Au Bunker de la dernière Rafale

............le blog de Norkhat 0_O ...sous le signe du Capricorne et du hasard-objectif...

23 octobre 2007

Sommaire : pas de sommaire

blake
_luardlune_luard_endormi
mime

Posté par norkhat à 21:27 - Commentaires [4] - Permalien [#]

08 octobre 2007

Marat-Sade de Peter Weiss au Teatro Armado.

Mouvements de fauve de Sade ce lundi 7 octobre après nuit-blanche
en plein théâtre, Sa-Delphine travaille sa descente du trône : éberluée,
Corday se prépare à bailler un coup imaginaire à Marat-pestiféré.

Un arrangement de malades, cette pièce montée par Sade à Charenton
écrit par Weiss pour nous autres santons. Fanny-mettrice en scène
vient mimer les gestes élancés du corps qu'elle désire voir s'incarner
on assiste à la matrice de ce que sera cette pièce quand elle sera jouée.

Nous répétons, tous nos gestes, répétés, décomposés : affinés ? revivifiés ?
ces gestes, Cégeste, s'amplifient, je vois les acteurs s'assouplir dans leurs mimiques
Marat oscille entre le petit rongeur blessé et l'araignée.
Marat malicieux quand Laura perce sous le paranoïaques des eaux.

Un code ! affirme Fanny, un code ! affirme Nayma : après le code de l'honneur
voici le code des comédiens : il doit s'apprendre dans la seconde.

les quatre chanteurs : Eugénie gouaille !
Emily digne monte sa voix dans les sphères hautes.

machine infernale infiniment hasardeuse et coordonnée.
Les rayures de la jupe d'Eugénie ondulent et gondolent une folie verdoyante.

les doigts de Sade : une manière belle d'index,
Sade, ou ce sexe mis à l'index.

Charenton sans charité.

Cigarette en entre-deux : celle de Sade sur scène et de sa moue, et de sa cendre qu'il
jette à l'annonceur. Celles des acteurs assis en tailleurs.

Margot, Corday marche sur le fil
(du rasoir, de la vierge, de l'histoire)
je me demande à quelle supplice Charlotte Corday fut effectivement condamnée.

Sur le divan au cuir divin : deux yeux, deux oreilles, deux voix qui se lèvent l'un après l'autre pour façonner
reprendre sur le métier la pièce et les maladresses pour qu'on s'efforce jusqu'au tour de force tant attendu.
La reine de pique et la reine de coeur, laquelle est ?

Une bassine, comme une fosse, d'où sort tantôt la tête de Marat : moitié d'homme
Marat l'homme-baignoire, l'homme du Grand Soir

Son eau teintée de sang,
il baigne dans son hémoblobine, il a le goût du sang
l'homme des déchirures.
Marat-Sade...

l'homme et son contenant : ami du peuple ennemi
de la paix.

Et puis il y a la salle'amandre du Teatro Armado
ces murs nus, criblés d'impacts qui n'auraient pas déplus à Murnau
ces échafaudages, et ce chaos que n'aurait pas renié Artaud !

Le théâtre des quatre chanteurs se cherche dans l'improvisation : Manon harangue en silence Corday la somnanbule
elle hume le parfum de la branloque qu'elle lui vend, pantomine à grand sourcil !
Voici l'aléa qui survient : Léa d'un geste de serpent lui tend le couteau de l'histoire
avec un sourire de requin !

Cette pièce, comique ou carnassière ?

et le petit minois de Sade qui triomphe, comment doit-il s'offrir au spectateur ?

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06 octobre 2007

Métro - Beautés meurtries

La première qui s'asseoit en face de moi
n'a qu'un doigt au bout du coude droit.

Et pourtant elle lit, décroche, sourit.

La seconde garde ses mains bandagés
dans les manches de son imper.
Cela ne l'empêche de faire la paire avec sa jeune enfant :
au travers de la poche elle lui effleure
le bout du nez!

Sous mes yeux éberlués.


Parti pour une Nuit Blanche.

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04 octobre 2007

DGRV : knocking repeatedly on heaven's door.

Hommage à Daniel : my strange twin from the other side of the mirror !

dgv_butterfly
Ce mage revenu de l'Orient (the great Journey to the West) désire passer sa vie derrière une caméra.
Souhaitons lui bonne chance et la bonne aventure...




"Silence! . . . Silenzio!"


Et il ne restera que la mer...

Le dernier plan de Pierrot le Fou
ou
du Mépris.

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