druillet
ce post comporte un lien http://www.hubertdelartigue.com/pp_xwing_01.html
vers le site d'un être dément qui vous apprendra a faire un X-Wing et un Faucon Millenium
avec deux tickets de métro et un cutter.

Major_Fatal___T01___Page_036Druillet_SALAMMBO_sample_pageWooo...

6 mars 2007

Shortbus

allez voir Shortbus de John Cameron Mitchell tant qu'il est encore tant !
http://www.allocine.fr/seance/filmcp.html?cprojection=116330&codepostal=75001&j=0&version=0

Ce film est magnifique, bouleversant et sensuel, comique et extatique, libre.

I swear ! It moved me.
http://www.shortbusthemovie.com/110133_9_shortbus


Ce corps qui nous contient
Ne connaît pas les nôtres
Qui nous habite est habité
Et ces corps les uns dans les autres
Sont le corps de l'éternité
-Jean Cocteau-

5 mars 2007

Transmet'

And the lord said : give them hell, boy.

O TOI LECTEUR QUI NE CONNAIT PAS ENCORE TRANSMETROPOLITAN
clique donc là pour voir de quoi il retourne (spéciale dédicace to Louis :p)
la collec' complet' est au bunker, avec Akira, Top Ten et tout Frank Miller

transmetropolitan, is the ultimate gonzo-journalism comics
ask Hunter S. Thompson for further infos
check the Web, and the PULPS bookstore in the Quartier Latin.

I say.

lego

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4 mars 2007

And now for something completly different.

et maintenant, un peu de culture
j'aimerais vous proposer la lecture de deux ouvrages, lectures facilement imprimables, découpables et peu coupables.
*le premier est intitulé 20 Leçons sur les Beaux-Arts par Alain
-en voici une version .rtf
-et une synthèse de la leçon sur la poésie
chaque leçon est un véritable plaisir des sens, il suffit de piocher dans le sommaire un art qui vous intéresse (arts de la scène, du langage, poésie, théâtre, musique, danse, chant) et de se plonger dedans
(utilisez l'option "imprimer de la page tant à tant" pour vous faire une lecture sélective)temeraire_detail_turner

*le second s'appelle "L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproduction mécanisée" par Walter Benjamin
l'auteur y parle de l'Aura des oeuvres d'art, et s'interesse très particulièrement à tous les problèmes soulevés par le Cinéma.
-L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproduction mécanisée
-synthèse de l'essai
malgré le titre un peu repoussant, c'est un petit bijou d'intuition et de perspicacité, (un bijou très critique !)

et des feuilles imprimées c'est quand meme rudement plus façile à souligner, et à annoter qu'un livre
alors ne ratez pas cette base de données extraordinaire
http://classiques.uqac.ca/classiques/index.php

28 avril 2007

Fear and Loathing in Las Vegas

fear_and_loathing


San Francisco in the middle sixties was a very special time and place to be a part of
. Maybe it meant something. Maybe not, in the long run . . . but no explanation, no mix of words or music or memories can touch that sense of knowing that you were there and alive in that corner of time and the world. Whatever it meant. . . .
History is hard to know, because of all the hired bullshit, but even without being sure of "history" it seems entirely reasonable to think that every now and then the energy of a whole generation comes to a head in a long fine flash, for reasons that nobody really understands at the time — and which never explain, in retrospect, what actually happened.
My central memory of that time seems to hang on one or five or maybe forty nights — or very early mornings — when I left the Fillmore half-crazy and, instead of going home, aimed the big 650 Lightning across the Bay Bridge at a hundred miles an hour wearing L. L. Bean shorts and a Butte sheepherder's jacket . . . booming through the Treasure Island tunnel at the lights of Oakland and Berkeley and Richmond, not quite sure which turn-off to take when I got to the other end (always stalling at the toll-gate, too twisted to find neutral while I fumbled for change) . . . but being absolutely certain that no matter which way I went I would come to a place where people were just as high and wild as I was: No doubt at all about that. . . .
There was madness in any direction, at any hour. If not across the Bay, then up the Golden Gate or down 101 to Los Altos or La Honda. . . . You could strike sparks anywhere. There was a fantastic universal sense that whatever we were doing was right, that we were winning. . . .
And that, I think, was the handle — that sense of inevitable victory over the forces of Old and Evil. Not in any mean of military sense; we didn’t need that. Our energy would simply prevail. There was no point in fighting — on our side or theirs. We had all the momentum; we were riding the crest of a high and beautiful wave. . . .

So now, less than five years later, you can go up on a steep hill in Las Vegas and look West, and with the right kind of eyes you can almost see the high-water mark — that place where the wave finally broke and rolled back.


-Hunter S. Thompson-

3 mars 2007

Fantasmagoria - La Maison a Faim


Fantasmagoria - La Maison a Faim
Vidéo envoyée par norkhat

Ceci est le second film de la série "Fantasmagoria" par les Productions de la Pieuvre. hommage à Horsefat Hateart (H.P. Lovecraft pour les intimes) réalisé à la suite de la très traumatisante projection de "Save the green planet" (voir le trailer)

cliquez ici pour voir la suite de la série fantasmagoria !

3 mars 2007

Premier Post !

Moo hoo ah ah ah !

A cette heure indue, en véritable "creature of the night"
j'ai décidé (après la lecture de maints blogs bd, et des résolutions concrètes pour les révisions du concours)
de créer un blog !

en fait...
c'est le second
non en fait le troisième
il y eu cet éphèmere livejournal (llg time)
et ce msn space un peu bancal

mais là c'est du sérieux, je passe beaucoup de temps sur la toile et j'aimerai pouvoir y disposer en petits cercles concentriques
des textes, des images, et surtout des liens, pour vous renvoyer par ricochets aux délires les plus jubilatoires qui soit.
Surtout, j'ai-j'aurai : envie d'écrire !

DSCN6404

la saison s'annonce chaude !

Le concours de l'ENS-Lyon
la parution de Gilgamesh n* 3
http://nebuleuse.gilgamesh.free.fr/index.php

et après ça, le mystère, la galaxie inconnue !
Objectif Nul ! La voie Martiennne ! L'Opikanoba ne répond plus !

je reviendrai donc anachroniquement z-erratiquement gribouiller sur ce coin de la toile
du grand tissu universel qui vous relie vouzamoi. Voui. Boui.

donnant le coup d'envoi avec cette citation d'un quatrième de couverture de transmet
-->"At the very Beginning of things was the Black Squirel and He ate Cheese"

un petit message politique de Spider JerusalemSpider_Jerusalem___Voting

et cet essai de Neal Stephenson, un grand écrivain de SF (et oui, il en existe)
http://project.cyberpunk.ru/lib/in_the_beginning_was_the_command_line/

22 juillet 2007

HASARD AU GLAZART'

I danced the night away.
At the Glaz'art, on the beat of the Disc-Jokeys (wearing Nacho Libre masks)
I danced my SOUL away.
I danced seven consecutive hours.

I was oberon, i was ziggy stardust, i was julie.
I was whole.

J ai dansé seul au milieu des couples et des des gens qui pour pas se faire choper par le vigile à la maglight roulent des joints debout, en dansant dans la foule, limite d'une main.
Un couple magnifique s'embrasse tout le long durant et fume avec plaisir, je les envie.

I danced my soul away au milieu des battements, et des frolements.

Tape tourne et tournoie rythme et cri, gutture, happe, claque et repart
dame et démarre sape rape tac-tac-tac les pieds les mains les hanches
le corps qui balance et la pensé qui déraille à chaque tour de tête
à chaque couronnes étoilée de capillaires dantesques dans les airs.

Entre deux coupes j ai lu soixante douze page de l'André Breton de Julien Gracq, perché au creux d une lampe.
Lecture fantastique dans un état d'été second.

I touched the thing under le the lines. I read his minds.

Les mots flottaient déchiraient envahissaient la vue : notions du Surréalisme appliqués à la vie
vérifiées par le feu, initiées par l'Ulysse, abreuvées par l'Aleph, déroulées par la Pieuvre
        emportées par la danse.
Always keep a book nearby...

Surprise inlassable  de ma/mes voisin(e)s de banquette (surtout à la fin de la nuit).
Pourquoi t'es pas chez toi?
C est drole les livres c est plutot dans la bibli.
Mais tu vas bien?
Putain : t'es motivé.
admin015

Moohooahahaha.

admin016

(pics : from the Invisibles, it was very similar to my experience, mais en solo)

Au bar deux angelots mutilé : les répliques d 'Avalon de Mamoru Oshii
J ai le corps aquatique, extatique,
         exténué.

I watched. And I listened. J'ai observé les danses, les styles.
Oscillé entre la piste le bar les couffins le couloir
bousculades, les corps endormis. Ceux qui les tirent du sommeil
ceux qui les tirent tout court. Les regards complices.
La sympathie.
A l'autre bout de la nuit.

I danced my soul away, le soleil me surprend le nez dans mon bouquin.
Je marche la tete haute parmi les fetards.

Au jour le visages des fils et des filles de la pénombre change.

J'aurais pu  demander des prénoms.
Mais je m évanouis dans l"aube.
Je m enveloppe de fatigue.

I walk, i walked my heart away to the bunker. 

my love is so far away.

9 août 2007

ANTONIONI NOT DEAD !

Hier, à la Cugnassarié, Fanny, Louis et moi-même décidâmes d’honorer la mémoire de deux géants dont nous vivons les rêves à travers l’écran de leurs cinémas : Bergman, Antonioni.

Je me rappelle encore de mon entrée en cinéma, à la fin de la Terminale (bloody) Hell,
à l’occasion de la très aimée fête du cinéma nous étions allé avec Kevin voir en la même journée stupéfiante Le Septième Sceau de Bergman et Pierrot le Fou de Godard.

La salle aux étoiles scintillantes du Champo : je n’en suis jamais sorti.

Quelques années fracassantes plus tard, on dit à la télé que Bergman est mort.
I, for one, know better.

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Il a terminé une longue partie d’Echec contre une Mort Virtuose, mais entre temps il a goûté maint bols de lait bols de Fraises Sauvages et maintes bolées. Il a délivré ses films en cris et chuchotement.
Il a feinté plus d’une fois la mort.
Fut-il mis mat à la fin ?


bergman_seventh_seal
Il a toujours été le Mat, hors des nombres, jouant toujours sa propre carte.

Adieu Bergman.

Quand Elle viendra, je lui proposerai une partie de Go, ça la changera.


Et nous insérâmes le dvd du mort dans le lecteur dvd sacré.
Et nous nous aperçûmes que la mort nous avait joué un mauvais tour
et que le dvd du mort était encodé en suédois sans sous-titre.

La mort a brouillé tous les repères, tous les dvd du monde souffreront-ils de cette malédiction ?
Je ne veux te croire inaudible Bergman, homme Berg, je connais assez bien le Sceau pour surmonter ce soudain hermétisme. L’Art sans filet. Mais bon sans sous-titre, en suédois, comme nous dîmes, « c’est abusé ».


Nous passâmes donc dépité au second dvd sacré, car ce soir nous ne manquons pas de mort à honorer.

Antonioni. Lui aussi ?
Et la mort porte-t-elle cette fameuse ceinture ?
A la première apparition du Méta-Baron dans l’Incal de Moebius et de Jodorowsky, un garde de l’Amok murmure : « il paraît qu’un jour il en a eu sept d’un coup ».
ce fut donc
« The Passenger «
d’Antonioni

un film dont le titre traduit rachitiquement par « Profession : Reporter « (on dirait un mauvais titre de téléfilm).



De ce film de fuite je garde au cœur comme Antonioni sait donner des images qui ne s’effaceront jamais, passer par la fenêtre du téléphérique, tourner le dos au conducteur de la voiture.

Jack Nicholson et cette belle espagnole (jouée par ...Maria Schneider, je crie que je la connais à l'écran, on me dit mais non, je dis que j'en suis déjà tombé amoureux dans... Last Tango in Paris... qu'elle est belle !)  me font étrangement penser au Belmondo, à la Karina de Pierrot le Fou, même couple en fuite dans des voitures improbables, même trafics louches, mi-polar que croisent leurs trajectoire beaucoup plus fantastique : leur échappée belle,

15

leur « get together » amoureux et fuyant, jusqu’à la mort, après l’amour.
(comme dans Pierrot le Fou, il y a cette ombre de femme restée derrière, un homme qui jette sa vie par la première fenêtre et continue sans elle, sans ombre et sans peur).

Alors tout est : je retrouve les deux films de mon entrée en cinéma : la magie est intacte, renouvelée.

Cependant, une chose est claire : ANTONIONI IS NOT DEAD !

Antonioni_Passenger

Après avoir vu The Passenger, l’histoire d’un homme qui se fait passer pour mort et s’embarque dans la peau de son voisin, je ne doute plus qu’Antonioni en est à l’heure d’un grand Baroud d’honneur Africain pendant que l’Europe s’apitoie sur le cadavre d’un autre.

Go Antonioni, Go.

5 mai 2007

Rien, cette écume, vierge vers...

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DSCN6821

SALUT

-

Rien, cette écume, vierge vers
À ne désigner que la coupe;
Telle loin se noie une troupe
De sirènes mainte à l'envers.

Nous naviguons, ô mes divers
Amis, moi déjà sur la poupe
Vous l'avant fastueux qui coupe
Le flot de foudres et d'hivers;

Une ivresse belle m'engage
Sans craindre même son tangage
De porter debout ce salut

Solitude, récif, étoile
À n'importe ce qui valut
Le blanc souci de notre toile.


-Mallarmé-

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28 mai 2007

Soirée Nébulaire !

Pour la première fois depuis décembre, le Bunker de Verre
a résonné d'éclats de rire, nous étions jusqu'à 17
autour des verres, des images, pour les couche-tards, ce fut Almodovar
Femmes au bord de la crise de Nerf !
collagesoir_e118
Je regrette le sale temps pourri qui nous coupait l'accès à la terrasse
mais nous tissâmes un fier cocon musical,
et d'étranges rencontres furent faites puisque s'y croisaient
des gens d'horizons et d'étoiles divers...

collagesoir_e117
Je vais essayer de poster dans une gallerie des photos de la soirée et de scanner les oeuvres que j'ai retrouvées éparpillées
envoyez moi par mail ce que vous avez réalisé et n'hésitez pas à laisser ici vos impressions sur ladite soirée :
j'espere que tout le monde gardera un souvenir impérissable de l'intense réunion administrative
ultra rapide
car mine de rien, l'association compte ses premiers membres !

Envoyez donc aussi vos coordonnées et tout ce que vous voulez pour que nous puissions constituer un Courrier !
collagesoir_e116

VoiliVoilou, je vais me reposer !

Noam.


(PS : que les auteur(s) des collages se révèlent ! la prochaine fois je m'y mets aussi :p)




4 mars 2007

quelques minutes après la nuit...

A l'origine d'une série de calligraphie  : une liasse feuille trouvée sur les marches d'un quartier latin,  nouée par un petit ruban de soie : Face Au Verrou d'Henri Michaux, un recueil sans colle ni couverture.
Avais-je le droit d'aussitôt m'en saisir ?

Je l'ai recueilli quelques minute avant la pluie.
Tant qu'à verser l'eau sur l'encre...

SCAPHANDRIER.michaux074

VOULANT SAISIR UNE     ÉPINGLE

PLEURE
OU
        TREMBLE

http://lapoesiequejaime.net/michaux.htm

4 mars 2007

Dada soulève tout !

voici un petit lien vers un vaste site
http://www.ubu.com/Dada_SouleveA4
dans la section des sons vous y trouverez des enregistrements de Gherasim Lucas, Lacan, Tristan Tzara et de tout ce que le béton a fait de meilleur
pour peu que vous jetiez un coup d'oeil à la section videos, ou ethnopoetics, vous n'en ressortirez pas indemne mais ému
ou intrigué

DADA___MANIFESTE

21 juillet 2007

Two in the Morning

Je voulais parler longuement de théâtre
avais-je pensé
je parlerai d'abord du cinéma
et puis j'oubliai

on se promet d'écrire ici et puis on est emporté par le quelquechose
sonnant vibrant déboulant dans nos vies.

Le cinéma.

Et Pierrot qui Demande à Samuel Fulher : "J'ai toujours voulu savoir cke c'était au fond kle Cinéma."
01
Les cinémas pour moi : du quartier latin, de la rue champollion, un des sanctuaires itinérants de ma géographie :
ce ne sont pas une maison, mais ils ne sont pas exactement à ciel ouvert : il suffit de s'aventurer dans la rue Champollion
j'aime infiniment cette rue j'y ai fait la roue, le fou, des folies.
Elle a gardé plus longtemps que les autres les affiches que je collais
le 28 juillet 2006
affiche050
il suffit de s'aventurer céans pour illico s'engouffrer dans une salle,
toujours ébouriffant, inattendu, surprenant, le film qu'on avait pas prévu
on en avait entendu p., mais personnellement, non, on ne l'avait pas encore vu.

Baoum, les personnes chères ces temps-ci se réincarnent sous la forme de grandes baffes visuelles.

Je sors du Dernier Tango à Paris.

Et Julie lors de sa première incursion dans un de mes carnets, avec Nathan, au bon vieux temps, n'écrivait-elle pas :
"Il pleut de mon ciel des tangos assassins "         ?

The last dance...

Ces derniers temps les films qui bouleversent beaucoup au cinéma s'appellent : "the last tango in p..."
"the love of the last tycoon"

they last mais ils durent

ils me laissent scribouiller pendant le générique des mots éparpillés épars dans le nouveau carnet
longtemps longtemps après Julie, longtemps après l'époque où le film a été fait rêvé monté.

Ils me laissent : des visages
à moi de me débrouiller avec ces regards de fées.

Kathleen dans The Last Tycoon de Elia Kazan
interprétée par Ingrid Boulting - ce nom ne me dit rien
non, rien que ses yeux sur lesquels la caméra s'attarde avec douceur, douleur, douceur
comme le regard de Monroe Stahr.

Souvenirs flous d'un ami et de sa pièce :

un jeune homme disait à la mort : vous ressemblez à une femme que j'ai beaucoup aimé
et la mort de répondre : ce ne serait pas la première fois.

Ne pas tomber amoureux, une seconde, avec la caméra, d'une étoile de cinéma.

A l'improviste, on improvise ... quoi
une sortie cinéma ?

Se fondre dans une file, c'est plutôt faire son entrée, discrète certes, mais son incorporation momentanée à un monde dérobé
certains cinémas sont montés sur des scènes de théâtres.
Sur certaines scènes de théâtres, nous en reparlerons, on fait son cinéma.

J'aime, quelque soit l'heure, ces petits cinémas. J'aime avec tendresse les passants qui se penchent sur les programmes quand je marche dans le quartier latin. Je cligne de l'oeil au mec du Champo,  à la dame du Reflet.
Je scrute du regard les visages hétéroclites des foules empiriques qui font la queue pour telle ou telle de mes bobines fantasmatiques.
J'aimerai dire : je partage.

Pourtant fort peu de rencontre y furent faite à part brève et passagères, autour d'une cigarette.
Mais que de moments partagés si intégralement avec mes amis.

Rires,            pleurs,             (caresses).

I remember : Le Septième Sceau, Orfeo Negro, Arizona Dream.

Le Dernier Tango à Paris :

Les Ailes du Désir mêlaient l'allemand au français et je me disais : c'est si juste les pensées s'entrecroisent dans les langues comme les langues s'entrecroisent lors d'un baiser aérien.

Mais le Dernier Tango à Paris ne se préoccupe pas de la pensée, il switche brutalement, insidieusement du français à l'anglais.
Comme les corps s'encastrent ou rient ou se détestent ou danse ... le curieusement comique dernier tango à paris.

Pour les deux amants qui ne sont pas séparés par leurs noms
"No name ! No fucking name ! I don't want to know anything about you"
sjff_01_img0282

Ce film a couté très cher aux acteurs qui l'ont accompli
they felt raped and manipulated
mais il donne beaucoup à voir, à penser, à sentir.
Tous ces films sur l'amour
violents, à différents degrés, sexuels, à différents engrais

"on changera le hasard en destin".
stmaria2

Ce film sans nom
est aussi un film de nom,
les noms se recoupent : faites attention : Rosa (Luxembourg), Paul (Verlaine), Fidèle (Castro :p).

L'actrice s'appele : Maria Schneider.
She was nineteen back then, hell of a way to break the screen.
Hopefully it didn't break her. Not entirely.

She's so wholely beautiful and witty.


Comment suis-je arrivé ce soir au Champo, avant une longue nuit

et une cigarette échangée à un inconnu contre un Milk Shake à la Vanille ?

Avant de passer chez Céline pour un tournoi de Soul Calibur, i went and wandered off Jussieu
et pour la première fois j'ai passé un portail du Jardin des Plantes pour la première fois depuis oh des années
mais la veille j'étais passé devant les grilles qui longent la seine et en contemplant avec Kevin les autruches
(who actually STARED back)
je pensais à y faire un tour.

Et  moi de chanter ce refrain dans la rue :

"Jardin de la Pépinnière en fin de semaine : encore une heure de jour et la nuit vient"
C'était la fin de semaine, mais le coeur de l'été.

J'ai pénétré un nouveau jardin des mystères : il faut profiter des grilles entre'ouvertes : des PORTES BATTANTES
comme un récit ouvert au coeur
qui bat

là bas ! Un belvédère ? Quel drôle de mot s'impose à la douceur
du jour

Qui soupçonnerait depuis la rue ces hauteurs !

La musique couvrant le vent les bruits j'écoute Archive j'hallucine entièrement au milieu des arbres

un sentier Totoro entre les buis je m'y engouffre je me glisse penche et rampe sans gêne : c'est Alice !
J'évite à tâtons les ombres des buis et des bruits
puis je débouche : le belvédaire solaire trône sur la fin de l'après-d'après-midi

chaque hauteur est un regain de lumière je me réchauffe au feu
voici le jardin des plantes éthérées
était ce la pépinière dont parlait la fille de la chanson dans le film des Chansons ?
J'ai plus que chaud
des jeunes de banlieus partagent un joint avec de vieille mémé du quartier.
Trop fou. Je dévale la pente pour arriver à mon rendez vous.

Le jardin des pleins
le jardin des plans

(plantés)

au sein du sein.

Voici la fin du jour, le début de la nuit
quelques mots lancés sur la toile : ils rebondissent à la figure.

A vous ?





8 avril 2009

Synechdoque

Je viens de voir Synechdoque : New York avec ma soeur Mona

je pense que ce film fait date.

je ne parlerai ni du cinéma, ni du théâtre, ni de la vie, de la mort, de l'amour
de la solitude, de la folie, des doubles,
des figures de styles et des métaphores
qui régissent nos arts
et notre vie.

synecdochepostertop

Allez voir Synechdoque,
si vous avez aimé Being John Malkovitch, Magnolia, Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
si vous avez vu Jacob's Ladder.

Ces deux heures d'expérience se subdiviseront en deux heures plus petites,
et ainsi de suite, il y aura des mots cachés dans la moindre de vos virgules.

Le sens dans le sens, la partie dans le tout et la partie pour le tout.

des choses vitales se jouent dans l'illusion de l'art.


Allez voir Synechdoque, pour la simple et bonne raison
que vous jouez dedans.

21 juillet 2008

In Bruges...

P7120041

Ah... Bruxelles : là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

Ne vous fiez pas à la violence de la photo, cet homme que vous voyez est le créateur
de l'émeute individuelle.
Nous eûmes au demeurant un temps charmant, une compagnie délectable, des aventures inoubliables.

Oui, nous rockâmes le dancefloor de l'Homo Erectus en compagnie de trans' plantureux,
oui, nous prouvâmes à la face du monde que "lap-dance not dead"

oui, nous alternâmes entre sandwich monstrueux et repas aux chandelles jusque tard dans la soirée
dans un lounge nommé le Lion, sans savoir que quelques heures plus tard nous prendrions un pot
dans un bar ou d'entre les poutres nous observerait des cartes de tarots immenses et gravées au plafond.
Le lion de la Force clignait de l'oeil, je crois qu'il murmurait "à sa santé", l'homme du Chariot était remplacé
par un tonneau de bière, mais la carte centrale, inconnue au bataillon (quand nous venions de passer la soirée à inventer de nouvelles cartes !) représentait un soleil enserré dans une conque.

Dans la rue, une guitariste chantait Tears In Heaven : un toast à la vie, aux amis, aux futurs et à Julie, la plus belle échappée.

Que serait une nuit de débauche joyeuse sans la présence mystérieuse de l'ÉPHÉMERMÉTIQUE à mes côtés ?

Depuis le retour de Belgique, les fait-glissades n'ont cessé de tomber.

Il ne faut pas (hésiter à) tenter la merveille qui sommeille !

19 mars 2008

un message de personnedes détournements qu'ils


un message de personne

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des détournements qu'ils sont drôles


Photo058

des images érotiques qu'elles sont magnifiques




Photo186Photo148


J'ai un homonyme adepte du poska semble-t-il,
ce grand inconnu passe partout ou je passe,
un bar de ménilmontant,
un siège de censier
une station

attention, Corto nous a prévenu dans la maison dorée de Samarkand, c'est mauvais signe de croiser son double !



Photo183

20 mai 2009

Epilogue

Epilogue.


Paris-Montparnasse. Il appelle L., sa ville est belle au soleil de Midi,
qu'il rejoigne Louis & Claire à Belleville, un 96 l'attend à l'arrêt. Il monte, il écrit, il décrit son rêve dont il a commencé à parler à L., au téléphone, et curieusement en anglais.
I had a dream my friend, and such a dream. On le regarde comme un étranger.

Il revient de loin, c'est vrai.


Le 96 parcourt Paris, il respire, croise des regards, d'autres personnes lancées vers d'autres histoires. A Belleville il s'arrête. Mais au moment de sortir, surprise :
il tombe nez à nez avec Manon et Jules son jules alias l'Atlas.

Ils regardent derrière lui, Manon attendaient sa grand-mère, effervescence de retrouvailles croisées : je suis un peu plus vieux, moi aussi !

Cette dernière, très joviale, avoue qu'elle vient du même train que moi.
Happy a many return.

Je les accompagne jusqu'à leur seuil.

Manon et Jules sont pour moi de grands êtres merveilleux, ils irradient d'eux aussi quelque chose comme le soleil. Manon attend une petite fille, à qui j'attend mon heure pour lui offrir l'intégrale de Rahan.

Me revoilà seul, sur le seuil.

Et je me rappelle m'être rappelé qu'ici-même je m'étais brusquement arrêté, en pleine nuit, à Vélib, pour prendre en photo, un tag caché derrière un arbre.

Un tag, un graph, un nom, peut-être un noam.

A côté du disque calligraphique d'une compagnie aérienne arabe oubliée.

Cette interpellation, retrouvée à des endroits stratégiques de Paris, m'avait poussé à apprendre à lire les tags, à les remarquer, à les relier en de longs flux incantatoires, en témoins de présences invisibles. Le génie du lieu écrit son nom dans les coins les plus innaccessibles.

Un slam se fignole quelquepart à ce sujet.

Je reprends une photo
P5100069
je prends Desnos un peu avec moi

"Je tourne en rond mais le ciel change
hier j'étais un enfant
je suis un homme maintenant
le monde est une drôle de chose"


Un nom, une écriture magique, après duel avec ange.

C'est moi qui ai changé, pense-t-il, bien plus que ce miroir.

"Je prends ça comme un bon présage."

Sur le Boulevard de Belleville une brocante retarde immanquablement son arrivée chez Claire.

De vieux appareils photos argentiques : comment résister ?

Et comment résister à l'envie de se procurer
de nouveaux objectifs ?
Saisir l'occasion semble le mot du jour.

Cette brocante qui présente au hasard tous les objets du monde, produira plus tard une autre image.
Une autre histoire.


Il arrive chez Claire.
Et peut prendre dans ses bras ses amis.
Partager avec eux un plat de Spaghetti, boire un grand verre de bière.

Ses pupilles ont des formes de lune, il retrouve enfin la terre.

Il leur parle de cette guêpe dans son verre transparent, qui sabre l'air,
et de synesthésies.

Claire part au Teatro. Lui sort d'un autre théâtre.
En marchant avec Louis il croise Alexiane toute surprise
qui dit c'est incroyable, que le hasard est fou,
que chaque délais, que chaque détour compte pour mille dans ces rencontres à l'impromptu.

Précisément. Il aime Paris et ses faits-glissades.

Avant de partir il avait croisé trois personnes qui ne l'avait pas reconnu.
Il s'était senti invisible.

Aujourd'hui il est un homme en vie.


Rentré chez lui il pose son baluchon,
fait peau neuve sous une eau presque bouillante,

et retrouve, là où il l'avait laissé,
là où il l'avait ôté.

Une bague.

MQBlO

Qui ressemble de plus en plus à l'Auryn de l'Histoire sans Fin.
Ourobouros, évolution et révolutions. Only Revolutions.


Ce noeud, qu'il avait choisi comme une alliance avec lui-même.
Il l'avait laissé là de peur de la perdre
et c'est lui qui s'était perdu.

En la passant il sait bien qu'il formule
une nouvelle alliance.
Qu'à nouveau il possède trois voeux.

Sur internet, il inscrit son histoire, jour après jour, morceau par morceau.
Son premier commentaire est signé 
emora@live.fr
vous vous rappelez Del Giudice, et ses personnages timetolose@find.it et EvilLive@theEnd.com

Internet, son langage et sa grammaire.


Au jardin des Rennes, Aurélie lui raconte ses voyages,
et devant Notre-Dame lui montre une affiche pour un grand concert de Beethoven,
l'avait-il vu ? Il sait bien qu'en marchant dans Paris il engrange la matière même de ses rêves futur.

Qu'aucune pensée n'est perdue.
Il se souvient d'un autre poème :


Le hasard n'est pas à vendre
mais s'offre à n'en plus finir
à la saison des ricochets

à l'orée d'une auréliade
errance inopinée qui dépassera de ses fruits
toutes tes espérances.




Mais le soir-même, c'est à un concert d'improvisation que son père l'invite avec sa soeur.

Lubat and Co. Un jour d'autre naissance, il était au festival d'Uzeste.
Ce soir c'est jam-total, chaos-impro, tout-monde et poèmes.

Lubat nous invite et son Lubathyscaphe navigue par toutes les Occitanies.

Vous pensez, si j'ouvre grand mes oreilles, et si mon kif n'est pas infiniment moderne.

Ces musiciens d'improvisation se relient d'une écoute incroyable
qui dit les silences, les soli, les chambardements.

Une oreille absolue.

La musique ici
et maintenant.


Glissade.

Le lendemain, à la radio, il tombe directement sur la lettre à Elise.
Le rêve à rebours s'est installé dans le réel.


Il monte le son.

Il écoute cette lettre qu'on croit connaître.
Son coeur oscille. Une larme, un rire.

A la dernière note de la sonate. Il referme cette histoire.

He's been
Riding the Synchronicity Wave.



The new chapter of our next tale
came from a friend
and is spelled
    O-C-T-O


1 avril 2008

The Projects (beware !)

One last little thing fellas'
(whoever is reading the blog, by the way, I only get clues through stats, weird google search and comments
please leave a message after the pong)

Bien sûr, l'effacement des dossiers "Finalisations de ... Choses" et "Textes 2008" lors du Grand Naufrage de Dudur le Disque
est une grande tragédie (le backup s'arrête à la fin de la khâgne)

basically, I've lost all the stuff about

-les carnets que je recopiais (sauf ceux que le vaillant Louis m'a renvoyé !)

-La Géographie des Sanctuaires
: un recueil en prose sur les ultimes points de chute, les repaires magiques, les sites étranges que j'ai découverts en la ville de Paris lors des pérégrination de ces quatre dernières années

-L'Ode Peu Sage au Passage du Massage : un immense poème en vers sur le massage (et la calligraphie ?!)

-Ta Belle, Julie : un tombeau multimédia pour mon amie Julie

-Une glose du Dit des Bords de Seine (ahahaha)

-Tu Peux Pas Test (de Perception) : un essai sur le Rôlisme et les geeks littéraires

-Ès et Mess : un essai sur la poésie SMS, poésie nouvelle et ahurissante.

-Un film-lettre dédié à Serge Lehman : j'ai passé toute la nuit à conter les étoiles

-mes correspon-danses SMS

-tous mes enregistrements sonores depuis l'hypokhâgne (donc "Mr Watkins, I put my feet where I want and that's ...souvent dans la gueule" ) et toutes les vidéos prises avec mon appareil photo (donc les dauphins albinos de Chicago !).

Conclusion :

homer_doh

 









 

Solution : tout retrouver de mémoire ou mieux... recréer !
tant de personnes avant moi ont surmonté la perte de leurs brouillons : after all, it's all inside your brain, man.
Et s'il est vrai que la mémoire n'oublie jamais, je vais essayer de retrouver comme un long algorithme perdu ces combinaisons de mots après mots
après mots
après moi le déluge (virtuel).

SI  vous possédez des bribes de ces projets, ou s'ils vous inspirent, n'hésitez pas à m'en faire part.
De la musique, des images, des collages : voilà ce qui manque à tout mes poèmes solitaires !


superdupont_we_need_you

 

 

Car voilà, pour recommencer sur ces cendres fertiles,
j'ai décidé de composer un fantasque recueil de poèmes sur...

 

je vous le donne dans le mille : la Pieuvre

Il ne s'agit rien de moins que de me ressourcer en mon totem
tout en espérant bouleverser l'image de monstre visqueux qu'il véhicule dans la littérature française.
(même s'il y aura des monstres dans mon recueil)

vous me direz : "guère surprenant de ta part" : je vous dirai "ce n'est pas si courant aujourd'hui tout de même, ça va changer les gens !"

Pour le moment cela s'appelle : le Sérail des Quatre Cents Ventouses
mais ça peut changer.

il y aura des contes, des poèmes érotiques, pratiques, cosmiques.
des encres, des océans, des massages ... que sais-je ! tout ce que je suis



j'ai l'impression de reprendre l'écriture à zéro
comme une naïveté et une fraîcheur originelle


peut être est-ce simplement le pouvoir du 29 mars préfigurant des 29 avril et de ces lundi-merveille dont j'ai tant besoin,
ce parfum du printemps.

Je rebâtirai donc sur des cendres fertiles, palimpseste des mes propres rêves
et je m'efforcerai de vous donner à voir des choses encore inédites
et inouïes !

Poulpe ou Pieuvre ?
: à tous mes amis qui dessinent, qui collent, qui s'envolent : voici ma solennelle requête : un appel à l'illustration de mon recueil. 
à la pure et simple invasion des murs du bunker par vos création (et pourquoi pas...des textes ? votre point de vue sur la chose en question, nous arriverons peut-être à élucider ensemble le secret de ma fascination)

Laissez courir votre imagination, essayez vous aux pieuvres ou à ce qu'elles vous évoquent de plus fou, de plus beau, de plus troublant et si cela vous tente je vous enverrai les premières pièces....

Noam, forever yours.

11 mars 2007

-center point-

centre pompidou et sa rézosphère
des coursives des étages supérieures ont été ouverts aux déambulateurs
fascination du soleil sur la plaz'esplanade
du fait de la lignement, les ombres sont de biais

des saltimbanques ont tracé, à divers endroits, des espaces avec des cordes.

diabolique lanceur de diabolo

acrobote jongleur et manipulateur de sphère
(la sphère de cristal est ma préférée, illusion de densité et reflet hypnotique, acrobatie dans linuosité du mouvement, toujours à plat, sur une joue, en un éclair sur l'autre, dans le creux du dos, longeant les bras, les coudes, les doigts. Voltigeant.)

contreperformance, tout au fond de l'arène d'un homme qui rate tout ses tours, il dispose d'un immense arsenal d'objet (empruntés ?)

effet du soleil, j'ai complétement la fièvre,
je me perds dans ce centre du monde
parceque la bibliothèque est fermée.
Centre_Pompidou_01

je suis perdu dans une des salles souterraines,
très fatigué...

en sortir ?
il me semble que le monde a cessé d'exister

7 novembre 2007

Marvels !

Je reviens de l'expo
"De Superman au Chat du rabbin" au Musée d’Art & d’Histoire du judaïsme
que j'ai visité grâce à l'obstination d'Alix : Wonders !

Histoire de ces dessinateurs juifs immigrés, de ces génies de l'East Side et de leurs couleurs magique...

Quel plaisir de découvrir les crayonnés de Will Eisner, ce génie absolu de la bande dessinée
ce personnage si humain et si chaleureux !

En regardant de ses interviews, tout comme la vidéo sur Hugo Pratt à la fin du parcours j'en avais le coeur serré d'émotion
ces démiurges au coeur tourné vers l'imaginaire, ces rocambolesques qui m'ont fait partager tant de rêves...

Quel plaisir de piocher dans les carnets de Sfarr, dans les délires de Crumb, dans les personnages de Kirby.

eisner_spirit_sketchCrumbHandbook
normal_Corto_Maltese_02silversurfer
spiegelman284




Quel impact, de retrouver les planches de Maus,
« Prisoner on the Planet Hell » de Art Spiegelman... émotions des souvenirs de lecture, caché dans une chambre des
deux tomes de Maus sur la Shoah...

Mais le rire, l'humour, l'intelligence partout autour m'entraînent
Gotlib parle de Mad

Pratt parle de son enfance à Venise,
le Golem joue au Baseball et inspire Ben des Quatres Fantastiques,
The Spirit, joue les polars, entouré de Femmes Fatales
      beautiful but deadly
Tous les héros en -man s'envolent dans leurs costumes bariolés
dans leurs histoires emberlificotés, délicieusement kitsch

Magie des Comics au pages jaunes, aux Super Strange, aux Marvels, aux Nova que je lisais à Marseille

Un pur moment de bandes dessinées, merci Alix !

4 mars 2007

Jabberwocky

Et pour clore cette séquence inaugurale, je vous propose ce poème de L.W.
Qui saura vous régaler,  j'en suis sûr...
(n'oubliez pas les liens !)

JABBERWOCKY

By Lewis Carroll
(from Through the Looking-Glass and What Alice Found There, 1872)

`Twas brillig, and the slithy toves
 
Did gyre and gimble in the wabe:

All mimsy were the borogoves,
 
And the mome raths outgrabe.


"Beware the Jabberwock, my son!
 
The jaws that bite, the claws that catch!

Beware the Jubjub bird, and shun
 
The frumious Bandersnatch!"

He took his vorpal sword in hand:

Long time the manxome foe he sought
--
So rested he by the Tumtum tree,
 
And stood awhile in thought.

And, as in uffish thought he stood,
 
The Jabberwock, with eyes of flame,

Came whiffling through the tulgey wood,
 
And burbled as it came!

One, two! One, two! And through and through

The vorpal blade went snicker-snack!

He left it dead, and with its head
 
He went galumphing back.

"And, has thou slain the Jabberwock?

Come to my arms, my beamish boy!

O frabjous day! Callooh! Callay!'
 
He chortled in his joy.


`Twas brillig, and the slithy toves
  Did gyre and gimble in the wabe;
All mimsy were the borogoves,
  And the mome raths outgrabe.

P.S. :
Ne ratez pas les inénarrables traductions proposées
par ce groupe d'élève de l'université de Lille :
http://angellier.biblio.univ-lille3.fr/ressources/jabberwockytraduction.html
Ni cette page qui lui est consacrée :
http://www.jabberwocky.com/carroll/jabber/

29 août 2009

I'm into comics.

Voici un outil qu'il est sympathique pour naviguer dans les images !
www.zoomorama.com
On voit les possibilité de récupération...
De vastes images de plusieurs mètres de largeur, à explorer de manière sensitive en fullscreen
en découvrant des collages, des images, des textes
des hotspots renverraient à d'autres endroits, vers d'autres grandes structures
des coins de ce grands collages s'animeraient à certains instant

un artiste pourrait agrandir cette oeuvre unie sur plusieurs mois
plusieurs années....

WORDPOWER
MEANINGTOUCH
PICTUREFLOW

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