Au Bunker de la dernière Rafale

............le blog de Norkhat 0_O ...sous le signe du Capricorne et du hasard-objectif...

12 juin 2008

Il y a mille ans...

jaspercouleurwu9

Stupéfaction...
Gandahar et la Planète Sauvage, deux films d'animations français qui ont bercé mon enfance, VHS usées jusqu'à la bande...
et dont le double-dvd récentissime, thanks to my sister Mona, berce mes nuits actuelles...

Contes de Science-Fiction, imaginaires, poésie... je reconnais chaque accent, chaque diction de leurs dialogues ciselés.
Et j'aime le trait de Caza dans Gandahar

J'aime le passé-futur des transformés.

J'étais-serai...

J'étais-serai de Gandahar moi aussi...
Souffle des hommes-métal. L'Océan Excentrique

transforme_chef_couleur

Il y a mille ans, Gandahar sera détruite et ses habitants massacrés
Dans mille ans, Gandahar a été sauvé et l'inévitable évité.

Stupéfaction...
alors que Syl et Airelle sont introduits dans le Métamorphe,
Airelle murmure :

"Ce corps qui nous contient
Ne connaît pas les nôtres
Qui nous habite est habité
Et ces corps les uns dans les autres
Sont le corps de l’éternité."

-Qu'est-ce que c'est ?
-Un poème terrien, qui m'avait plu...

Je n'en crois pas mes oreilles.

Je possède un Sac-Pieuvre, un artefact, une mise.
Le poulpe en question s'appelle Émile, à cause de Tomi Ungerer, Émile Lieusoulémers.
Mais combien de mes amis ont remarqué le poème entrelacé aux tentacules ?

Il y a un poème un peu effacé, il a l'âge du Bunker, de la fin du lycée, de la découverte du monde ...  ce poème.

Ces vers de Cocteau, qui ne sont dans nul livre et que je pensais avoir découverts pour la toute première fois dans le Testament d'Orphée
quand Jean est jugé par ses personnages, par Maria Casarès sublime en princesse de la Nuit.
Ce passage qui me prenait le coeur...

"-Et de qui tenez vous ces vers ?
-De moi-même...
-Vous mentez !"

Alors ce poème... je le connaissais depuis l'enfance aventureuse, et je ne le savais pas.

... de qui tenez vous ces vers...

De qui tenons-nous nos mots
ça ne tient qu'à un fil,
nos mottos

c'est si vrai ce soir de doute

Paul... "Sommes-nous près où loin de notre conscience ?"

et Pierrot
"Ah, la vie est pt'êt triste, mais elle est toujours belle !"


LE SENS DE CERTAINS MOTS NE NOUS PARVIENT PARFOIS QU'APRÈS DES ANNÉES D'ERRANCE

C'EST PEUT-ÊTRE LA VÉRITABLE FONCTION DES ANNÉES-LUMIÈRES.

Posté par norkhat à 17:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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