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Au Bunker de la dernière Rafale
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2 juin 2008

Sidouri, O Sidarta !

One of these days
i will tell you the story of gilgamesh...

who went faraway
and went back.

Dear friends, at world's end there is nothing like the world's ending

there is an Inn

la taverne du bout du monde,
and we've encountered it so many times.

Each time we rest and sleep and tell tales in a sanctuary,

a place where we will not come to harm.

because in all our adventures, sometimes we just need to rest and talk and think for a moment

and Sidouri's Inn is there.

A la croisée des mondes, dans tous les sanctuaires, au fond de mon bunker,
dans un salon de thé du Cour Julien, au premier étage de Shakespeare and Co,
à la taverne des Alchimistes, où qu'elle soit aujourd'hui...


It is the most beautiful gift from  Gilgamesh's tale,
the link between all our worlds.

And Neil Gaiman thought he had fooled me all the way with his multiple layered stories, in an Inn, at world's end,
but I know Sidouri when I see her, don't I ?

Un jour je dirai l'épopée de Gilgamesh avec mes mots
et mes images...

Les histoires anciennes sont contés, racontés et recontés.
Comptées, comptées, pesées et divisées

Les histoires nouvelles sont encore à venir.

A ce sujet... si certains d'entre vous cherchent encore le Graal
je sais parfaitement où il est
et je peux vous dire que ce n'est ni un calice ni un plat à poisson,

le graal...
quand j'étais en enfance sur une pente
boisée
et glissante de feuilles et de châtaignes comme le sont toutes les pentes
du pays-fée
j'ai trouvé les restes d'une vieille cabane de chaume
et d'un chaudron

un vieux chaudron percé
de sorcières
et c'était un trésor secret
qui revint en rêve

Bien plus tard j'ai pensé 
par Tau Ceti !
le Chaudron du Dagba
le Chaudron de Taranis
le GRAAL
il a toujours été là
à nous tirer sur la pente,

à nous faire glisser
sur des feuilles, de châtaignes, à travers les fougères

de fée en faits-glissades,

jusqu'à la lagune des beaux songes en contrebas

dans ce chaudron sont concoctés nos songes, nos désirs,
et nos folies.

Mais je me trompais,
et de toutes les façons le chaudron était percé
par des sorcières ou par des fées
le liquide est passé dans la terre

puis dans les fougères dont, shaman improvisé, j'appliquais les spores oranges
sur les égratignures de ma petite soeur et de mon cousin quand ils tombaient dans la forêt,

puis dans les chataîgniers, ce qui explique mon addiction pour une certaine crème.

Puis le liquide est passé dans les airs,
n'avez vous jamais rencontré, dans des circonstances un peu étranges, une bulle de savon fière
qui volait vers elle seule,
au dessus d'un canal de Venise,
ou sur Broadway ?

Cela aurait pu être le Graal...

chers amis si vous saviez...
Joseph d'Arimatie n'a utilisé ni un gobelet de charpentier ni un bocal à anchois
(où l'on peut mettre à son aise un bon gallon de sang, si j'en crois Perceval le Gallois)
Joseph était un homme simple
il a utilisé ses mains

avant  que d'y boire.

Et voilà tout : eh ! n'est-ce pas ce que vous auriez fait ?

Amis,

auprès d'une source de cristal, au robinet d'un parc parisien
si vous cherchez une coupe (et que vous n'avez pas de jeu de Tarot sous la main)
si vous avez soif
si vous cherchez le Graal

servez vous de vos deux mains,
comme ceci,
essayez, ici-même,
vous verrez vos huit doigts
vos deux pouces
adopter
épouser une forme
plus ancienne que vos mains mêmes

dieu que cette forme est belle...

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7 janvier 2009

L'oiseau.


Dans les arbres décharnés, des pies jouent,
lui s'émerveille d'un petit cri d'oiseau
ressemblant à s'y méprendre au son que font
ces vieux appareil photos.

Imaginez son trouble
en s'apercevant que sa pellicule neuve
est déjà pleine.

12 vue souterraine d'un sac obscur que ça s'appelle.

Joies de la photographie, je vous promets la fontaine Nikki de Saint Phalle prise dans la glace !

7 janvier 2009

" My hair is the hair of Nu. My face is the

" My hair is the hair of Nu. My face is the face of the
Disk. My eyes are the eyes of Hathor. My ears are the ears
of Ap-uat. My nose is the nose of Khenti-khas. My lips are
the lips of Anpu. My teeth are the teeth of Serqet. My neck
is the neck of the divine goddess Isis. My hands are the
hands of Ba-neb-Tattu. My forearms are the forearms of
Neith, the Lady of Sais. My backbone is the backbone of Suti.
My phallus is the phallus of Osiris. My reins are the reins of
the Lords of Kher-aba. My chest is the chest of the Mighty
one of Terror. My belly and back are the belly and back of
Sekhet. My buttocks are the buttocks of the Eye of Horus.
My hips and legs are the hips and legs of Nut. My feet are the
feet of Ptah. [My fingers] and my leg-bones are the [fingers
and] leg-bones of the Living Gods. There is no member of
my body which is not the member of some god. The god
Thoth shieldeth my body altogether, and I am Ra day by day.
I shall not be dragged back by my arms, and none shall lay
violent hold upon my hands. And shall do me hurt neither
men, nor gods, nor the sainted dead, nor those who have
perished, nor any one of those of ancient times, nor any mortal,
nor any human being. I am he who cometh forth, advancing,
whose name is unknown. I am Yesterday, and Seer of millions."

The Egyptian Book of the Dead

3 janvier 2009

Et laissez quelques commentaires qui que vous

Et laissez quelques commentaires qui que vous soyez
des réactions, des liens vers d'autres endroits, des réfutations
plus de catimini !

Leave some black plumes as a token !

Allons ! du bruit ! de la fureur ! de l'avant ! de l'audace !

qu'on discute un peu, que ça vive !
ce n'est pas le royaume d'I-ME-MINE ici
c'est le Bunker de la Première Rafale !

16 décembre 2008

Des photos qu'il faudrait pouvoir prendre avec

Des photos qu'il faudrait pouvoir prendre avec les yeux

par cette porte entrouverte et couverte de caractères chinois, un flot continuel de vapeur s'élève, je m'approche
des dizaines et des dizaines de robes violettes et carmins, magnifiques, sèchent alignées,
bruit de vapeur et de machines dans le lointain, tout un ballet qui reviendrait se faire une beauté

dans le metro je cadre mentalement une photo mais c'est un flash qui m'éblouit complètement, au fond du wagon, un vieillard hagard
vient de photographier ces compagnons d'infortune. Je suis complètement groggy
tel est pris qui croyait prendre

et puis avec la fièvre on remarque des détails qui semblent échapper aux passants,
cette petite fille aux béquilles essaye de ne pas toucher terre, à chaque aller retour elle s'envole joyeusement
c'est un jeu.

un homme en costume de marin porte trop de paquets, une boule de cristal tombe par terre rebondit plusieurs fois sur la chaussé et revient dans ses mains.


Je suis un peu esquinté, trois fois quinze heures de sommeil, ça ne va pas !
Mais j'ai été tellement touché par l'anniversaire surprise qu'on m'a organisé !
Je ne pouvais pas me permettre de faire la fête !
Merci merci merci ma K. de toute cette tendresse.

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2 décembre 2008

Coming soon



Bientôt sur vos ECRANS
un blog collectif de la Nébuleuse avec des podcasts, des vlodcasts, des essais, des photos, des poèmes
des critiques d'expos, de cinéma, des rendez vous, tout tout tout. Et même le patron de la culture générale
le bien-aimé Général Kultur et tous ses petits amis.

Restez branchés !

9 janvier 2008

viens de découvrir http://www.wikilivres.info/je

viens de découvrir http://www.wikilivres.info/
je vais y recopier des poèmes de mes auteurs préférés
(try Desnos ! it's fantastic !)
et pouvoir y puiser tout un tas de chose pour des calligraphies surprises...






Quand nous primes cet aveugle par la main
qui nous disait qu'il avait rendez vous à jourdain,
te souviens tu  que nous n'attendions pas
une autre aveugle tendre à l'autre bout du chemin !

21 août 2008

Baptême des eaux, baptême des airs.

A Marseille j'ai plongé avec Oscar depuis Lou Pitchoune, le bateau de mon oncle JR.
Une nacre, rare en ses eaux était signe de bon présage pour ces vacances extatiques,
derrière le rocher aux cormorans, nous sommes descendus en apnée dans un tourbillon de bancs de poissons étincelants.

Le sol était constellé d'étoiles de mer,  le plafond ondulant toujours étincelant de la surface
sourit aux plongeurs qui se dauphine et se faufile entre les rocs pour surprendre des poissons de roche.

Comme l'an dernier, ce grand plongeon salé m'a rempli le coeur de soleil, et comme j'ai coutume de le dire
toute cette chaleur, tout ce sel que nous gardons de par nous fera fondre les glaces d'un hiver toujours trop froid et coupant.

We shall see what we shall see(k) !

A Marseille, le mariage de Karo et Bruno, au milieu de Sacha et Swaan, leurs chouettes enfants a réunis toute la famille à la Cascade, cette grande villa en face de Notre-Dame
et ce fut fête à rentrer dans l'histoire !

En arrivant à la Cugnassarié, dans le Tarn, j'ai réalisé une fois de plus combien je suis chanceux d'avoir pied dans ses deux paradis, au milieu de tous ces gens fantastiques.

Mon cousin Julien m'a emmené faire mon baptême de l'air en parapente.

Et j'ai volé.

Les hommes antiques rêvaient de respirer sous les eaux, de voler comme des oiseaux : ils s'y sont consumés, en mythes et en pensée. En machinerie incroyables et mortelles.

Aujourd'hui, même le plus humble peut voler et plonger
et si peu s'y aventurent.

Cet air sucré qui règne dans les profondeurs, quand on ne doit pas... remonter.

Et ce frisson d'adrédaline permanent quand on plane à une centaine de mètre de la plaine et des forêts !

On se harnache au parapente, on se campe  dans la terre, et la voile s'envole emportée par une bourrasque : tiré en arrière ! On se sent emporté comme un enfant dans la légende saisit  par les serres de l'Oiseau-Tonnerre,
kidnappé par le Rok des voyages de Simbad le Marin, le sol s'éloigne, on ne tient à rien.

Quelle liberté, quelle liberté  : comme le plus beau de vos rêves de vol démultiplié.
On frôle les canopées, on voit l'ombre de la voile sur le sol comme un croissant et notre ombre qui flotte à ses côtés, puisque les fils ne se réflète pas sur le sol, et l'on comprend que l'on flotte ensorcelé dans un filet.

On monte dans le ciel en suivant le chemin d'un invisible escalier, par poussée, par paliers
quelque échelle de Jacob et l'on fonce sur vers la plaine dans une trouée.

On monte vers le soleil, et il y fait plus frais.

La mer nous enveloppe en plongée d'une densité dans laquelle nos mouvements sont à la fois ralentis, aisés.

L'air se révèle comme une dimension formidable.

Chaque expérience apporte son lot d'horizon : quand je vois la mer, je pense à y plonger
quand je vois la terre, je rêve d'y marcher, quand je vois les murs nus de la  ville je veux y dessiner

mais qui regarde le ciel  et ses vents comme un perpétuel terrain de jeu et d'aventure ?

J'étais incertain sur mes jambes après tout cela,
il est difficile de plonger dans le ciel,
il est impossible de ne pas mourir d'envie d'y retourner.

Et toujours des portes et des perspectives s'ouvrent dans notre être,
étions nous incomplets ?
non...
juste... insoupçonnés...



sky-dive,
the deepest blue of the sky
makes a longing in my heart
of a kind I never Knew !

How I wish I were in this blue !


Il y a des gens qui se construisent des barrières, des murs
d'autres qui se mettent en liberté.

31 juillet 2008

Dans le ressac d'un massage si puissant, si

Dans le ressac d'un massage si puissant, si touchant,
de par les mains  d'une amie de la famille qui m'a prêté après un livre d'Alexandra David-Néel

dans le ressac d'un massage qui ôte ou qui étincelle le poids de trois ans de deuil pour ma Julie,
j'ai senti les noeuds craquer, j'ai senti la poussière du corps se soulever.

J'ai senti comme un frémissement d'aile en poitrine
et sur mes tempes, entre mes doigts, un raz de marée

Dans le ressac d'un massage si puissant, si touchant...

on peut avoir le coeur gros comme ça et en avoir gros sur le coeur
avant hier j'avais une migraine lancinante, elle m'avait dit : tu as la tête en feu, après ces quelques points passe là sous l'eau fraîche.
Et ainsi fait, et du tréfonds, en ma tête  toute dégoulinante d'eau glacée, était parti un grand éclat de rire libérateur.
Qui avait dissipé le mal, un rire sans raison autre que lumière.

Dans le ressac d'un massage si puissant, si touchant... aujourd'hui
je médite une heure lentement dans une chambre close
et après de longues circonvolutions une larme perle de mon oeil droit

je connais bien cette larme,
une larme vers l'intérieur, une larme vers l'extérieur.
Cela a toujours été l'usage.

Pleur que d'un seul oeil
dit-elle tu
Traces l'Amarquelarme
.

L'amarre ou la marque des larmes.


Le poids de cette année, des derniers mois d'efforts et d'interrogations
faire peau neuve sans être lézard : au lieu de muer...
mieux : se rapproprier son propre corps

enduit des sels de la mer morte, je vais à la mer vive, aux calanques de Marseille
redevenir un poisson ou un poulpe
poser les bonnes questions, trouver la juste vibration

Hey Jude,
Don't carry the world upon your shoulders.
For well you know that it's a fool who plays it cool
By making his world a little colder.


10 juin 2008

on the road

Vous avez déjà marché jusqu'au bout de la nuit.
La route est encore longue, la nuit est désertique, les pieds sont fatigués.
La main dans votre veston vous cherchez d'un air concentré LA musique badass
qui transformera votre marche à pied en parcours du combattant.

Pas celle-là, pas celle-ci, skip, skip et...

Et puis vous tombez sur Tonari No Totoro
eh !

bon, on the road, mais pas si badass que ça après tout ^^ !

10 juin 2008

L'été ?



C'est l'été, j'ai des bottes de Chicago.
Quand j'avais mon trench d'hiver, j'avais droit à des
"Ouaich Highlander !" dans la rue
les temps change, chapeau, croco
"Ouaich Indiana Jones !"
m'entends-je dire.

Suis-je un vêtement ou un déguisement ?

parfois on confond ma pieuvre avec une tarentule
et un enfant demande : "Monsieur, tu es Spider-Man ?"

Ou, plus craquant :"Maman, regarde ! Une peuvre !"



10 juin 2008

.

   

On parle rêve.
Mes rêves deviennent parfois poèmes.
Ceux de Clem des mystères.
Rodrigue a le souvenir de tableaux.
Alex fait des rêves musicaux et compose avec eux.

Il y a des modes de rêves.

Nous parlons cinéma : caméra subjective, troisième personne, poursuite, ralenti, angle de vue.

Le cinéma a sûrement influencé notre manière de rêver
la rendant... cinématique.


Dans le métro Laura murmure : "Et si c'était le contraire ?"

31 mai 2008

A candy colored clown they call the sandman

A candy colored clown they call the sandman
Tiptoes to my room everynight
Just to sprinkle stardust and to whisper
Go to sleep, everything is alright
I close my eyes then I drift away
Into the magic night I softly say
A silent prayer like dreamers do
Then I fall asleep to dream
My dreams of you

-Roy Orbison-

6 mai 2008

I love Neil Gaiman and would like to see

I love Neil Gaiman and would like to see MIRRORMASK
especially after reading this :

"According to an interview with 'Neil Gaiman', the original computers used to do all of the CG were named after the Beatles (John, Paul, Ringo, George). Later a fifth computer was required, so it was named Yoko. Soon after the fifth computer was introduced, the network crashed and could not be restored properly ("the computers refused to talk to each other"). A new server and computers were purchased and named after The Ramones (Joey, Jonny, DeeDee and Tommy). Gaiman said "I wish I knew more about the history of The Ramones; the computers performed brilliantly, vibrantly and died an untimely - and early - death"

8 avril 2008

Par Thor ! Une tempête de Neige !

   

Je suis vaincu par les éléments.

Google, Goliath de la génération numérique
il fut un temps où il fallait chercher un maître pour connaître la signification des Séphiroths
aujourd'hui le savoir et les pseudo-savoirs circulent, s'altèrent, s'entrecroisent
alchimie de comptoir
des voix brament dans le grand extérieur

aujourd'hui tout est facile, mais sans initiation tout est faux.

A moins que...

passé les sept premières pages de ma recherche, la piste devient plus floue et
peut être plus exacte, je fatigue, les mots sont plus denses, la trace plus éparse
le sens qui s'échappe ici va quelque part.
ce sont des paliers, je le sens
Douzième page, treizième.
C'est la pression qui déforme les pages
nous descendons dans les abysses de l'occurrence

au fond de l'abysse je trouve ma propre récurrence

puzzling, the abyss stares back,
i read that line before didn't I ?

1 avril 2008

Parole, sommeil, adrédaline.

Ces temps-ci je dors peu, je dors de moins en moins, je rêve de plus en plus
l'état de fatigue troublant dans lequel je me trouve...

et pourtant je cours à droite à gauche, je gesticule, je "make them laugh", je parles de choses qui me fascinent de par le monde
ma langue tourne et tourbillonne et je me surprend toujours à ne pouvoir  l'arrêter.

Je pense quand je parle, quand j'écris, le silence n'a jamais été mon ami : je sais bien à présent comment je vais mourir.

Je serai entouré de mes amis, de mon amoureuse, de petit-enfants si le destin le permet : il y aura un incroyable air de rock'n roll,
et je parlerai, je parlerai, je perdrai le controle de mes membres un à un,
mais la langue : la langue en dernier
et je parlerai, je parlerai puis
je me tairai
et ce sera très bien,
j'aurais un sourire satisfait, si le destin le permet
et j'éviterai de crever dans la solitude, pour ne laisser que des deuils avortés derrière moi.

J'aimerais laisser un souvenir sourire et l'écho d'un dernier rire de bon vivant, et peut-être même d'un homme bon.

On verra.

La drogue qui permet d'écrire encore malgré the sleep deprivation a un nom : le doux nom d'adrédaline
selon les experts, mon corps en produit des quantités surhumaines depuis bientot deux semaines.

Autrement dit, c'est un peu Crank version surréaliste-run. et je crois d'avoir atteint le point de non retour, je vais donc faire une petite sieste.

Nous interrompons nos programmes pour un court instant

please stay tuned, I think life is in love with all of you.

31 mars 2008

J'ai retrouvé mon dictaphone !

"Diane, it's - I don't know what time it is, Diane, I've been shot. I was out for a while and I can't reach my watch. The sky's getting light, I can hear birdsong. I'm lying on the floor of my room. There is a great deal of pain and a fair amount of blood. I seem to remember three shots, all to the midsection. I was wearing my vest last night, per Bureau regulations when undercover, but even so, if you can imagine someone dropping three bowling balls on your chest from a height of about nine feet you might begin to approximate the sensation.
On balance, though, being shot is not as bad as I had always imagined it might be. If you can manage to keep the fear from your mind. Then again, I suppose you could say that about almost anything in life: it's not so bad if you can keep the fear from your mind.
At a time like this, curiously, you immediately think of the things you regret, or the things you would miss. I would like, in general, to treat people with much more care and respect. I would like to climb a tall hill, sit in the cool grass and feel the sun on my face. I wish I could have cracked the Lindbergh kidnapping. I would very much like to make love to a beautiful woman who I had genuine affection for. I would like that very much.
All in all, a very interesting experience."

.Twin Peaks.

25 février 2008

Oscar fait très fort avec une vidéo de l'hymne

Oscar fait très fort avec une vidéo de l'hymne soviétique sous titré en français
pour le contrer
je dois sortir des cartons cette vidéo, fruit incohérent et incommensurable d'une nuit d'errance sur le tube

http://www.youtube.com/watch?v=jH8gtrD4_C4

what's all this about ?
des vidéo dont les sous-titre en français ou en anglais semblen se superposer sur du russe de l'indien ou même de l'allemand

vous vous y tromperez  !

14 février 2008

The futur sound of London

Tandis que je m'acharne à lire "Pamela or Vertue Rewarded" de Richardson, un livre où une chaste servante résiste aux avances de son maître libidineux pendant 400 pages  (yes! yes ! no ! no ! -ceux qui ont vu Singing in the Rain me comprendront)
Tandis que je m'acharne à lire pour mon L3 ce livre fade, écrit à l'époque où un certain marquis racontaient les "Infortunes de la Vertu", tout de même autrement plus mouvementée,

tandis que je m'acharne à lire
"that we fear--yes, my dear child, we fear--you should be too grateful,--and reward him with that jewel, your virtue, which no riches, nor favour, nor any thing in this life, can make up to you."
ou encore l'inoubliable
« Arm yourself, my dear child, for the worst; and
resolve to lose your life sooner than your virtue. »

et bien pendant ce temps mes amis se débauchent sur adopteunmec.com, un site rose et noir où les filles mettent des hommes dans leur caddy.

Oy Gevalt ! Voici le XXIème siècle, prude et pervers !

Et moi de continuer à penser qu'on trouve de tout sur internet mais sûrement pas de l'Amour.
Tant mieux, mes amis guillerets sont partis sur des sentiers d'amourettes. Et dieu sait que la vie est courte, je vous souhaite les rencontres les plus inattendues mes loulous.

Moi je préfère à l'internet l'Amour Fou, qui hante les rues saugrenues, qui danse avec la poésie secrète. Qui se rencontre dans la vie et par la vie.
par hasard et pour hasard...

Vite, en finir avec l'hiver !

16 janvier 2008

Haikus...

Oh ! Une luciole qui vole
Je voulais crier " Regarde ! "
Mais j'étais seul

Taïgi (trad. M. Coyaud)

Nous cassent les oreilles
À brailler que Son Altesse
Va chasser les oies

Kobayashi Issa (trad. J. Cholley)

La cueillir quel dommage !
La laisser quel dommage !
Ah, cette violette !

Naojo (trad. R. Munier)

A un piment
Ajoutez des ailes :
Une libellule rouge !

Matsuo Bashô  (trad. ?)

5 janvier 2008

Dream Log

en surfant sur internet
j'ai découvert certains blogs entièrement dédicacé aux rêves.
souvent un journal parallèle un peu caché dans un blog.

"dream-log"
la notion même fait rêver.

je tiens carnet de mes rêves, j'en poste certains ici.

mais parcourir en quelques minutes des dizaines de rêves étrangers.

donner à quelqu'un un carnet de rêves comme certains de mes amis ont eu la confiance de le faire
est une des choses les plus émouvantes et les plus fascinantes au monde.

dangereuse et mystérieuse...

dream-log : cela me laisse songeur...

24 décembre 2007

Le Testament d'Orphée

Ce film fut une des premières portes ouvertes sur le rêve, je vous invite à le découvrir après rencontré vu Orphée.

 

Au tribunal, Cocteau est jugé par ses personnages, qui ne le reconnaissent pas (ou pas ?).

La Princesse (Maria Casarès) : D'où tenez vous cette fleur ?
Le Poète : Elle m'a été remise par Cégeste.
Heurtebise : Cégeste... C'est, si je ne m'abuse le nom d'un temple de Siçile.
Le Poète : C'est aussi le nom du jeune poète de mon film ORPHÉE. C'était d'abord un des anges de mon poème L'ANGE HEURTEBISE.
La Princesse : Qu'entendez vous par "film" ?
Le poète : Un film est une source pétrifiante de la pensée. Un film ressucite les actes morts. un film permet de donner l'apprence de la réalité à l'irréel.
La Princesse : Et qu'appelez vous l'irréel ?
Le Poète : Ce qui déborde nos pauvres limites.
Heurtebise  (Daniel Gélin) : il existerait en somme chez vous des individus pareils à un infirme endormi sans bras ni jambes rêvant qu'il gesticule et qu'il court !
Le Poète : Vous donnez-là une une excellente définition du poète.
La Princesse : Qu'entendez-vous par "poète" ?
Le Poète (Jean Cocteau) : Le poète, en composant des poèmes, use d'une langue ni vivante, ni morte, que peu de personnes parlent, que peu de personnes entendent.
Heurtebise : Et pourquoi ces personnes parlent-elles cette langue ?
Le Poète : Hum... pour rencontrer leurs compatriotes dans un monde où trop souvent l'exhibitionnisme qui consiste à montrer son âme toute nue s'exerce ...

                                                     chez les
aveugles."

3 décembre 2007

and now...

It's time to sleep : wake up.

St John Perse parlait de ces grands schistes...
les grandes écritures encloses dans ces schistes à venir...

vous savez... ces pierres qui ressemblent à une pile de feuilles pétrifiées...
on en croise dans les Pyrénées, en d'autres temps, dans d'autres histoires
de réglisses et de Randonnée.

Ce soir la mémoire enclose dans quarante-sept carnets est diffuse 
ai-je tracé ceci ? pour quoi et pour qui ? que voulais-je dire...

je mets mes amis au défi de la relecture
comment être sûr... de sa propre écriture ?

ce fil perceptible du temps : le fil des pages

on joue à ses risques et périls
au funambule
sur le fil de ces pages

mais la vie est là, tout revit
tout ce qui est perdu

je ne dis rien,
je parle trop,

je vais essayer d'écouter la nuit.

Il faut...
rêver.
plus fort

3 décembre 2007

Streetwise

Invisible matter matters.
Lights at night : yellow, yelling silence from the streetwise.

Past that distant past, there is a misty list of things with wings :
                                                           night birds, a flight of light and flutter.

I and I mutter.

I wonder if the spirit of the night will take the bait : all i have to do...

Wait?

3 décembre 2007

deuils dans un carnet

Les mains calleuses Julie
La porte close
Pelleporte la nuit

tu as trop
feraillé
l'étau des cendres
Pelleport à ta
porte
sans théorie
sans terre

à ta perte

Julie tu sais
rien ne prouve que
tu sais t’écrire
je sais que
Julie si je
lis des jours sans
joie il n’y a pas
Mais Julie dire tu
si tu n’es pas là
que tu n’es plus
pas d’épaule
quoi tu m’appelles
pas je n’appelait
plus la vie ailleurs
se moque bien des
passants des absents
l’absence ne passe
plus c’était provisoire
qu’on ne puisse pas
se voir je ne
te reverrai jamais
plus Aux portes d’un
cimetière
où tu n’es pas enterrée
je suis venu avoir
froid.



Des bandelettes
ne te serves de l’éternel
qui rien l’éternité
n’en sait
pas plu tard qu’hier
je hier
avant hier
encore avant
avant le hurlement
un rien l’ombre
d’un doigt te cache la lumière

le froid qui
se donne à la lumière
a pas le choix.




je n’osais pas t’écrire
je n’avais pas
raison

tout ce que j’écris
tu vas lire
vivre en moi sans partition

plutôt vive qu’amorce
après les entailles

les mots





l’avant-dernïère station
d’avant la porte la lumière

s’ouvre en raréfactïon

...

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