Au Bunker de la dernière Rafale

............le blog de Norkhat 0_O ...sous le signe du Capricorne et du hasard-objectif...

14 novembre 2007

un vers de Poe résonne étrangement : "sure, thou art come o’er far-off seas..." et me hante

La première fois que j'ai ouvert un livre de poésie anglaise,
je l'ai ouvert sur The Sleeper.


The Sleeper
(1831)
by Edgar Allan Poe
(1809-1849)

At midnight, in the month of June,
I stand beneath the mystic moon.
An opiate vapour, dewy, dim,
Exhales from out her golden rim,
And, softly dripping, drop by drop,
Upon the quiet mountain top,
Steal drowsily and musically
Into the universal valley.
The rosemary nods upon the grave;
The lily lolls upon the wave;
Wrapping the fog about its breast,
The ruin moulders into rest;
Looking like Lethe, see! the lake
A conscious slumber seems to take,
And would not, for the world, awake.
All beauty sleeps! - and lo! where lies
Irene, with her Destinies!
Oh, lady bright! can it be right-
The window open to the night?
The wanton airs, from the tree-top,
Laughingly through the lattice drop -
The bodiless airs, a wizard rout,
Flit through thy chamber in and out,
And wave the curtain canopy
So fitfully - so fearfully -
Above the closed and fringéd lid
'Neath which thy slumb'ring soul lies hid,
That, o'er the floor and down the wall,
Like ghosts the shadows rise and fall!
Oh, lady dear, hast thou no fear?
Why and what art thou dreaming here?
Sure thou art come o'er far-off seas
A wonder to these garden trees!
Strange is thy pallor! strange thy dress!
Strange, above all, thy length of tress,
And this all solemn silentness!


The lady sleeps! Oh, may her sleep,
Which is enduring, so be deep!
Heaven have her in its sacred keep!
This chamber changed for one more holy,
This bed for one more melancholy,
I pray to God that she may lie
Forever with unopened eye,
While the pale sheeted ghosts go by!


My love, she sleeps! Oh, may her sleep,
As it is lasting, so be deep!
Soft may the worms about her creep!
Far in the forest, dim and old,
For her may some tall vault unfold -
Some vault that oft hath flung its black
And wingéd panels fluttering back,
Triumphant, o'er the crested palls,
Of her grand family funerals -
Some sepulchre, remote, alone,
Against whose portal she hath thrown,
In childhood, many an idle stone -
Some tomb from out whose sounding door
She ne'er shall force an echo more,
Thrilling to think, poor child of sin!
It was the dead who groaned within.

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10 novembre 2007

.

Une amie indienne de passage au Bunker
m'a demandé

si je n'avais pas un faible pour les pieuvres...                 !

Seems so.

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07 novembre 2007

Marvels !

Je reviens de l'expo
"De Superman au Chat du rabbin" au Musée d’Art & d’Histoire du judaïsme
que j'ai visité grâce à l'obstination d'Alix : Wonders !

Histoire de ces dessinateurs juifs immigrés, de ces génies de l'East Side et de leurs couleurs magique...

Quel plaisir de découvrir les crayonnés de Will Eisner, ce génie absolu de la bande dessinée
ce personnage si humain et si chaleureux !

En regardant de ses interviews, tout comme la vidéo sur Hugo Pratt à la fin du parcours j'en avais le coeur serré d'émotion
ces démiurges au coeur tourné vers l'imaginaire, ces rocambolesques qui m'ont fait partager tant de rêves...

Quel plaisir de piocher dans les carnets de Sfarr, dans les délires de Crumb, dans les personnages de Kirby.

eisner_spirit_sketchCrumbHandbook
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Quel impact, de retrouver les planches de Maus,
« Prisoner on the Planet Hell » de Art Spiegelman... émotions des souvenirs de lecture, caché dans une chambre des
deux tomes de Maus sur la Shoah...

Mais le rire, l'humour, l'intelligence partout autour m'entraînent
Gotlib parle de Mad

Pratt parle de son enfance à Venise,
le Golem joue au Baseball et inspire Ben des Quatres Fantastiques,
The Spirit, joue les polars, entouré de Femmes Fatales
      beautiful but deadly
Tous les héros en -man s'envolent dans leurs costumes bariolés
dans leurs histoires emberlificotés, délicieusement kitsch

Magie des Comics au pages jaunes, aux Super Strange, aux Marvels, aux Nova que je lisais à Marseille

Un pur moment de bandes dessinées, merci Alix !

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Nuit des Meutes II

Mots semés dans le chaos.

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A vous de les retrouver...



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Nuit des Meutes !

La petite ceinture : un no-man's-land habités par des fous, par des loups
surtout pendant la Nuit des Meutes et ses incroyables virées :

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Nous avions le tunnel ! Nous avions le feu !
Nous avions fabriqué nos instruments !
La musique ! La brise souterraine et la fumée du foyer !
Les chausse-trappes menant tout droit aux catacombes !
Les ténèbres à habiter par des bombes !

Un jam déjanté plus underground tu meurs...
A l'abri du monde et de ses peurs...
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Erik Satie



Erik Satie parsème ses Gnossiennes d'annotations poétiques

Ma soeur jouait cet air pour moi l'espace d'un instant, et je me délassais sur cette mélodie si proche des pensées.
Nous découvrîmes ces petits poèmes glissés sur les notes.
Noam et Mona décidèrent d'en faire des pochoirs.
Cela devait être son premier :
aussitôt dit, et bientôt fait.


Retrouver
ma petite soeur
autour d'un atelier-cutter !
Son rire, son sourire, sa détermination
notre projet : vous le verrez bientôt !
Des petits mots glissés
Dans l'hiver qui
vient trop
tôt.





Très luisant (shining)
Questionnez (Questionning)
Du bout de la pensée (From the tip of the thought)
Postulez en vous même (Wonder about yourself)
Pas à Pas (Step by Step)
Sur la langue (On the tip of the tongue)

Avec étonnement (With amazement)
Ne sortez pas (Don’t leave)
Dans une grande bonté (With great kindness)
Plus intimement (More intimately)


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Avec une légère intimité (Lightly, with intimacy)
Sans orgueil (Don’t be proud)

Conseillez-vous soigneusement (Counsel yourself cautiously)
Munissez-vous de clairvoyance (Be clairvoyant)
Seul, pendant un instant (Alone, for a second)
De manière à obtenir un creux (So as to be hole)
Très perdu (Very lost)
Portez cela plus loin (Carry this further)
Ouvrez la tête (Think right)
Enfouissez le son (Muffle the sound)

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23 octobre 2007

Sommaire : pas de sommaire

blake
_luardlune_luard_endormi
mime

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08 octobre 2007

Marat-Sade de Peter Weiss au Teatro Armado.

Mouvements de fauve de Sade ce lundi 7 octobre après nuit-blanche
en plein théâtre, Sa-Delphine travaille sa descente du trône : éberluée,
Corday se prépare à bailler un coup imaginaire à Marat-pestiféré.

Un arrangement de malades, cette pièce montée par Sade à Charenton
écrit par Weiss pour nous autres santons. Fanny-mettrice en scène
vient mimer les gestes élancés du corps qu'elle désire voir s'incarner
on assiste à la matrice de ce que sera cette pièce quand elle sera jouée.

Nous répétons, tous nos gestes, répétés, décomposés : affinés ? revivifiés ?
ces gestes, Cégeste, s'amplifient, je vois les acteurs s'assouplir dans leurs mimiques
Marat oscille entre le petit rongeur blessé et l'araignée.
Marat malicieux quand Laura perce sous le paranoïaques des eaux.

Un code ! affirme Fanny, un code ! affirme Nayma : après le code de l'honneur
voici le code des comédiens : il doit s'apprendre dans la seconde.

les quatre chanteurs : Eugénie gouaille !
Emily digne monte sa voix dans les sphères hautes.

machine infernale infiniment hasardeuse et coordonnée.
Les rayures de la jupe d'Eugénie ondulent et gondolent une folie verdoyante.

les doigts de Sade : une manière belle d'index,
Sade, ou ce sexe mis à l'index.

Charenton sans charité.

Cigarette en entre-deux : celle de Sade sur scène et de sa moue, et de sa cendre qu'il
jette à l'annonceur. Celles des acteurs assis en tailleurs.

Margot, Corday marche sur le fil
(du rasoir, de la vierge, de l'histoire)
je me demande à quelle supplice Charlotte Corday fut effectivement condamnée.

Sur le divan au cuir divin : deux yeux, deux oreilles, deux voix qui se lèvent l'un après l'autre pour façonner
reprendre sur le métier la pièce et les maladresses pour qu'on s'efforce jusqu'au tour de force tant attendu.
La reine de pique et la reine de coeur, laquelle est ?

Une bassine, comme une fosse, d'où sort tantôt la tête de Marat : moitié d'homme
Marat l'homme-baignoire, l'homme du Grand Soir

Son eau teintée de sang,
il baigne dans son hémoblobine, il a le goût du sang
l'homme des déchirures.
Marat-Sade...

l'homme et son contenant : ami du peuple ennemi
de la paix.

Et puis il y a la salle'amandre du Teatro Armado
ces murs nus, criblés d'impacts qui n'auraient pas déplus à Murnau
ces échafaudages, et ce chaos que n'aurait pas renié Artaud !

Le théâtre des quatre chanteurs se cherche dans l'improvisation : Manon harangue en silence Corday la somnanbule
elle hume le parfum de la branloque qu'elle lui vend, pantomine à grand sourcil !
Voici l'aléa qui survient : Léa d'un geste de serpent lui tend le couteau de l'histoire
avec un sourire de requin !

Cette pièce, comique ou carnassière ?

et le petit minois de Sade qui triomphe, comment doit-il s'offrir au spectateur ?

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06 octobre 2007

Métro - Beautés meurtries

La première qui s'asseoit en face de moi
n'a qu'un doigt au bout du coude droit.

Et pourtant elle lit, décroche, sourit.

La seconde garde ses mains bandagés
dans les manches de son imper.
Cela ne l'empêche de faire la paire avec sa jeune enfant :
au travers de la poche elle lui effleure
le bout du nez!

Sous mes yeux éberlués.


Parti pour une Nuit Blanche.

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04 octobre 2007

DGRV : knocking repeatedly on heaven's door.

Hommage à Daniel : my strange twin from the other side of the mirror !

dgv_butterfly
Ce mage revenu de l'Orient (the great Journey to the West) désire passer sa vie derrière une caméra.
Souhaitons lui bonne chance et la bonne aventure...




"Silence! . . . Silenzio!"


Et il ne restera que la mer...

Le dernier plan de Pierrot le Fou
ou
du Mépris.

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