Au Bunker de la dernière Rafale

............le blog de Norkhat 0_O ...sous le signe du Capricorne et du hasard-objectif...

16 octobre 2008

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Build me, he said, a dream-suit with wich I'll go underwinter...

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01 octobre 2008

In the mood for the moon.

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Le Chemin des Dames

Still-rain.
and it rains, still.

immobile en l'air
un ciel intégral
de goutelettes
blanches et traversières
dans le halo d'un réverbère.

En regardant les rigoles sales de paris sous la pluie
I recall the beautiful of summer, before the Fall

à la cugnassarié, on redevient facilement un enfant
devant ces ruisseaux où sur chaque brindille tendue vient se poser une demoiselle aux reflets métalliques.

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dans la clairière de l'Autre, où mon oncle  retapait autrefois les ruines d'une maison mystérieuse
un ruisseau est tout le long de l'Été entouré d'un nuage de demoiselles vertes, bleues, rouges, transparentes
et gracieuses.

là-bas,
chaque bâton devient une baguette
en jouant les pieds dans l'eau
la vase se dérange doucement, se soulève par nuages
aussitôt aspirés par le courant
transformés en traînées...

l'onde à perte de vue à travers le trembloiement d'un toile d'araignée

prêter l'oreille
une rainette s'enfuit
paysage de haïku on dirait

une truite poursuit

l'Autre,
pourrais-je planter une Yourte ici ?
could it be a place i call home...
when i'll grow old...
when i'll be 64  !

encore enfant, ne pas résister à l'envie du barrage
ou du canal,
toucher le cours des eaux, troubler...
et dans les enchevêtrement de bois et de défenses trouver des trésors

une aile de libellule
une plume de geai.

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09 septembre 2008

(la rentrée de ) La Nébuleuse

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04 septembre 2008

Au Bunker de la Première Rafale

Julie

Il faut parfois de sa chambre retirer une à une les affiches, les photos, les postales
pour revoir ou revenir à ce qui était
et qu'on ne voyait plus
pour laisser s'égarer la pensée dans un détail, une date, un souvenir
un voyage. Une joie, une douleur en couleur.
Redonner sens à chaque image
parfois, au dos des cartes des mots incongrus, oubliés, inoubliables
elles datent parfois du siècle dernier

un mur constellé par le bleu, et le jaune des fixants.
mélangés au phosphorant des étoiles disposés selon des caprices d'adolescent.

on habite une maison, je hante un bunker comme un esprit rêvant :
peau neuve, c'est donner à l'espace une chance de reformuler sa forme
comme un dragon qui se lève une fois l'an, change imperceptiblement de position
et se rendort.

Les bibliothèques aussi descendent la nuit les escaliers...

depuis cet été, je prends un soin constant à poser un regard lent sur les choses qui m'entoure
et puis les déplacer.

La soirée de Vendredi sera-t-elle un puzzle géant ?
A vous de me le dire...et si vous me lisez, vous êtes tout bonnement invités.

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21 août 2008

Kamelot ! (Shh, it's only a model)


From distant lands, member of the various families of my tribe came, seeking the legendary shade of la Maynadarié and its "twice a decade Méchoui".

Mais ce repas de famille devait se transformer sans trop qu'on en avertisse les grands-parents en une grande aventure fantastique organisée secrètement pendant la nuit par les grands cousins pour faire vivre une journée inoubliable à la ribambelle de petits-cousins qui courait dans le hameau.

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Et oui, ici la cousinade règne, et les cousins de nos cousins sont nos couz et couzines. On accepte même leurs amis.

Recréer la Terre du Milieu avec des enfants de 6 à 11 ans me paraissant un peu incertain je proposais une aventure à la cours du roi Arthur.
Le méchoui s'est alors transformé en banquet médiéval où nous devions venir costumés pour fêter les vingts ans de règne du fils d'Uther.

J'introduisis aux enfants mon cousin Tanios et ses amis qui firent les Saltimbanques, avec Bolas et Bâton du Diable.
(on m'a offert une balle de contact, mais pour le moment le seul tour que j'arrive à faire, c'est la tenir sur la paume de ma main sans qu'elle tombe, je travaille,  je travaille).

Et bien sûr c'est le drame : une mystérieuse puissance maléfique a capturé le roi, le royaume tremble, et si l'on ne retrouve pas Arthur avant la tombée du jour les chefs de tribu menacent de reprendre leur indépendance.

Lancelot, Gauvain, Perceval, Galahad et Yvain le chevalier au Lion sont loins, à chercher le graal de par le monde : Merlin n'entrevoit qu'une seule possibilité, confier cette quête aux écuyers des chevaliers qui sont présent au banquet.

Qui sait, ils seront peut-être un jour à leur tour Chevaliers de la Table Ronde !


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Et voilà l'aventure qui commence, selon le principe d'un jeu de rôle grandeur nature bricolé dans le plus grand enthousiasme : en interogeant Merlin et Guenièvre les enfants apprennent qu'Arthur avant sa disparition a caché Excalibur en lieu sûr, et que ses plus proches confidents, la princesse Elfe Phirbelaine (Mona) et la troubadour de la cour (Ingrid qui venait de monter une pièce de théâtre sur le Fin'Amor) saurait sûrement leur donner des indices.

S'ensuivent des combats épiques (puisque Merlin leur a confié les lames elfiques - rembourrées en mousse pendant la nuit par votre serviteur ) contre les trolls des bois qui ont kidnappés la princesse.
Et des devinettes posées par le gardien des clefs (Kevin) pour accéder à la demeure d'Isaïdora.

"Je suis petit et hasardeux, je retombe toujours sur une de mes faces..."

Ces enfants sont de sacrés graines de rôlistes !

Un parchemin ouvragé et calligraphié est décodé par les enfants : "Aujourd'hui comme à la fin des fins / La Dame du Lac a repris son bien".

Direction l'étang, où les attend ladite dame qui leur confie Excalibur (un Katana de fort bonne facture ^^).

Merlin l'enchanteur, dans sa tanière, invoque les esprits  (qui tonne grâce à un ipod et des hauts-parleurs dissimulés sous les peau de bête, effet garanti) et découvre la terrible vérité : c'est le mage noir Turok qui retient prisonnier Arthur dans les ruines de son antique forteresse.

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Lors de la bataille finale après une escarmouche contre le clan des trolls dans la plaine, la petite Nauelle, dame de compagnie de la reine Guenièvre, sauvera tous ses compagnons des terribles chatouilles du mages qui les a tous paralysés, par un contresort : je vous laisse imaginer le sort du sorcier, tabassé à mort par une troupe d'enfants déchaînés.

Heureusement que les canteurs les accompagnent, pour raconter l'histoire en même temps qu'ils la vivent, décrire les palais et les fées, et en fin de compte leur inculquer quelque notion de chevalerie...)

A la tombée du jour, dans un royaume en fête, les enfants seront adoubés par le roi Arthur reconnaissant
(musique, fish&chips, djembé. Par contre, soyons clair la bière c'est après avoir tué son premier dragon !)

L'étincelle dans leur yeux valait toutes les récompenses,
grand-cousin power.

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(spécial cassdédi à à Sophie sans la verve de qui l'aventure n'aurait jamais été aussi vivace, à Julien le troll et son tomahawk, Gabi qui se bat avec un filet à papillon, les délires du type "Quelle est votre nom, ?quelle est votre quête ?", la si belle chanson en ancien français d'Ingrid sur le Fin'Amor qui a transporté les petits couz, Kevin inimitable en maître des portes & des clefs et à sa fameuse intervention improvisée, Patrice majestueux en Merlin l'enchanteur que j'ai dû appelé Gandalf trois ou quatre fois, et à toutes la famille qui a joué le jeu, jusqu'aux patriarches, la reine-mère et le grand père du Roi mon papou adoré. )

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Dream On !

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Baptême des eaux, baptême des airs.

A Marseille j'ai plongé avec Oscar depuis Lou Pitchoune, le bateau de mon oncle JR.
Une nacre, rare en ses eaux était signe de bon présage pour ces vacances extatiques,
derrière le rocher aux cormorans, nous sommes descendus en apnée dans un tourbillon de bancs de poissons étincelants.

Le sol était constellé d'étoiles de mer,  le plafond ondulant toujours étincelant de la surface
sourit aux plongeurs qui se dauphine et se faufile entre les rocs pour surprendre des poissons de roche.

Comme l'an dernier, ce grand plongeon salé m'a rempli le coeur de soleil, et comme j'ai coutume de le dire
toute cette chaleur, tout ce sel que nous gardons de par nous fera fondre les glaces d'un hiver toujours trop froid et coupant.

We shall see what we shall see(k) !

A Marseille, le mariage de Karo et Bruno, au milieu de Sacha et Swaan, leurs chouettes enfants a réunis toute la famille à la Cascade, cette grande villa en face de Notre-Dame
et ce fut fête à rentrer dans l'histoire !

En arrivant à la Cugnassarié, dans le Tarn, j'ai réalisé une fois de plus combien je suis chanceux d'avoir pied dans ses deux paradis, au milieu de tous ces gens fantastiques.

Mon cousin Julien m'a emmené faire mon baptême de l'air en parapente.

Et j'ai volé.

Les hommes antiques rêvaient de respirer sous les eaux, de voler comme des oiseaux : ils s'y sont consumés, en mythes et en pensée. En machinerie incroyables et mortelles.

Aujourd'hui, même le plus humble peut voler et plonger
et si peu s'y aventurent.

Cet air sucré qui règne dans les profondeurs, quand on ne doit pas... remonter.

Et ce frisson d'adrédaline permanent quand on plane à une centaine de mètre de la plaine et des forêts !

On se harnache au parapente, on se campe  dans la terre, et la voile s'envole emportée par une bourrasque : tiré en arrière ! On se sent emporté comme un enfant dans la légende saisit  par les serres de l'Oiseau-Tonnerre,
kidnappé par le Rok des voyages de Simbad le Marin, le sol s'éloigne, on ne tient à rien.

Quelle liberté, quelle liberté  : comme le plus beau de vos rêves de vol démultiplié.
On frôle les canopées, on voit l'ombre de la voile sur le sol comme un croissant et notre ombre qui flotte à ses côtés, puisque les fils ne se réflète pas sur le sol, et l'on comprend que l'on flotte ensorcelé dans un filet.

On monte dans le ciel en suivant le chemin d'un invisible escalier, par poussée, par paliers
quelque échelle de Jacob et l'on fonce sur vers la plaine dans une trouée.

On monte vers le soleil, et il y fait plus frais.

La mer nous enveloppe en plongée d'une densité dans laquelle nos mouvements sont à la fois ralentis, aisés.

L'air se révèle comme une dimension formidable.

Chaque expérience apporte son lot d'horizon : quand je vois la mer, je pense à y plonger
quand je vois la terre, je rêve d'y marcher, quand je vois les murs nus de la  ville je veux y dessiner

mais qui regarde le ciel  et ses vents comme un perpétuel terrain de jeu et d'aventure ?

J'étais incertain sur mes jambes après tout cela,
il est difficile de plonger dans le ciel,
il est impossible de ne pas mourir d'envie d'y retourner.

Et toujours des portes et des perspectives s'ouvrent dans notre être,
étions nous incomplets ?
non...
juste... insoupçonnés...



sky-dive,
the deepest blue of the sky
makes a longing in my heart
of a kind I never Knew !

How I wish I were in this blue !


Il y a des gens qui se construisent des barrières, des murs
d'autres qui se mettent en liberté.

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02 août 2008

In your Marseilles

Panorue

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31 juillet 2008

Dans le ressac d'un massage si puissant, si touchant,
de par les mains  d'une amie de la famille qui m'a prêté après un livre d'Alexandra David-Néel

dans le ressac d'un massage qui ôte ou qui étincelle le poids de trois ans de deuil pour ma Julie,
j'ai senti les noeuds craquer, j'ai senti la poussière du corps se soulever.

J'ai senti comme un frémissement d'aile en poitrine
et sur mes tempes, entre mes doigts, un raz de marée

Dans le ressac d'un massage si puissant, si touchant...

on peut avoir le coeur gros comme ça et en avoir gros sur le coeur
avant hier j'avais une migraine lancinante, elle m'avait dit : tu as la tête en feu, après ces quelques points passe là sous l'eau fraîche.
Et ainsi fait, et du tréfonds, en ma tête  toute dégoulinante d'eau glacée, était parti un grand éclat de rire libérateur.
Qui avait dissipé le mal, un rire sans raison autre que lumière.

Dans le ressac d'un massage si puissant, si touchant... aujourd'hui
je médite une heure lentement dans une chambre close
et après de longues circonvolutions une larme perle de mon oeil droit

je connais bien cette larme,
une larme vers l'intérieur, une larme vers l'extérieur.
Cela a toujours été l'usage.

Pleur que d'un seul oeil
dit-elle tu
Traces l'Amarquelarme
.

L'amarre ou la marque des larmes.


Le poids de cette année, des derniers mois d'efforts et d'interrogations
faire peau neuve sans être lézard : au lieu de muer...
mieux : se rapproprier son propre corps

enduit des sels de la mer morte, je vais à la mer vive, aux calanques de Marseille
redevenir un poisson ou un poulpe
poser les bonnes questions, trouver la juste vibration

Hey Jude,
Don't carry the world upon your shoulders.
For well you know that it's a fool who plays it cool
By making his world a little colder.


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30 juillet 2008

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Desolation Angel
by Jack Kerouac

A bubble, a shadow -
woop -
The lightning flash

Thunder in the mountains -
the iron
Of my mother's love

Mist boiling from the
ridge - the mountains
Are clean

Mist before the peak
- the dream
Goes on

as cold
  water in a dell
    on a dusty tired trail -

Girls' footprints
in the sand
- Old mossy pile

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