Au Bunker de la dernière Rafale

............le blog de Norkhat 0_O ...sous le signe du Capricorne et du hasard-objectif...

20 mai 2009

PPS

En direct du front, des nouvelles de mon double.


La grand-mère de Manon, affirme avoir voyagé au retour
à quelques sièges de moi. N'a pas osé me parler, mais l'aurait entendu dire au téléphone, "oui, c'est noam".

Dans le métro, je remarque un affiche pour le Théâtre des Amandiers,
un certain Noam Morgenzstern joue dans une pièce qui s'appelle,
STUFF HAPPENS,
I mean : come on !
Yeah, you could say "Stuff happened". And we're such stuff as dream are made.

Mais
Morgenzstern ?
Faites-moi rire, à moi mes bribes d'allemand : Morgen-z-stern ou l'étoile-du-matin.

Pas de duel avec avec un ange, donc, ou plutôt si.

Tout le monde sait que c'est le petit nom de Lucifer.
Je fredonne,
"So if you meet him
Have some courtesy
Have some sympathy, and some taste"

Ouais, ouais. Thank you satan.

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Epilogue

Epilogue.


Paris-Montparnasse. Il appelle L., sa ville est belle au soleil de Midi,
qu'il rejoigne Louis & Claire à Belleville, un 96 l'attend à l'arrêt. Il monte, il écrit, il décrit son rêve dont il a commencé à parler à L., au téléphone, et curieusement en anglais.
I had a dream my friend, and such a dream. On le regarde comme un étranger.

Il revient de loin, c'est vrai.


Le 96 parcourt Paris, il respire, croise des regards, d'autres personnes lancées vers d'autres histoires. A Belleville il s'arrête. Mais au moment de sortir, surprise :
il tombe nez à nez avec Manon et Jules son jules alias l'Atlas.

Ils regardent derrière lui, Manon attendaient sa grand-mère, effervescence de retrouvailles croisées : je suis un peu plus vieux, moi aussi !

Cette dernière, très joviale, avoue qu'elle vient du même train que moi.
Happy a many return.

Je les accompagne jusqu'à leur seuil.

Manon et Jules sont pour moi de grands êtres merveilleux, ils irradient d'eux aussi quelque chose comme le soleil. Manon attend une petite fille, à qui j'attend mon heure pour lui offrir l'intégrale de Rahan.

Me revoilà seul, sur le seuil.

Et je me rappelle m'être rappelé qu'ici-même je m'étais brusquement arrêté, en pleine nuit, à Vélib, pour prendre en photo, un tag caché derrière un arbre.

Un tag, un graph, un nom, peut-être un noam.

A côté du disque calligraphique d'une compagnie aérienne arabe oubliée.

Cette interpellation, retrouvée à des endroits stratégiques de Paris, m'avait poussé à apprendre à lire les tags, à les remarquer, à les relier en de longs flux incantatoires, en témoins de présences invisibles. Le génie du lieu écrit son nom dans les coins les plus innaccessibles.

Un slam se fignole quelquepart à ce sujet.

Je reprends une photo
P5100069
je prends Desnos un peu avec moi

"Je tourne en rond mais le ciel change
hier j'étais un enfant
je suis un homme maintenant
le monde est une drôle de chose"


Un nom, une écriture magique, après duel avec ange.

C'est moi qui ai changé, pense-t-il, bien plus que ce miroir.

"Je prends ça comme un bon présage."

Sur le Boulevard de Belleville une brocante retarde immanquablement son arrivée chez Claire.

De vieux appareils photos argentiques : comment résister ?

Et comment résister à l'envie de se procurer
de nouveaux objectifs ?
Saisir l'occasion semble le mot du jour.

Cette brocante qui présente au hasard tous les objets du monde, produira plus tard une autre image.
Une autre histoire.


Il arrive chez Claire.
Et peut prendre dans ses bras ses amis.
Partager avec eux un plat de Spaghetti, boire un grand verre de bière.

Ses pupilles ont des formes de lune, il retrouve enfin la terre.

Il leur parle de cette guêpe dans son verre transparent, qui sabre l'air,
et de synesthésies.

Claire part au Teatro. Lui sort d'un autre théâtre.
En marchant avec Louis il croise Alexiane toute surprise
qui dit c'est incroyable, que le hasard est fou,
que chaque délais, que chaque détour compte pour mille dans ces rencontres à l'impromptu.

Précisément. Il aime Paris et ses faits-glissades.

Avant de partir il avait croisé trois personnes qui ne l'avait pas reconnu.
Il s'était senti invisible.

Aujourd'hui il est un homme en vie.


Rentré chez lui il pose son baluchon,
fait peau neuve sous une eau presque bouillante,

et retrouve, là où il l'avait laissé,
là où il l'avait ôté.

Une bague.

MQBlO

Qui ressemble de plus en plus à l'Auryn de l'Histoire sans Fin.
Ourobouros, évolution et révolutions. Only Revolutions.


Ce noeud, qu'il avait choisi comme une alliance avec lui-même.
Il l'avait laissé là de peur de la perdre
et c'est lui qui s'était perdu.

En la passant il sait bien qu'il formule
une nouvelle alliance.
Qu'à nouveau il possède trois voeux.

Sur internet, il inscrit son histoire, jour après jour, morceau par morceau.
Son premier commentaire est signé 
emora@live.fr
vous vous rappelez Del Giudice, et ses personnages timetolose@find.it et EvilLive@theEnd.com

Internet, son langage et sa grammaire.


Au jardin des Rennes, Aurélie lui raconte ses voyages,
et devant Notre-Dame lui montre une affiche pour un grand concert de Beethoven,
l'avait-il vu ? Il sait bien qu'en marchant dans Paris il engrange la matière même de ses rêves futur.

Qu'aucune pensée n'est perdue.
Il se souvient d'un autre poème :


Le hasard n'est pas à vendre
mais s'offre à n'en plus finir
à la saison des ricochets

à l'orée d'une auréliade
errance inopinée qui dépassera de ses fruits
toutes tes espérances.




Mais le soir-même, c'est à un concert d'improvisation que son père l'invite avec sa soeur.

Lubat and Co. Un jour d'autre naissance, il était au festival d'Uzeste.
Ce soir c'est jam-total, chaos-impro, tout-monde et poèmes.

Lubat nous invite et son Lubathyscaphe navigue par toutes les Occitanies.

Vous pensez, si j'ouvre grand mes oreilles, et si mon kif n'est pas infiniment moderne.

Ces musiciens d'improvisation se relient d'une écoute incroyable
qui dit les silences, les soli, les chambardements.

Une oreille absolue.

La musique ici
et maintenant.


Glissade.

Le lendemain, à la radio, il tombe directement sur la lettre à Elise.
Le rêve à rebours s'est installé dans le réel.


Il monte le son.

Il écoute cette lettre qu'on croit connaître.
Son coeur oscille. Une larme, un rire.

A la dernière note de la sonate. Il referme cette histoire.

He's been
Riding the Synchronicity Wave.



The new chapter of our next tale
came from a friend
and is spelled
    O-C-T-O


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