Au Bunker de la dernière Rafale

............le blog de Norkhat 0_O ...sous le signe du Capricorne et du hasard-objectif...

31 juillet 2008

Dans le ressac d'un massage si puissant, si touchant,
de par les mains  d'une amie de la famille qui m'a prêté après un livre d'Alexandra David-Néel

dans le ressac d'un massage qui ôte ou qui étincelle le poids de trois ans de deuil pour ma Julie,
j'ai senti les noeuds craquer, j'ai senti la poussière du corps se soulever.

J'ai senti comme un frémissement d'aile en poitrine
et sur mes tempes, entre mes doigts, un raz de marée

Dans le ressac d'un massage si puissant, si touchant...

on peut avoir le coeur gros comme ça et en avoir gros sur le coeur
avant hier j'avais une migraine lancinante, elle m'avait dit : tu as la tête en feu, après ces quelques points passe là sous l'eau fraîche.
Et ainsi fait, et du tréfonds, en ma tête  toute dégoulinante d'eau glacée, était parti un grand éclat de rire libérateur.
Qui avait dissipé le mal, un rire sans raison autre que lumière.

Dans le ressac d'un massage si puissant, si touchant... aujourd'hui
je médite une heure lentement dans une chambre close
et après de longues circonvolutions une larme perle de mon oeil droit

je connais bien cette larme,
une larme vers l'intérieur, une larme vers l'extérieur.
Cela a toujours été l'usage.

Pleur que d'un seul oeil
dit-elle tu
Traces l'Amarquelarme
.

L'amarre ou la marque des larmes.


Le poids de cette année, des derniers mois d'efforts et d'interrogations
faire peau neuve sans être lézard : au lieu de muer...
mieux : se rapproprier son propre corps

enduit des sels de la mer morte, je vais à la mer vive, aux calanques de Marseille
redevenir un poisson ou un poulpe
poser les bonnes questions, trouver la juste vibration

Hey Jude,
Don't carry the world upon your shoulders.
For well you know that it's a fool who plays it cool
By making his world a little colder.


Posté par norkhat à 00:02 - Commentaires [2] - Permalien [#]

30 juillet 2008

.

Desolation Angel
by Jack Kerouac

A bubble, a shadow -
woop -
The lightning flash

Thunder in the mountains -
the iron
Of my mother's love

Mist boiling from the
ridge - the mountains
Are clean

Mist before the peak
- the dream
Goes on

as cold
  water in a dell
    on a dusty tired trail -

Girls' footprints
in the sand
- Old mossy pile

Posté par norkhat à 22:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 juillet 2008




En vitrine sont dix dieux à vendre


Rue Galande une passante sans galant
s’attarde à la vitre d’un antiquaire
où sont les dieux à vendre
aux côtés d’instruments rituels
de livres de magie

Un harnais ferraille et cuir invocateur d’orages
un bâton tendu vers des sources taries
le dessin naïf et savant d’un ange
vendus au plus offrant

Elle pense :
« Comment peut-on s’offrir le luxe d’une puissance morte
indice d’un peuple volé ou mort? »

Elle n’a pas encore décidé
si elle doit récuser ou conférer à ce fétiche le sacré
entre elle et l’inanimé existe-t-il
un sacre des pensées ?


Elle se perd au regard creux d’un masque
sans savoir qu’en voyant à travers 
elle le porte un instant
et l’emporte…


La nuit est avancée, la boutique faussement vide
Et dans la rue où les ombres s’allongent
on croirait presque entendre le bruit des songes.

P7090028


Posté par norkhat à 13:51 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Summertime : one of these days...

P7080001

A Paris qu'un ciel azur échaude, la Plazza est redevenue le rendez-vous du Summertime
sur ses dalles chaudes... ne penser à rien qu'au bonheur d'être en vie.
Se sentir balloté par la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin
Qui va fleurant la menthe et le thym...

J'aime le ciel qui se confond avec le mur de tiges du centre
j'aime ce serpent qui a toujours eu des choses à me dire
Center Point : à chaque retour au centre P. je retourne à ma Géographie des Sanctuaires
il faudrait quand même la finir avant d'arriver à Chicago
(à moins qu'on ne puisse écrire sur sa ville que depuis les hautes tours d'un exil ?
Et James Joyce dans tout ça ?)

A des heures indues, Paris appelle
et l'on se lance à la dérive, par tram, train, pour rejoindre le Quartier Latin,
celui des petites rues et des grands souvenirs.

Pas une ruelle sans rencontre imprévue, attendue !
J'ai retrouvé mon Jules et mon Quentin au détour de la rue Champollion
quand j'avais perdu tout espoir d'arriver en temps et en heure pour Zabriskie Point d'Antonioni
et que tous parmi mes amis étaient occupés ailleurs à d'autres choses

I bumped into Jules at the very time I was thinking "here is to one wasted evening !"
and Jules said : don't waste your time, come waste some buttles of wine !

Une troupe de musiciens avançait vers le quai de la Tourelle, le mot passait
"Nous partîmes cinq cents; mais par un prompt renfort  / Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port !"
et des amis de longue date rejoignaient de purs inconnus sur les quais, au pied de l'équerre,
derrière les dernières spires, derrière les dernières arches de Notre-Demoiselle dont l'ombre se découpait sur l'île.

Vers cet endroit ou autrefois un soliste de Jazz avaient les ailes d'un ange de Wim Wenders,
vers ces bancs poussiéreux ou depuis Victoria nous offrit un récital à la mesure de son talent,
ce décaissement des quais si propice à la vie nocturne,
j'ai tiré les Tarots sur un coup de tête à des inconnus au regard soucieux,

et là se délacèrent les histoires derrière les portes de la nuit
des cartes, de même cartes qui changent de regard,
des noms sur des archétypes, des espoirs.
Les cartes racontent l'homme comme un roman aléatoire.

La papesse, l'empereur et le vagabond valsent autour de ces histoires
et dans l'anarchie de la fête qui suit
comme de bien entendu j'ai perdu une carte
alourdie peut-être par ses symboles.

Je perds le XXI, le Monde
enfin : le monde retourne au monde !

on ne perd pas de cartes : on les sème
et j'en sais quelque chose pour ramasser de temps en temps
la carte d'un jeu de piste ininterrompue,
un joker qui me sauva la mise
avant que d'être perdu ?
Non... justement... remis cette nuit là à une jeune fille qui risquait d'en avoir besoin.
Un joker ça vous change la vie.

( Une des âmes rencontrées cette nuit, c'est un Jean-Baptiste Labrune qui écrit un extraordinaire "Rêve à Gaston", dont j'espère que nous reparlerons, et voici une curieuse paire, car j'ai eu le plaisir d'errer avec un autre Jean dit Le Baptiste, en d'autres recoins de la terre...

il est si doux de photographier Paris comme une ville étrangère !)

P7090018

Posté par norkhat à 13:47 - Commentaires [1] - Permalien [#]

In Bruges...

P7120041

Ah... Bruxelles : là tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

Ne vous fiez pas à la violence de la photo, cet homme que vous voyez est le créateur
de l'émeute individuelle.
Nous eûmes au demeurant un temps charmant, une compagnie délectable, des aventures inoubliables.

Oui, nous rockâmes le dancefloor de l'Homo Erectus en compagnie de trans' plantureux,
oui, nous prouvâmes à la face du monde que "lap-dance not dead"

oui, nous alternâmes entre sandwich monstrueux et repas aux chandelles jusque tard dans la soirée
dans un lounge nommé le Lion, sans savoir que quelques heures plus tard nous prendrions un pot
dans un bar ou d'entre les poutres nous observerait des cartes de tarots immenses et gravées au plafond.
Le lion de la Force clignait de l'oeil, je crois qu'il murmurait "à sa santé", l'homme du Chariot était remplacé
par un tonneau de bière, mais la carte centrale, inconnue au bataillon (quand nous venions de passer la soirée à inventer de nouvelles cartes !) représentait un soleil enserré dans une conque.

Dans la rue, une guitariste chantait Tears In Heaven : un toast à la vie, aux amis, aux futurs et à Julie, la plus belle échappée.

Que serait une nuit de débauche joyeuse sans la présence mystérieuse de l'ÉPHÉMERMÉTIQUE à mes côtés ?

Depuis le retour de Belgique, les fait-glissades n'ont cessé de tomber.

Il ne faut pas (hésiter à) tenter la merveille qui sommeille !

Posté par norkhat à 13:27 - Commentaires [1] - Permalien [#]

05 juillet 2008

Haeckel for fond d'écran

Tafel_088_300

Haeckel... ou le peintre des profondeurs...

because there are curiouser creatures than a "White Rabbit"

Posté par norkhat à 03:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Au pied du mur

Au Stain-Sceal, cette nuit,
cela faisait bien longtemps
comme je suis un peu rouillé
je fais des fossiles...
P7030014P7030013


Mona donne des ailes à l'ouïe de son Violoncelle...
P7030015

Posté par norkhat à 02:56 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Kali-Graphie

L'année finit, les mots reviennent
j'ai enfin du temps pour mes encres corrosives
premières gammes de l'été..

amis,
dites moi quel poème vous aimeriez...


calli032

calli032___copie

 

calli033

Posté par norkhat à 02:53 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Le bunker II

P7010007
Un grand merci à Louis, Oscar et Alex qui m'ont aidé à débarrasser le studio en face du bunker
dans cet espace libéré, qui sait quels rêves viendront s'incarner !

Posté par norkhat à 02:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]