Au Bunker de la dernière Rafale

............le blog de Norkhat 0_O ...sous le signe du Capricorne et du hasard-objectif...

26 septembre 2007

Fall_of_Hyperion_Front_Book_Cover

je viens de finir The Rise of Endymion !!!
quel bonheur...

je n'ai senti AUCUN des nombreux twists de l'épopée arriver. Mais j'ai deviné le dernier ! muahahaha
cela n'a en rien gâché le plaisir, au contraire. C'est tout ce que j'espérai.

Hypérion, Endymion : la Science Fiction emprunte à nouveau sa voie Royale pour changer ma vie,
ma vision des choses.

Merci Mr Dan Simmons...
(vous ne devriez pas laisser votre adresse à la fin du livre : je vais venir vous chercher aux états unis vous savez !)

me voici à la fin de cette longue épopée spatiale, de lecture haletante
qui a traversé sofa, piscine, train, forêt, feu, cours, banc, métro, réunion, lit.

refermer un livre, se dire on en sort grandit
et plonger dans les rêves !


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Louis me demandait ma définition du bonheur.

 

 

 

L'amour, les yeux dans les yeux de ma bien-aimée.
Le hasard-objectif, l'érotique-voilée, l'explosante-fixe, le magique-circonstanciel : tant de notions sur lesquels je voudrais écrire, ressentir pendant des heures. Ces choses qui sont, ces sons qui surviennent, ces songes... qu'ils me reviennent !

 

 

 

En réalité la surréalité est pour moi ce bonheur.

 

 

 

J'ai plusieurs fois tenté le diable, voulu mettre à l'épreuve ces principes réputés fumeux : j'en fus pour un grand incendie, pour la submersion définitive dans la merveille. Dans l'encre magique depuis 1870.

 

 

 

Je voudrais raconter ce hasard objectif, qui survint la nuit dernière.

 

 

 

Cette soirée au bunker se terminait tôt. Aurélie repartait avec ses amis. J'allais éteindre les lumières et dormir,
j'étais à bout de force. Elle m'enjoint de les suivre pour une folle virée dans Paris. On n'a qu'une vie. Avoir envie
de claquer la porte à la tranquilité : je les suivis.

 

 

 

Bien sûr, Daniel rodait de par la grand-ville, et fut de la partie : depuis son retour d'Inde, comment ne pas le croiser, à une heure indue, vêtu en prince, bardé de son nouvel attirail cinémato-photographique ?

 

 

 

Nous arrivâmes après péripéties maintes aux quais.

 

 

 

...

 

 

 

discussions, récits, jeux de mains.
...
pour raconter bien je devrais utiliser les notes de mon carnet, mais je me rends compte que le dernier épisode de la nuit fait déjà partie de la géographie des sanctuaires, qu'il est déjà manuscrit. Et toute tentative de m'en approcher suscite la fatigue extrême de celui qui n'ose pas travailler.

 

la mémoire des faits, rien que des fées...

soudain silence.


de la musique...

 

nous sommes assis presque au bord de l'eau, juste en face et sous notre d'âme, certains du groupe sont un peu soûls.
comme à moi-même, comme pour moi-même j'entends un air de Jazz.

 

 

 

j'entends...comme si je l'attendais, comme s'il m'attendait.
je fais signe à Daniel


et nous voilà adossé à la péniche voisine...

 

épiant, écoutant, dans une lumière de Sépia, ce musicien.
sa concentration : en faisait-elle un soliste-sollipsite, ou au contraire un homme tout entier lancé dans le don
de soi,
soit ça : sa musique emplissait l'air de plainte et de cris, de murmures de joie infini, de tristesse, de rires : du Blues au Jazz
sortes d'extases,
silences de stases...

 

 

 

P9220599

 

(bien sûr, cette photo est nue, dénué de galaxiale musicale, mais la scène est là,

indéniable...)

Il jouait pour la nuit, il était peut être 4 a.m., pour les arbres et les péniches,
pour leur étranges canopées, pour les remous silencieux, pour l'ombre qui dansait
et pour quelques auditeurs emerveillés


L'ombre des anneaux d'airain, hantée, penchée par les néons lui faisait
deux ailes d'un ange de Wenders.


Cette musique, inattendue, inespérée, à mettre les larmes aux yeux, le chaud au coeur
comme on aime cette musique. Etait-ce vers ce point précis des quais que je me lançais
précipitemment, à bout de force, en rejoignant la folle épopée hors du bunker ?
Vers ce moment de paix intérieure qui devait marquer un renouveau de la nuit vers toujours plus de pochoirs
et de péripéties ?

 

 

Le hasard Objectif avait encore frappé.


Et le fait glissade fit son apparition.

 

La musique, dédiée à la nuit, aux remous, remuait dans mon âme la mémoire d'une nuit sans étoile
où je traversai furieux, triste, et sombre comme l'ombre les ponts de paris, si tard après minuit
était-ce après la mort de julie ? je ne saurais le dire.



mais une musique, jaillie de nulle part m'avait heurtée comme un canon. j'étais... dans l'attente d'un signe
d'une cigarette fumée sur la rambarde du pont, il y a si longtemps.



Un air de Jazz, des notes de Blues, impossible de savoir qui, d'entendre d'où.
Juste cette musique douce à mon coeur. Et la nuit apaisée tout d'un coup

Comme la colère tombe, et la peur.

 

 

 

Je voulais alors écrire ma cristallisation   : le Dit des Bords de Seine,
de là, la magie "du seul phoniste au saxo roux"

je m'étais bien sûr trompé d'instrument : c'est en fait un Bugle
et bien sûr, je résolvai après bien des histoires,
le mystère de l'air de jazz invisible à pas d'heure sur les pas de minuit
sur les pans de la nuit


un sourire de bonheur à cette coïncidence,
à cette danse des échos
qui se mène chaque nuit aux quatre coins de paris
pour tous ceux qui veulent vivre, mais vivre !

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mémoire des carnets...

manifeste sommaire d'un sommaire manifeste....

quarante cinq carnets depuis la terminale, quarante cinq de ces petits carnets à spirales, rituellement achetés à Gibert
et demain comme tant d'autre fois j'irai l'acheter.


recopier ses carnets n'est pas aisé... mémoire morte, instantanés, trésors cachés.

compromis : un antique puis un passé proche et ainsi de suite. la mémoire à petit bond, le passé par résurrection.
la vie, sous son intensité. les pensées inoubliables oubliées. les secrets (plus tard percés à jour). Les récits de rêve,
infiniment précieux, infiniment mystérieux.

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comme le chante un célèbre chanteur Molvanien :
"Inside tank of fuel is not fuel, but love,
Above us, there is nothing above,
but the stars, above

All systems gone!
Prepare for downcount!

5....4....3....1! Off blast! "

autrement dit, je dois bientôt rentrer en cours.
Vu le nombre de projets dans lesquels j'ai mis les pieds, de lettres en retard, de rêves à réaliser : je vais percuter à pleine vitesse le mur
encore indistinct du double cursus Master de L.G.C./License d'anglais.

petit bonheur : que Monsieur Le Chien répond à mon mail sur la sélection kitsch du monde par un post sur son blog dont je suis un fidèle lecteur.

petit écoeurement : dans le métro à minuit, une troupe de contrôleur patibulaire. ils sortent sur le quais. au moment où le métro redémarre,
j'entrevois la scène : deux personnes dorment sur le sol. Un des controleurs sort un carnet, l'autre enfile une grande paire de gants en plastique noir (pour ne pas les toucher ?!). Le troisième les réveille sans ménagement.
dehors, j'avais commencé à ressentir la morsure du froid...




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19 septembre 2007

As Seen on TV

Allons voir Seen...

 

Du jamais vu pour moi : quelques infos de base : godfather du graph selon certains il commence à peindre&bomber à 11 ans, en 1973,
les métros de New-York chatoyants, les rames entièrement repeintes cela ne vous dit rien?

 

L'expo a lieu à Montmartre : Seen City - l'allusion serait trop facile si Seen n'avait pas la tronche d'un véritable personnage de Frank Miller, les bras (et le reste parait-il) couverts de tatouages jusqu'aux doigts. Mais la tronche est affable, le personnage doux. Du moins à l'expo, selon Manon qui le filme travailler dans son atelier, il ne boit que du Jack Daniels et ne mange pas. Je m'approche des Graphs en question:

 

comment dire... tout de suite on sent la maîtrise, gestes assurés d'un grapheur qui a laissé derrière lui, il y a longtemps, les rames bariolées de New York City.  Maîtrise : ou même Total Kamok : total Kontrol sur les dégradés, les contours de morcelures.
Géométrie d'un Grand Ancien de la rue qui orne ses toiles d'un Stencil "MAD TRANSIT ARTIST", Mad c'est son frère doit continuer d'exister. En contrebas de mon poste d'observation on voit Manon Gecko et Seen le Godfather rigoler.

 

Certains graphs sont d'inextricables noeuds de flèches superposées reposées. Un graph est une sorte d'ennemi mutant des panneaux de signalisations, clairs, fonctionnels, laids, mornes & morts. Le graph est explosif, intriqué, bariolé. Expressif. Vivant comme une éclaboussure de couleur sur les murs, comme un parasitage vital du béton noir et gris.

 

Tout à la main, à la bombe (à ses caps ) : sens extraordinaire des lignes et des courbes, des parallèles et des orthogonales. Géométrie parfaitement, parfaitement faite à l'arrache.
Lettrages inorthodoxes aux contours s'imbriquant parfaitement, fortement dans les flèches. Et l'on ne sait si c'est couleur ou contour.

 

Cette noirceur des contours, cette douceur des plages
de couleur.                               Ces lettrines en pochoir
ces dégradés de tramage : détournement des chromatiques
d'un plan de métro : les couleurs pures, purement inventée
de la signalétique-image. Couleurs qu'on a appris à lire, identifier
et qu'on ne savait plus regarder.

 

Quel sens des imbriqures, cher Seen
et comme cette maîtrise parallèle des formes urbaines m'émeut...

 

réminiscences des graphs, ou plutôt des fresques qui font respirer la ville, posés la nuit,
issus de la nuit et de la hâte tranquille des artistes qui prennent véritablement le risque
des couleurs, au prix de leurs libertés & de leurs kopecs.

 

Tout est morcelure mais tout est absolumment continu.

 

Indeed, have you seen Seen ?

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Jazz at le sunset then aux Sept Lézards...

Jazz...
qu'est-ce que le Jazz enflammé sinon la salle enfumée de l'Intermédiaire soudainement transportée de Marseille à Paris-City,
comme par enchantement, un chant... lentement... se forme : et ça repart, comme par enchantement.
Et ça ne va nulle part sinon dans cet à-part, du jazz, soli, solo. Motto : get the rythm. Guette le rythme.

Les notes sur leur lancée : frappée volée, la contrebasse tabassée du bout des doigts, le piano plaqué, contre-plaqué d'accords peu carrés,
ce xylophone qui détonne et s'étonne entonant la mélodie basse des mélodies de nasses et de silences "atteints".

Silence. Tout s'éteint.


Pendant un concert - comme pendant tous les moments cruciaux de la vie - on oublie que la vie existe.
Du fait simplement que nos sens, de concert, enfin vivent...

La construction tortueuse d'un rêve. Musique langoureuse, tortue de rythme de souffle avant le saut : on avance et tout saute en tremplin d'étoiles pleines la tête pleine à exploser si soudaine est la musique ! Rien à juguler, tout à désirer, tout à emporter.


L'air si frénétique de son, si soudainement plein exulte

Si assourdissant est ce silence...

Corde à vide...

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14 septembre 2007

Après HYPERION lu frénétiquement à Marseille, à la Cugnassarié
mes nuits parisiennes sont consummées par ENDYMION

gosh ! ce damné livre me fait tressaillir de joir, de pur plaisir de lecture,
même que parfois mes yeux se mouillent devant la vastitude de certaines perspectives

qui est ce Dan Simmons !

il me tue (dans un bon sens) avec ses références  à Yeats, Keats
et au magicien d'Oz (especially that one, the bastard !)

"Toto, I've got a feeling we're not in Kansas anymore."

Il faudra écrire longuement sur ce livre, et en tirer des enseignements sérieux
sur la SF à venir, et sur la littérature de fiction tout court. En plus il résout le dilemne d'Abraham, je le crois pas,
plus fort que Freud et son moïse !

tellement d'ampleur, temporelle, cosmique, tellement de merveilles, tellement de larmes.

en plus, je suis sûr que le futur va se passer exactement comme ça,
i wish i'd be there to see.

i guess i'll have to write instead, a letter to distant years.

gosh...

Posté par norkhat à 02:30 - Commentaires [3] - Permalien [#]

Aurélie : Et si nous allions à la Fontaine de Rilke ?
Facinet : Tu veux dire la Fontaine aux Grenouilles ?
Noam : Vous voulez parler de la Fontaine "aux deux lettres, aux trois anneaux" ?

 

Et ils se dirigèrent vers un curieux plan d'eau du Jardin du Luxembourg.

 

Fait Glissade : depuis que j'en ai parlé à une amie-gecko, il en arrive plein, comme de dernières rafales.
Types de fait-glissade : l'objet qui tombe : parler de quelquechose et le voir débouler (quand on parle du loup)
parler d'un artiste grapheur et trouver sur le sol un masque de grapheur.

 

rencontre de personnes : rencontrer un escrimeur à un cours de tango, le croiser plus tard en costume médiéval dans le métro
après avoir pris maints détours : au bon endroit, au bon embranchement de couloir ? Incroyable.

 

rencontrer à la croisée de la rue Danton, une personne venant du sens inverse que l'on voit tous les dix du mois : arriver à 23H44 exactement à l'embranchement de la rue en venant de deux directions opposées.

 

tout est si naturel dans la coïncidence. j'en tais mille qui me viennent à la bouche et que j'accepte avec un sourire heureux.
À la merveille !  Ah, chère Merveille.

"Je ne crois pas en la magie" : si seulement ce n'étais pas une formule magique !

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13 septembre 2007

pendant un concert - comme pendant tous les moments cruciaux de la vie - on oublie que la vie existe.

 

Du fait simplement que nos sens, de concert, enfin vivent.




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Concert de Jazz au Sunset


Si assourdissant est ce silence !

 

Corde à vide...

 

Xylo-Cristal :

 

"beat" avide

 

solo s'installe !

 

extase en jjjazzzzzzzz

 

http://jazz.group.free.fr/in&out/

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