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Au Bunker de la dernière Rafale
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25 mars 2008

Aboard the Darjeeling Limited

        Le personnage central de ce film, vous l'aurez deviné
c'est Bill Murray.

Qui d'autre que Bill Murray aurait raté avec autant de classe le Darjeeling Limited ?
thelifeaquaticpubc


Je suis allé voir l'histoire de ces trois frères avec ma petite soeur.
Sur le point de partir à Chicago avec mon ami d'enfance
je prévois un voyage haut en couleur
il faut se procurer une plastifieuse...

La Vie Aquatique, Darjeeling Limited
deux films qui se mêlent qui se croisent
l'un sous-marin, l'autre véritable désert d'épices
le concert de ces fratries et ces visages me fait aimer le cinéma
même si je préfère le gazon de la villette un soir d'été
à la moiteur des mégacomplexes ugc

il est grand temps de repartir à l'aventure
mais d'abord, quelque chose de complètement différent : une quasi nuit de sommeil !

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7 novembre 2007

Nuit des Meutes !

La petite ceinture : un no-man's-land habités par des fous, par des loups
surtout pendant la Nuit des Meutes et ses incroyables virées :

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Nous avions le tunnel ! Nous avions le feu !
Nous avions fabriqué nos instruments !
La musique ! La brise souterraine et la fumée du foyer !
Les chausse-trappes menant tout droit aux catacombes !
Les ténèbres à habiter par des bombes !

Un jam déjanté plus underground tu meurs...
A l'abri du monde et de ses peurs...
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7 novembre 2007

Erik Satie



Erik Satie parsème ses Gnossiennes d'annotations poétiques

Ma soeur jouait cet air pour moi l'espace d'un instant, et je me délassais sur cette mélodie si proche des pensées.
Nous découvrîmes ces petits poèmes glissés sur les notes.
Noam et Mona décidèrent d'en faire des pochoirs.
Cela devait être son premier :
aussitôt dit, et bientôt fait.


Retrouver
ma petite soeur
autour d'un atelier-cutter !
Son rire, son sourire, sa détermination
notre projet : vous le verrez bientôt !
Des petits mots glissés
Dans l'hiver qui
vient trop
tôt.





Très luisant (shining)
Questionnez (Questionning)
Du bout de la pensée (From the tip of the thought)
Postulez en vous même (Wonder about yourself)
Pas à Pas (Step by Step)
Sur la langue (On the tip of the tongue)

Avec étonnement (With amazement)
Ne sortez pas (Don’t leave)
Dans une grande bonté (With great kindness)
Plus intimement (More intimately)


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Avec une légère intimité (Lightly, with intimacy)
Sans orgueil (Don’t be proud)

Conseillez-vous soigneusement (Counsel yourself cautiously)
Munissez-vous de clairvoyance (Be clairvoyant)
Seul, pendant un instant (Alone, for a second)
De manière à obtenir un creux (So as to be hole)
Très perdu (Very lost)
Portez cela plus loin (Carry this further)
Ouvrez la tête (Think right)
Enfouissez le son (Muffle the sound)

3 février 2008

When the earth was still flat...

A peine les partiels enfuis,
commence le temps de la totalité

le délire à outrance : films, théâtre, lettrages et dessins.

Avec mon vieux frère Oscar, s'extasier sur Hedwig and the Angry Inch
et dessiner des êtres doubles & des androgynes.

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Les contours de la plume inspirée d'Oscar formèrent ce magnifique pattern, double silhouette d'un enfant du Soleil
je vous invite à l'imprimer et à le détourner, à le compléter, l'entamer à votre guise.

Pochoirs, lyrics, lyriques, poèmes androgynes, dessins d'origines.

Soyez sûr de retrouver ce design sur votre chemin à paris, mes chers amis.


pattern088

26 septembre 2007

Louis me demandait ma définition du bonheur.

Louis me demandait ma définition du bonheur.

 

 

 

L'amour, les yeux dans les yeux de ma bien-aimée.
Le hasard-objectif, l'érotique-voilée, l'explosante-fixe, le magique-circonstanciel : tant de notions sur lesquels je voudrais écrire, ressentir pendant des heures. Ces choses qui sont, ces sons qui surviennent, ces songes... qu'ils me reviennent !

 

 

 

En réalité la surréalité est pour moi ce bonheur.

 

 

 

J'ai plusieurs fois tenté le diable, voulu mettre à l'épreuve ces principes réputés fumeux : j'en fus pour un grand incendie, pour la submersion définitive dans la merveille. Dans l'encre magique depuis 1870.

 

 

 

Je voudrais raconter ce hasard objectif, qui survint la nuit dernière.

 

 

 

Cette soirée au bunker se terminait tôt. Aurélie repartait avec ses amis. J'allais éteindre les lumières et dormir,
j'étais à bout de force. Elle m'enjoint de les suivre pour une folle virée dans Paris. On n'a qu'une vie. Avoir envie
de claquer la porte à la tranquilité : je les suivis.

 

 

 

Bien sûr, Daniel rodait de par la grand-ville, et fut de la partie : depuis son retour d'Inde, comment ne pas le croiser, à une heure indue, vêtu en prince, bardé de son nouvel attirail cinémato-photographique ?

 

 

 

Nous arrivâmes après péripéties maintes aux quais.

 

 

 

...

 

 

 

discussions, récits, jeux de mains.
...
pour raconter bien je devrais utiliser les notes de mon carnet, mais je me rends compte que le dernier épisode de la nuit fait déjà partie de la géographie des sanctuaires, qu'il est déjà manuscrit. Et toute tentative de m'en approcher suscite la fatigue extrême de celui qui n'ose pas travailler.

 

la mémoire des faits, rien que des fées...

soudain silence.


de la musique...

 

nous sommes assis presque au bord de l'eau, juste en face et sous notre d'âme, certains du groupe sont un peu soûls.
comme à moi-même, comme pour moi-même j'entends un air de Jazz.

 

 

 

j'entends...comme si je l'attendais, comme s'il m'attendait.
je fais signe à Daniel


et nous voilà adossé à la péniche voisine...

 

épiant, écoutant, dans une lumière de Sépia, ce musicien.
sa concentration : en faisait-elle un soliste-sollipsite, ou au contraire un homme tout entier lancé dans le don
de soi,
soit ça : sa musique emplissait l'air de plainte et de cris, de murmures de joie infini, de tristesse, de rires : du Blues au Jazz
sortes d'extases,
silences de stases...

 

 

 

P9220599

 

(bien sûr, cette photo est nue, dénué de galaxiale musicale, mais la scène est là,

indéniable...)

Il jouait pour la nuit, il était peut être 4 a.m., pour les arbres et les péniches,
pour leur étranges canopées, pour les remous silencieux, pour l'ombre qui dansait
et pour quelques auditeurs emerveillés


L'ombre des anneaux d'airain, hantée, penchée par les néons lui faisait
deux ailes d'un ange de Wenders.


Cette musique, inattendue, inespérée, à mettre les larmes aux yeux, le chaud au coeur
comme on aime cette musique. Etait-ce vers ce point précis des quais que je me lançais
précipitemment, à bout de force, en rejoignant la folle épopée hors du bunker ?
Vers ce moment de paix intérieure qui devait marquer un renouveau de la nuit vers toujours plus de pochoirs
et de péripéties ?

 

 

Le hasard Objectif avait encore frappé.


Et le fait glissade fit son apparition.

 

La musique, dédiée à la nuit, aux remous, remuait dans mon âme la mémoire d'une nuit sans étoile
où je traversai furieux, triste, et sombre comme l'ombre les ponts de paris, si tard après minuit
était-ce après la mort de julie ? je ne saurais le dire.



mais une musique, jaillie de nulle part m'avait heurtée comme un canon. j'étais... dans l'attente d'un signe
d'une cigarette fumée sur la rambarde du pont, il y a si longtemps.



Un air de Jazz, des notes de Blues, impossible de savoir qui, d'entendre d'où.
Juste cette musique douce à mon coeur. Et la nuit apaisée tout d'un coup

Comme la colère tombe, et la peur.

 

 

 

Je voulais alors écrire ma cristallisation   : le Dit des Bords de Seine,
de là, la magie "du seul phoniste au saxo roux"

je m'étais bien sûr trompé d'instrument : c'est en fait un Bugle
et bien sûr, je résolvai après bien des histoires,
le mystère de l'air de jazz invisible à pas d'heure sur les pas de minuit
sur les pans de la nuit


un sourire de bonheur à cette coïncidence,
à cette danse des échos
qui se mène chaque nuit aux quatre coins de paris
pour tous ceux qui veulent vivre, mais vivre !

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21 juillet 2007

six in the maurning...

J'ai passé des heures à contempler (et à échouer lamentablement à en faire un montage photo sur Imovie) les fresques des soirées du Bunker...

Il y en a énormément (plus d'une trentaine)... elles sont toutes : si différentes...si tangentes...
échos d'atmosphères, de personnalités présentes, d'oeuvres singulières ou collectives,
toujours les grands rouleaux ouverts...

depuis deux ans. des fresques sur des rouleaux de papier blancs.
(il faudrait prendre en photo la fresque originelle sur papier kraft de l'ouverture du bunker, il y a quatre ans de cela)

deux ans... et oui : encore un cadeau surprise de Julie, puisque c'est Léonard qui nous les lègue
et que c'est pour elle qu'ils avaient fait leur apparition.

Appel à la création...
Souvenirs de bons moments passés ici avec vous.
(it's a lonely place when i'm alone there... I miss you all)

Beware : an octopus of visions !

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7 janvier 2008

Le Moucheron de l'Enfer

cela va trop loin.

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je dois exorciser ici le démon qui me hante : le MOUCHERON DE L'ENFER.

ah je vous vois venir, rien de bien méchant, un moucheron, je fais du bruit pour rien.
mais voilà le PROBLÈME

en rentrant chez moi il y a quelques jours
j'ai été importuné dans mon lit-bastion-ordinateur
par un ridicule moucheron tout petit
mais très "buzzing in your face motherfucker"

je le tuai
aisemment.

et le cauchemar commmença

quelques secondes plutard
un second moucheron tournoyait tel un vôtour assoifé de sang.

re-mort

un troisième

clac.

et là le problème.

ce n'est pas tant que je sois infesté de moucherons
c'est qu'il n'y en a QU'UN A LA FOIS
A CHAQUE FOIS
pas une nuée, pas une horde
UN MOUCHERON KAMIKAZE
à la fois.

et là, je me pose la question : sont-ils planqués sur une plate-forme
de lancement avec des dialogues comme
"freddy s'est fait dézinguer, à toi Jim, et bon courage !"

et puis le silence.

et le lendemain ça recommence
UN par UN
avec un suspense de quelques minutes ou de quelques secondes.

et ça continue
and they KEEP COMING
and i Kill them, o Mighty Lord, i kill them
and they keep coming.

et là je pose la question : qui a caché le jour de mon anniversaire un morceau de bouffe derrière un bouquin ?
qui a implanté des oeufs de moucheron mutants kamikaze qui se réincarnent ?

est ce le même moucheron mort qui revient
(autrement dit est -ce un moucheron ... ZOMBIE ?)


j'attends vos suggestions, je desespère
et le moucheron de l'enfer ricane en vrombissant autour de l'ordinateur.

LE.
pas les. jamais les.

pourquoi ?

5 mai 2007

Julie, julie...

calligraphie097

Mots, images trop longtemps repoussés,
parler de Julie, Julie, Julie.

Julie Albert danseuse poète amie rieuse terrible
perdue.

j'aimerai que ces quelques pixels fassent un peu exister son souvenir sur
la toile
j'aimerai construire un jour un sanctuaire.

sans chercher au chef d'oeuvre, je recopie, avec la vitesse de l'intense
deux textes
deux immenses phrases qui sont tout mon héritage
et que j'aimerai offrir à ses petits frères et soeurs, demain
si j'arrive à accomplir la longue route du souvenir vers l'Hopital Tarnier.

Parler de Julie et des années LLG, Louis Le Grand, de la TL T-Hell, de son visage trop long au premier abord
si juste et si joli ensuite.
Amitié au bord du précipice.
Julie et la folie.
Elle est morte le mardi premier novembre 2006, le jour du Tarot, des mains bleues, de la grande catastrophe annoncée
inévitable et inévité
comment pouvais tu éviter l'Astre, Julie ?
J., à la folie...
Tu as fait ce qu'il fallait : rester digne et fière, mordante et jamais vaincue.
Tu reste dans mon coeur et dans mes mots, moi dans la filiation de tes gestes de massage.
Des points secrets du corps, sur le visage et sur les mains, entre les tempes, entre les lombanelles, que tu m'as enseignés.
Du tatouage calligraphie arabe que tu emporte avec toi, qui était aussi un peu mon cadeau pour te souhaiter la vie, et qui signifait "Liberté".

Si seulement faire ces petits riens voulait dire qu'encore tu existais.

N.


calligraphie098


21 décembre 2007

the end

And ... if I may add...

I read in the noctambus the very last pages of the very last issue of allan moore's promethea, and i nearly cried, and i nearly smiled.

cause it's a story no more, but such a visual bliss
and tribute to imagination itself
and mankind
and kindness

some work of art are dark stars
promethea is a glimmering smiling sun.

and i suddenly don't feel so cold.

promethea_poster_1

28 novembre 2007

et pour continuer dans cette descente dans la

et pour continuer dans cette descente dans la boîtes aux profondeurs (et oui j'ai retrouvé énormément de choses...)
un dessin qui date vraisemblablement du CM1

Noam078

livrons nous à une subtile analyse de ce dessin.
De toute évidence, l'auteur cherche à représenter un écosystème dans sa complexité,
de toute évidence l'auteur n'ayant pas réussi à conceptualiser ce que c'est qu'une chaîne alimentaire
et un rapport prédateur proie, tout le monde mange des coquillages
(même la créature du limon, et les serpents arboricoles en haut du dessin)

Yum-yum ! Ces coquillages ne doivent pas être mauvais !

on remarque aisément que le peintre s'est représenté lui même sous les traits du poisson de gauche au dessus de la nageoire dorsale
de ce qui semble être un plésiosaure à.... tentacules...plesiosaure

(c'est probablement cet animal connu sous le nom de "non, non ! pas les tentacules" qui a eu la fortune littéraire que l'on sait).

Un élément troublant cependant, le trio de murènes (ou sont-ce les troites têtes d'un monstre polycéphale légendaire ?) qui apparaît à droite : ces touchantes bestioles sont-elles là pour manger des coquillages ?


Nous ne le saurons probablement jamais,
mais la première personne qui m'envoie une version colorisée de ce dessin avec Photoshop gagne un cadeau !


19 novembre 2007

Dans la tradition hébraïque, on ne jette jamais

Dans la tradition hébraïque, on ne jette jamais une Torah,
il arrive que dans certains pays musulmans on trouve de véritables "cimetières" de Corans où les vieux livres sont préservés.

De même, dans la tradition Geek, lors du grand vide-grenier de l'atelier d'en face,
la face couverte de poussière, les articulations douloureuses parce que les meubles à démonter
prennent un malin plaisir à vous frapper à coup de volets,
dans la tradition Geek dis-je on ne jette JAMAIS au grand JAMAIS une K7 enregistrée toute défoncée de la Guerre des Etoiles.

On la recueille, on rembobine respectueusement son film, et on cherche dans les caisses obscures la suite de la trilogie.
Puis, on dépose les trois épisodes - encore intactes de la retouchade numériques dégueulasse dont Lucas s'est rendu coupable
dans les années 90 - sur une étagère nettoyée, entourés des Strange Special Origine, de la reliure des Flash Gordon et des dessins calqués à dix ans dans le Livre de Règle d'un jeu de rôle de science fiction.

Ici, la laconique carte postale culte que j'ai envoyé à mes parents en classe de nature au CM1 :Noam077

traduisez là en anglais pour voir :p

Dès qu'on ouvre un peu les caisses de ce passé, on se retrouve en plein hymne à l'imaginaire :
depuis mon retour de vacances d'été, je dois écrire un essai sur les geek et le rôlisme intitulé "Tu peux pas test (de perception)"
quand en trouverai-je le temps ?

Au lieu de le consumer à regarder à la chaîne des critiques de Yannick Dahan sur Opération Frisson !

Ah... ces geeks : http://www.youtube.com/watch?v=M22rir0dJto

Allez, et que la force soit avec vous.





2 juillet 2007

Le Roi Pêcheur

ce soir...
recopier les pages de la littérature qui me touchent au coeur...

celle-ci, dans l'avion qui revient de Chine, il y a 3 ans, m'éreinte :

(Sur le Roi Pêcheur.
ceci est la version de Julien Gracq, iconoclaste, étrange...)


AMFORTAS : -Tout ce qui est pur aveugle comme le soleil, et brûle comme le fer rouge. Montsalvage l'a oublié. Le feu du Graal est torride..... Je suis sensible au souhait pieux de mes chevaliers, et tu sais que je l'encourage. Mais je sais ce qui se cache derrière un souhait pieux. Je sais comme l'espoir est confortable, et comme on s'y fait, et comme on y dort au chaud, et comme on y fait de beaux rêves...... Les chevaliers vivent à petit bruit..... ils se dorlotent..... ils vieillissent c'est vrai ! Mais ils ont leurs rondes, leurs offices .... Ils s'y font. Ils prient pour moi. C'est leur grande affaire. Je les occupe. C'est une grande occupation qu'un malade dans une maison. Le temps passe....... Il y a si longtemps... L'espoir en la Promesse n'est plus une planche de salut, c'est un plancher où on marche. On y campe, puis on s'y installe. Et quand l'espoir est devenu un vice, il y a à l'exaucer, crois-moi, le danger le plus grave. On ne sèvre pas un ivrogne. On ne réveille pas sans précaution un somnanbule sur son toît.

KUNDRY - Ainsi tu les méprises ! Toi ! le plus indigne de tous !

AMFORTAS - Je ne les méprise pas. Ce sont des hommes. Le Graal n'est pas fait pour la terre, Kundry ...... Le Graal est lumière, et une lumière trop vive les effraie. Ils ont besoin d'un peu de clair-obscur. A leur soleil, il faut des taches. Je suis la tache dont ils ont besoin....... Le Graal est un fer rouge, et on ne prend pas un fer rouge dans la main nue... ...(Un temps puis, avec un abattement
triste). Je suis le gant. Tu sais ce qu'il m'en coûte....

KUNDRY- Je le sais. Mais cède ton rang, et tu seras guérie. Tu caches ton trésor comme un avare. Les bienfaits du Graal sont pour tous.

AMFORTAS- Je cache ce qui est fait pour être caché : le Graal ! J'enterre ce qui est fait pour être enterré : le Graal ! Ce que tu appelle un bienfait, je l'appelle malédiction. Malédiction un vin trop fourt, qui coupe les têtes - un air trop pur, qui fait éclater les poumons....... La terre a reçu un don qui lui pèse.... Un hôte qui n'a de place dans aucune maison.... JE LE LOGE... JE LE CACHE.... je m'y brûle les mains et le coeur. Les choses sont dans l'ordre. Kundry ! Le Graal s'est voilé : la terre respire. Ne laissons pas éclater le feu qui dort. Les pauvres hommes s'y brûleraient.

KUNDRY - Ainsi tu comptes séquestrer le Graal !

AMFORTAS - J'ai fait de Montsalvage un château inaccessible. J'ai cherché la forêt la plus obscure...... Le Graal est là  -- quelque part .... On le sait.... La Bretagne en est possédée. Les vieux en parlent à la veillée -- les poètes en tirent merveille -- les meilleurs à la cour d'Artus, s'en enivrent jusqu'à la folie. Le Graal est devenu le rêve du monde. Je ne veux pas en faire l'exterminateur. Le réveil serait dur.

KUNDRY : Comment le sais-tu ?

AMFORTAS : A ceci (il montre son flanc). A la langue que la pureté parle aux hommes quand elle règne.... ... La souffrance.... La mort.


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4 octobre 2007

DGRV : knocking repeatedly on heaven's door.

Hommage à Daniel : my strange twin from the other side of the mirror !

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Ce mage revenu de l'Orient (the great Journey to the West) désire passer sa vie derrière une caméra.
Souhaitons lui bonne chance et la bonne aventure...




"Silence! . . . Silenzio!"


Et il ne restera que la mer...

Le dernier plan de Pierrot le Fou
ou
du Mépris.

26 septembre 2007

je viens de finir The Rise of Endymion !!!quel

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je viens de finir The Rise of Endymion !!!
quel bonheur...

je n'ai senti AUCUN des nombreux twists de l'épopée arriver. Mais j'ai deviné le dernier ! muahahaha
cela n'a en rien gâché le plaisir, au contraire. C'est tout ce que j'espérai.

Hypérion, Endymion : la Science Fiction emprunte à nouveau sa voie Royale pour changer ma vie,
ma vision des choses.

Merci Mr Dan Simmons...
(vous ne devriez pas laisser votre adresse à la fin du livre : je vais venir vous chercher aux états unis vous savez !)

me voici à la fin de cette longue épopée spatiale, de lecture haletante
qui a traversé sofa, piscine, train, forêt, feu, cours, banc, métro, réunion, lit.

refermer un livre, se dire on en sort grandit
et plonger dans les rêves !


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8 juillet 2007

Remembrances : A MIDSUMMER NIGHT'S DREAM



oberon

I know a bank where the wild thyme blows,
Where oxlips and the nodding violet grows,
Quite over-canopied with luscious woodbine,
With sweet musk-roses and with eglantine:
There sleeps Titania sometime of the night,
Lull'd in these flowers with dances and delight;
And there the snake throws her enamell'd skin,
Weed wide enough to wrap a fairy in:
And with the juice of this I'll streak her eyes,
And make her full of hateful fantasies.
Titania

28 juillet 2007

Surprise surprise !

pierre_et_gilles_mercury

J'étais donc le seul à ne pas le savoir...
I was very PLEASED withe the DOUBLE JE exhibition at LE JEU DE PAUME
grâce aux bons soins d'ÉMI et d'ALIX
j'ai pu découvrir PIERRE ET GILLES

quel odyssée extatique entre le kitsch des madonne, les queues art pompier, les larmes de "Mannré"

et les visages de déesse, les yeux de fauve et de faunes, les anges d'elle, les nus de l'histoire Seinte,

les ressentis et les fantasmes, icônes suaves, bataves, batârdes, bavarde d'une époque pop disjonctée, allumée

ensanglantée, ruisselante de larmes de sang et de sève.

Vive ces nouvelles Eves entre/dans ces beaux Adams dent contre dent.

J'aime ! Les cadres de glace, de garce, des plastique, de répliques, de bois, de marbre, de son : j'aime les couleurs d'étoiles occultes et pastels. Les photos retouchées à l'infini : travail infiniment physique des entrelacements de lianes et de paillettes

regards lointains. vits attendris ou meurtris. images immergées dans le monde d'aujourd'hui. parfois plus proche qu'on ne le pense
ou passe. jusqu'aux "fraises" de l'innocence.

Pierre et Gilles : signature duelle pour des oeuvres duales, pour un duo endiablé aux cent métamorphoses.
Ils osent...


OR ces deux énérgumènes habitent et travaillent, nous dit le prospectus au PRÉ SAINT GERVAIS
oui, ce nom de ville ne vous est pas inconnu
c'est la mienne

enquête, exaltation, mais je ne trouve rien
jusqu'à ce soir, pour X raisons j'évoque les artistes devant mes parents : "mais ils habitent au 27 !"

ARG ! L'atelier des photos de OUF de PIERRE ET GILLES
et donc situé JUSTE EN FACE DU BUNKER !

COINCIDENCES d'ONDeS : j'en déduis que j'ai posé mon premier pochoir...
JUSTE DEVANT CHEZ EUX !

moo-hoo-ah-ah-ah-ahsard-objectif!

Nous DEVONS leur concocter une surprise subtile pour la première soirée de la rentrée !
pour signaler notre présence et notre admiration sans faille,
une statue, une fontaine en mastoc ? un truc subtil

j'attends vos suggestions...
(Emi, on pourrait ressortir le concept doxa de Feuilles d'Automne peintes et vitrifiées avec un texte)

this is just GREAT !

pg44
pg48


Je n'ai pas ici le carnet contenant mes notes de l'exposition (il faudrait se retrouver pour partager de tels
compte-rendus visuels et émotionnels) mais tout cela augure quelque chose de prodigieusement gai

 

J'avais toujours soupçonné qu'on se livrait à des activités étranges de le sous-sol de cet immeuble étrangement éclairé
strange vibrations at curious hours of the night :
on y mijotait les ailes du désir de quelque accordeur de tremblement de terre.

TO BE CONTINUED...

(with you cher lecteur ami intime parfait étranger : un petit commentaire deci-delà
serait la parfaite cerise sur le gateau... Le lieu a besoin pour vivre de vos échos, des vos mots, de pistes nouvelles...
"Raoul Duke : Our vibrations were getting nasty. But why? Was there no communication in this car? Had we deteriorated to the level of dumb beasts? ")

ar081img01g

19 juillet 2007

Les Chansons d'Amour

Tout le monde m'avait dit : va voir les Chansons d'Amour
dès les premières images je suis séduit par Paris ainsi filmé
je voulais voir très fort une histoire d'amour pourquoi pas
suis-je si sentimental : personne pourtant ne m'avais prévenu

cela m'a heurté, on appelle ça de plein fouet, c'était
la résonnance sympathique on appelle cela ainsi.
Je n'avais pas remarqué que la fille du trio s'appelait

Julie.

Je ne l'ai entendu qu'au dîner de famille
quand quelqu'un dit la phrase
"c'est la première fois que j'y retourne depuis la mort de julie"

and it hit me.

Depuis une heure je regardai un film sur la mort d'une Julie
people cried on the screen, i cried my heart out, as i still
can't do in the usual life.

La bastille sous la pluie, we saw it together.
Le long chemin des morts montparnasse cimetière, oh, je connais bien l'endroit.
Don't I ?
Don't we, Julie ?
                                            (don't we my friends, Félix we carved on the doors many names, Aurélie I know you felt the souls there)
Le fantôme de la fille à l'écran
ou j'ai vu son souvenir.

Un instant plus tôt je mentionnais à une amie le Fait Glissade
une coïncidence de coïncidence.

Voici la première.
Mon deuil qui éclate encore une fois avec les coeurs de ces gens là, sur un nom, et comme j'aime à les voir aller de filles à garçons.
Julie avait fait maintes fois l'aller retour...

Voici la deuxième.
Nathan qui m'écrit : she used to sing...

Oh, she used to sing alright.
She sang all the time.
Mais oui : Julie était ces Chansons d'Amour. Elle me les chantait tout le temps tout le temps, essayait en riant de m'apprendre
à placer ma voix.

1093

« Au parc »
interprété par Chiara Mastroianni.


Même soleil d’hiver, mêmes bruits de printemps
Le bout des doigts glacé, le givre sur les grilles
Mêmes odeurs d’humus, la terre qui se terre
Tout y sera, tout y sera, à part toi.

Parc de la pépinière, fin de semaine
Encore une heure, encore une heure à peine
Encore une heure de jour et la nuit vient.

Même température, le mercure à zéro
Même mélancolie fauve aux portillons du zoo
Mêmes parents pressés, leurs enfants en manteau
Tout y sera, tout y sera, à part toi

Parc de la pépinière, fin de semaine
Encore une heure, encore une heure à peine
Encore une heure de jour et la nuit vient.

J’aurai beau décalquer, refaire les mêmes parcours
Reprendre les même allées aux mêmes heures du jour
J’aurai beau être la même
J’aurai beau être belle
Tout y sera, tout y sera, à part toi.

Parc de la pépinière, fin de semaine
Encore une heure encore une heure à peine
Encore une heure de jour et la nuit vient et puis rien.



I felt all the same

but

I feel better now.

Latin corner run to get into a cinema. You come panting and waving. You sit without ever knowing what's coming next.
Latin corner around the border in the after-kino. Faces, smoking lady-hands, Velib' à l'horizon. Touristes abscons.
Sympathie des lecteurs sur les bancs de la mer blanche...

16 juillet 2007

EXCROISSANCES


EXCROISSANCES
Vidéo envoyée par nebuleuse_gilgamesh

"Un modeste court métrage, en hommage à tous les films de zombie de la planète (mais particulièrement au Lac des morts-vivants de Jean Rollin), exemplaire de la technique du tourné-monté cher à tous les vidéastes amateurs passé trois heures du matin. Amusez-vous bien !" dixit Louis.

La nébuleuse, un caméra, 3heures du matin : le zombie concept, Rob serait fier de nous : beaucoup d'energie, beaucoup de fous rires à enlever au montage : que du bonheur ! Hommage à la série Z. Real Horrorshow ! A la prochaine les loulous ! Qu'est ce qu'on fait la prochaine fois : un film de monstre géant ?

12 juillet 2007

Der Himmel über Berlin

ailes02

j'ai vu cette nuit avec Louis et Émilia : les Ailes du Désir de Wim Wenders

et c'est vrai

que c'est
un des plus beaux films
de ma vie

alekananjos_1_


dédicacé

à ma Clémentine qui m'a dit vois et vis

à Fanny qui a glissé sous la pieuvre un petit disque

à Sara qui doit voler comme cette fille et
par la présente déclarée un ange !

à Aurélie parce que




"Als das Kind Kind war,
ging es mit hängenden Armen,
wollte der Bach sei ein Fluß,
der Fluß sei ein Strom,
und diese Pfütze das Meer.

Als das Kind Kind war,
wußte es nicht, daß es Kind war,
alles war ihm beseelt,
und alle Seelen waren eins.

Als das Kind Kind war,
hatte es von nichts eine Meinung,
hatte keine Gewohnheit,
saß oft im Schneidersitz,
lief aus dem Stand,
hatte einen Wirbel im Haar
und machte kein Gesicht beim fotografieren.

Als das Kind Kind war,
war es die Zeit der folgenden Fragen:
Warum bin ich ich und warum nicht du?
Warum bin ich hier und warum nicht dort?
Wann begann die Zeit und wo endet der Raum?
Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum?
Ist was ich sehe und höre und rieche
nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt?
Gibt es tatsächlich das Böse und Leute,
die wirklich die Bösen sind?
Wie kann es sein, daß ich, der ich bin,
bevor ich wurde, nicht war,
und daß einmal ich, der ich bin,
nicht mehr der ich bin, sein werde?

Als das Kind Kind war,
würgte es am Spinat, an den Erbsen, am Milchreis,
und am gedünsteten Blumenkohl.
und ißt jetzt das alles und nicht nur zur Not.

Als das Kind Kind war,
erwachte es einmal in einem fremden Bett
und jetzt immer wieder,
erschienen ihm viele Menschen schön
und jetzt nur noch im Glücksfall,
stellte es sich klar ein Paradies vor
und kann es jetzt höchstens ahnen,
konnte es sich Nichts nicht denken
und schaudert heute davor.

Als das Kind Kind war,
spielte es mit Begeisterung
und jetzt, so ganz bei der Sache wie damals, nur noch,
wenn diese Sache seine Arbeit ist.

Als das Kind Kind war,
genügten ihm als Nahrung Apfel, Brot,
und so ist es immer noch."






"Il est arrivé quelque chose,
Qui continue d’arriver,
Qui me lie !
C’était vrai dans la nuit
Et c’est vrai le jour.
A présent, plus encore.
Qui était qui ?
J’étais en elle…
Et elle était autour de moi.
Qui au monde, peut affirmer…
Qu’il a jamais été ensemble avec un autre humain ?
Je suis ensemble.
Ce n’est pas un enfant mortel qui a été conçu
Mais une image commune,
Immortelle.
Cette nuit, j’ai appris à m’étonner.
Elle est venue me ramener chez moi
Et j’ai…
Trouvé ce chez moi.
IL était une fois.
Il était une fois, et donc il sera.
L’image que nous avons conçue
Accompagnera ma mort.
J’aurai vécu dans cette image.
Ce n’est que l’étonnement
Devant nous deux,
L’étonnement devant l’homme et la femme,
Qui a fait de moi un être humain.
Je …sais…maintenant
Ce …qu’aucun ange … ne sait ."

2 juillet 2007

La cité des Enfants Perdus

aujourd'hui à la gare de Lyon j'ai croisé  Dominique Pinon qui se rendait à Avignon !
Le trip total avec clémentine :
-mais ce mec là bas...
-ce visage
-en choeur : c'est dominique pinon !

on a discuté avec lui...
PG1481
mais si, vous savez, le personnage trop chelou de la Cité des Enfants Perdus et de tous les films de Genet !

c'est tellement étrange de croiser un acteur
in the flesh
he was old, but he was weird !
dompinon

28 juin 2007

Nuit blanche toutes nuits à partir d'aujourd'hui

Je voulais parler du théâtre, je savais que je parlerai d'abord de cinéma
mais ni l'un ni l'autre ce petit matin là, nous sommes jeudi l'aube !

J'ai fébrilement fait mon premier pochoir et je suis partagé entre le frisson du voleur
de grands chemins qui échappe de justesse à la maréchaussé
et l'orgasme absolu d'un petit garçon accomplissant un fantasme désiré tant d'années !

Cela m'a pris des heures à découper (!!),
tout avait l'air si façile ! le papier si souple et luisant
mais finalement l'entaille demande bien de la patience, minutieusement chaque lettre !
et moi qui me voyais écrire des romans !
DSCN6966

Le pochoir accompli, comprendre que la bombe a un bouchon de caoutchouc (mmm...)
AVANT de mettre le caps (l'embout).

J'ai cette bombe dans les mains, explosion à retardement, aujourd'hui ce ne sera pas très glorieux
mais quand même c'est mon début !

AHAH

DSCN6967


AHAHAH à moi la rue Danton !
Damned : des quidams !
A CINQ HEURES DU MATIN ?

Ils disparaissent,
le premier pochoir est flou je l'ai posé à la barbare,
plus loin je prends le temps de le coller au sol, de le laisser respirer
et même de flaner, de faire un tour de bloc le temps que ça sèche : la bombe
est dans un sac isotherme (oui, c'est tout ce que j'avais), je ne crains rien !

Et pourtant, sursaut au premier bruit : sirène au loin
gaffe que je me prenne pas les milliers d'euro d'amende le PREMIER jour des vacances.


Et puis, la rue est plus jolie comme ça

Hasard Objectif...
Objectif hasardeux ...
un glyphe N Aleph sera-t-elle ma signature désormais ?

Je fais un pacte avec le sol, les murs
il n'ont jamais été pour moi que les surfaces sur lesquelles on glissait
ils deviennent malléables, attirant, providentiels : des spots apparaissent
des endroits où j'aimerai figurer

après la semaine à la friche, il devenait évident que l'art se devait à la rue

il faudra avoir la patience des poèmes
tailler les lettres lentement
très lentement
(ou trouver un cutter moins branlant !)

essayer pleins de méthodes : expérimenter !

exaltation du nouveau né dans un art !

mon pochoir est modeste mais il est posé à l'orée d'une maison abandonné, surmonté d'un vaste arbre à papillon

marquer des mots,
appeler la rencontre.

Je vais me coucher, il est six heures, ce soir chez Bruge,
une belle journée qui commence.

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Fier de rentrer dans le monde de Pierrot, d'Epsilon, de Némo.

passant, arrête un instant ici ton chemin
d'autres fleuriront.

j'ai de l'or plein
les doigts
plein les mots

Manon disait : Midas !

je vais dormir, dorer, rêver...

23 juin 2007

Film

A LA DERNIERE SOIRÉE DE LA NÉBULEUSE
DES FOUS
TOURNÈRENT
UN FILM DE ZOMBIES
INTITULÉ

"EXCROISSANCES"

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JE DEMANDE PARDON À MA FAMILLE ET À MES VOISINS POUR
LES BRUITS DE ZOMBIES
DANS LE PARKING
DANS TOUS LES ESCALIERS
ET SUR LA TERRASSE
POUR LE "FINAL DE LA MORT"

réplique culte : à part le coeur qui s'est arrêté de battre
rien ne prouve qu'il est mort !

bientot : les photos !

16 juin 2007

à la Friche

Ces derniers jours ont été passés à la Friche dans l’après-midi à défricher des rêves
du côté de Belleville, it brings back memories of childhood : comme de juste à mon
premier passage je retrouve une jeune fille une Lola de St-Merri (mon école primaire, perchée en face de Beaubourg) perdue de vue depuis bien 10 ans !
Ce n’est pas la première, ni la dernière j’espère, qu’on perce  à jour sous ses longs cheveux et sa dégaine le petit garçon aux lunettes à montures bleues que j’étais.
Etranges rencontres au coins des rues, parfois bouleversantes, reprise de conversations interrompues par les comètes de la vie, joie de voir combien mes amis ont parfois poussé .
Oscar, Clément, Nadia, et moi qui pose encore et toujours la question de leurs destinées
à l'heure passé, on apprenait à lire, à écrire,
à rire...
à regarder...

Mais à ce jeu des retrouvailles, je suis toujours démasqué le premier : « Noam ! » à l’impromptu…

« Ce sont nos visages… »

Que dois-je en penser ?
J’espère avoir gardé mon sourire d’enfance…

Qu'est-ce qui m'amène à la Friche ?
Sur l’appel de Manon L. j’ai d’abord participé d’un collage, pour l’expo MAI FLEURY 2007 (ici le comment du pourquoi),

DSC03348
(pochoir du roi midas)

j’y ai retrouvé Carla, qui nous avait accueilli en un lointain 11 septembre 2006 (remember Salvador Allende) pour une extatique Nuit de l’Erreur, ma première nuit de collage affichage détournement de vitrine et errorisme international à Paris !
    Je sais que je parle à tort et à travers, mais après avoir proposé de faire le catalogue de l’expo, qui manquait cruellement la veille du vernissage, j’ai vraiment voulu m’impliquer dans le projet, et de 17h à 23h nous travaillâmes d’arrache pied avec Manon et Carla pour tout boucler : un travail de mise en page speed mais motivé et motivant,
sur le chemin du retour presque épuisé par l’attention soutenue et la brûlure des lentilles : mais heureux comme jamais d’avoir fait ce travail-ci.
Si travailler c’est pour moi l’occasion manipuler des textes et des images alors c’est un labeur bon qui me remplit de bonheur : travailler à plusieurs c’est aussi une complicité inespérée, émulation et excitation : se battre avec le temps pour finir avant l’heure où l’on plie bagage !
    A pas d’heure d’ailleurs, intervention inespérée d’une correctrice de son métier qui d’un œil aiguisé pointe nos fautes de langues, peaufine le document, la mise en commun des talents, pour une cause qui me semble juste, et suscitant une réunion de beaux esprits et de belles choses qui sont le visage urbain de l’art.


La Friche… j’y reviendrais : adrédaline-run, sang jeune…
Frichez nous la paix : let us dream / live !

Des gens hâlés par la vie des rues racontent le pochoir : voir en l’image ses ombres et ses creux, découper pour dessiner,
poser l’image
poser, pocher : proposée une image dénuée d’ombre
comme si dans le monde des images tout se jouait de ce négatif
à inversé, à triturer
cette image antérieure
à celle qui se dépose dans l’œil.

j'écoute..
j'apprends

Mon salaire : deux bombes !
à faire exploser tout l’été : une noire, une dorée
pour mes premiers pochoirs…je devine une pieuvre, mais qui sait !

Plus haut dans la rue de belleville qui décidemment ramène à la surface nombre réminiscences
(jeux d'enfant, je suis déjà venu ici...)
une cantine vend du Steam-Bread fourré aux haricots rouges (sucré) ou aux boulettes de porc (salé)
souvenirs de Pékin, du soleil qui se lève sur Tien-an-Men, quartiers des arts, folle aventure...

manon_persevare_diabolicum_1
ce collage de manon fait la couv' dudit catalogue qui a ma plus grande joie
plaît à tout le monde et circule de mains en mains,
sa vente est plus accessible que les oeuvres de maîtres
et comme c'est une expo de soutien,
tout kopeck est bon à prendre,
i feel useful&helpful
what else can i ask ?

25 mai 2007

Assemblée...



Chers amis, chers errants : il y aura une grande assemblée, diurne et nocturne, le dimanche 27 mai en la représentation physique du Bunker de Verre, au 28 rue danton, au Pré Saint Gervais.

J'espere avoir invité tout le monde, on y parlera de la toute nouvelle association loi 1901 "la Nébuleuse Gilgamesh"
et toutes les formes de créations auxquelles elle pourrait participer.

On fera bombance.

Il y aura maint moyens d'écrire, coller, peindre ou musique de là jouer.

Une caméra ne sera pas absente
beaucoup d'absents referont surface,

le thé à la menthe coulera sans interruption dans nos veines.
Et du café aussi, puisque j'ai commencé à en boire ... :p

J'aimerais par la présente inviter aussi ceux qui lisent ce blog, et que je peu
(ou prou)

cocteau_mani_g

5 mai 2007

Now it's dark...


pas si facile de se remettre à l'ouvrage,
bien sûr, les feuilles abondent, le matériel flambant neuf... flamboie
mais que faut il préparer ?
de l'eau ? une feuille ? un poème ?

mais que calligraphier ?

tout est en quelque sorte à rang d'égalité,
le temps de la plume : le texte d'un ami, un des miens, un poème célèbre, un mot.

ce qui se prépare est encore très flou.

retrouver le souffle, le geste, le plaisir : un plaisir de liberté parce que la calligraphie a été mon expérience autodidacte
plaisir d'intensité : souvenir de grandes et belles expériences : des feuilles recouvertes d'encres entremêlées, les cubes au patron calligraphié, la série de l'hiver 2004 que je n'égalerai plus jamais en finesse et en précision.

Le long
le lent parcours qui m'a suivi, d'achat de plume en découverte de forme :
des épaisseurs différentes se sont peu à peu croisées

art de l'entrelacs, mes arabesques personnelles,
découverte d'Hassan Massoudy et de ses métamorphoses

art du don

toute mes calligraphies furent offertes
occasions mémorables

et mémoire des lignes
sur certains murs, offertes au regard.

je renoue avec un certain noeud, indispensable à moi-même


calligraphie096


simplement, écrire, en suivant la musique de Niels Peter Molvaer
sans prétention particulière
jouir de cette connaissance intime du texte que procure le travail de copiste
s'épanouir dans cette action volontaire : la mise en couleur, la mise en lettre,
la mise en garde.

Un petit recueil d'Eluard, un petit livre bleu intitulé "Une Longue réflexion amoureuse"
découvert dans une cache de la bibliothèque de Beaubourg
fournira la matière...

 

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