Au Bunker de la dernière Rafale

............le blog de Norkhat 0_O ...sous le signe du Capricorne et du hasard-objectif...

28 juillet 2007

Surprise surprise !

pierre_et_gilles_mercury

J'étais donc le seul à ne pas le savoir...
I was very PLEASED withe the DOUBLE JE exhibition at LE JEU DE PAUME
grâce aux bons soins d'ÉMI et d'ALIX
j'ai pu découvrir PIERRE ET GILLES

quel odyssée extatique entre le kitsch des madonne, les queues art pompier, les larmes de "Mannré"

et les visages de déesse, les yeux de fauve et de faunes, les anges d'elle, les nus de l'histoire Seinte,

les ressentis et les fantasmes, icônes suaves, bataves, batârdes, bavarde d'une époque pop disjonctée, allumée

ensanglantée, ruisselante de larmes de sang et de sève.

Vive ces nouvelles Eves entre/dans ces beaux Adams dent contre dent.

J'aime ! Les cadres de glace, de garce, des plastique, de répliques, de bois, de marbre, de son : j'aime les couleurs d'étoiles occultes et pastels. Les photos retouchées à l'infini : travail infiniment physique des entrelacements de lianes et de paillettes

regards lointains. vits attendris ou meurtris. images immergées dans le monde d'aujourd'hui. parfois plus proche qu'on ne le pense
ou passe. jusqu'aux "fraises" de l'innocence.

Pierre et Gilles : signature duelle pour des oeuvres duales, pour un duo endiablé aux cent métamorphoses.
Ils osent...


OR ces deux énérgumènes habitent et travaillent, nous dit le prospectus au PRÉ SAINT GERVAIS
oui, ce nom de ville ne vous est pas inconnu
c'est la mienne

enquête, exaltation, mais je ne trouve rien
jusqu'à ce soir, pour X raisons j'évoque les artistes devant mes parents : "mais ils habitent au 27 !"

ARG ! L'atelier des photos de OUF de PIERRE ET GILLES
et donc situé JUSTE EN FACE DU BUNKER !

COINCIDENCES d'ONDeS : j'en déduis que j'ai posé mon premier pochoir...
JUSTE DEVANT CHEZ EUX !

moo-hoo-ah-ah-ah-ahsard-objectif!

Nous DEVONS leur concocter une surprise subtile pour la première soirée de la rentrée !
pour signaler notre présence et notre admiration sans faille,
une statue, une fontaine en mastoc ? un truc subtil

j'attends vos suggestions...
(Emi, on pourrait ressortir le concept doxa de Feuilles d'Automne peintes et vitrifiées avec un texte)

this is just GREAT !

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pg48


Je n'ai pas ici le carnet contenant mes notes de l'exposition (il faudrait se retrouver pour partager de tels
compte-rendus visuels et émotionnels) mais tout cela augure quelque chose de prodigieusement gai

 

J'avais toujours soupçonné qu'on se livrait à des activités étranges de le sous-sol de cet immeuble étrangement éclairé
strange vibrations at curious hours of the night :
on y mijotait les ailes du désir de quelque accordeur de tremblement de terre.

TO BE CONTINUED...

(with you cher lecteur ami intime parfait étranger : un petit commentaire deci-delà
serait la parfaite cerise sur le gateau... Le lieu a besoin pour vivre de vos échos, des vos mots, de pistes nouvelles...
"Raoul Duke : Our vibrations were getting nasty. But why? Was there no communication in this car? Had we deteriorated to the level of dumb beasts? ")

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27 juillet 2007

Marseille : première plongée depuis... des siècles.

The Dance was exhausting.
The Dive is vivifying.

Quelques pas hésitants, la nuque, le torse tâtés d'eau.
Et puis la tête entraîne : le plongeon.
Forget about the pools, the baths : boundless,  there was the world under there : the Sea. She.

Ever Wanted to be a dolphin?
To breathe there ?
Monopalmer en serpente. Onduler du long : Impulsion démente  jusqu'à crever la surface.
Faire surface.
Tuba : tube à évent.

Like a Whale. Parcourir les distances de l'impulsions.
"Est-elle almée ?"
Etre palmé...

Retour à l'élément. Choc dimensionnel : and I ask mysefl : HOW LONG, HOW LONG SINCE I WENT TO THE SEA ?
I embraced the water.
Je retrouve mon enfance, mon adolescence, mon futur : toute cette partie de ma vie aquatique que j'avais oubliée.
J'étouffais sur la terre, je retrouve la confiance, la brassée, l'embrasée, le grand bleu.

I feel like a very special Nine Inches Nail's Song incarnated ( 11 - LEFT - THE FRAGILE)
et pour une fois c'est une bonne chose.

Great gods...
Je suis un poisson.

Oursins. Docteur Oursin mon vieil ami planqué sur un flanc de rocaille.
Je l'ôte en répartissant le poids de mes doigts, les oursins ne sont pas seulement ces pelottes d'aiguilles craintes.
Je pose la sphère périlleuse sur ma paume, j'attends quelques instants : Smile of the urshin.
Filaments ocres qui partout palpent. Chevelure inversé autour de l'étoile des dents.
Vélocité inattendue.
Je retrouve des mots, d'une antique érudition : Échinodermes : les animeaux à peau d'équinoxe : les oursins, les étoiles de mer, les holothuries possèdent un corps à cinq branches, à cinq dents, cinq mouvements déployés dans l'espèce et dans l'espace selon des habits très différents.

Je visite les espèces marines.
Avec mon masque de plongeur, je ne me sens plus très proche des nageurs en sandales qui n'arborent rien.

La mer,
la vie sous marine : le vol plané pratiqué entre deux eaux. Les courants chauds comme le jour, et ceux glacés comme la nuit. L'eau douce qui passe en source et provoque une vibration dans l'onde sous-marine. La liberté.

le sel me pénètre et me boucle les cheveux.
Je retrouve mon visage de Grèce.
Je veux garder longtemps ce sel.
La tempe retrouvée.

Le monde du silence ?
Je ne crois pas. Mais je ne peux pas raconter.
A part le jour, comme un immense plafond de verre, comme un immense miroir de vertige, comme un retournement de puissance,
la verticalité de l'air, sous l'eau bondir foncer crever cette toile tendue et respirer,
respirer.
Enfant je tenais des mois en apnée...

Dans les souvenirs de la journée, le rêve de la nuit prend la place :

leur visage n'est pas humain, nous sommes dans l'Après, comme souvent, après la Guerre, après le Monde,
nous pillons le contenu d'une armoire, avec cette tribu qui m'accueille même si le décors est l'apartement des parents.
Les figurines enfantines les fascinent.

Je dors en hauteur, contre la rugosité d'une ruine de téléphone.

Je remarque un peu partout, mais à trop de distance de singulières empruntes de pied, bleues comme l'encre.
Est ce de la téléportation ?
Les hommes et les femmes de la tribu n'ont pas à proprement parler de pieds...
pressentiment.

Deux bras de mante religieuse qui s'enfuient par la porte : tout s'engouffre chez James et tous nous les suivons.
Une autre tribu.
Une jeune fille dont les bras de mante se fondent dans ses avant-bras d'humain.

Nous somme les monstres, pas eux.

Une très vieille télépathe écoute mon histoire. Je parle des apparences souvent trompeuses. J'ai la certitude qu'elles le seront à partir de maintenant.
(ainsi, comme j'en ai le souvenir, mes ancêtres furent trahis par un homme, habillés en grand-méchant-grandguignol XIXème siècle, qui dissimulait un canon dans son poignet droit)

Elle sourit.

Je vais à la terrasse pour voir : c'est à présent une librairie très peuplée.
Partout des livres de poésie que j'ai toujours voulu lire, et d'autres dont je n'ai jamais entendu parler.
Je feuillette des livres dont j'aimerais avoir dans la veille une connaissance plus précise.
dans l'entrée de la bibliothèque vit un peuple d'hommes dont la tête est un large pied, dont la paume (de pied) comporte toujours le visage de John Lennon, en très blafârd.

Quand je me pose la question de l'argent, et s'il m'en reste, je me retrouve à flotter, en apesanteur.
Et je plane :
soudain trois vieilles amérindiennes  apparaissent et forment un rituel : un videur patibulaire s'approche.
Elles prétendent honorer un territoire ancestral d'avant la Guerre : je m'interpose et je hurle
DON'T YOU CARE FOR THE RAIN ? DON'T YOU CARE FOR THE RAIN ?

Le videur est terrassé, la vieille laisse sur le sol la marque d'un poing fermé d'où jaillit une demi-fontaine.

On me dénoncera à la police. Je m'enfuie, je passe devant l'appartement de Blutch : il a toujours été en travaux, il abattra la première personne à tirer sur la porte.

Pendant ma fuite : je pense au Bunker : qui sait par quoi il a été repeuplé !

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22 juillet 2007

HASARD AU GLAZART'

I danced the night away.
At the Glaz'art, on the beat of the Disc-Jokeys (wearing Nacho Libre masks)
I danced my SOUL away.
I danced seven consecutive hours.

I was oberon, i was ziggy stardust, i was julie.
I was whole.

J ai dansé seul au milieu des couples et des des gens qui pour pas se faire choper par le vigile à la maglight roulent des joints debout, en dansant dans la foule, limite d'une main.
Un couple magnifique s'embrasse tout le long durant et fume avec plaisir, je les envie.

I danced my soul away au milieu des battements, et des frolements.

Tape tourne et tournoie rythme et cri, gutture, happe, claque et repart
dame et démarre sape rape tac-tac-tac les pieds les mains les hanches
le corps qui balance et la pensé qui déraille à chaque tour de tête
à chaque couronnes étoilée de capillaires dantesques dans les airs.

Entre deux coupes j ai lu soixante douze page de l'André Breton de Julien Gracq, perché au creux d une lampe.
Lecture fantastique dans un état d'été second.

I touched the thing under le the lines. I read his minds.

Les mots flottaient déchiraient envahissaient la vue : notions du Surréalisme appliqués à la vie
vérifiées par le feu, initiées par l'Ulysse, abreuvées par l'Aleph, déroulées par la Pieuvre
        emportées par la danse.
Always keep a book nearby...

Surprise inlassable  de ma/mes voisin(e)s de banquette (surtout à la fin de la nuit).
Pourquoi t'es pas chez toi?
C est drole les livres c est plutot dans la bibli.
Mais tu vas bien?
Putain : t'es motivé.
admin015

Moohooahahaha.

admin016

(pics : from the Invisibles, it was very similar to my experience, mais en solo)

Au bar deux angelots mutilé : les répliques d 'Avalon de Mamoru Oshii
J ai le corps aquatique, extatique,
         exténué.

I watched. And I listened. J'ai observé les danses, les styles.
Oscillé entre la piste le bar les couffins le couloir
bousculades, les corps endormis. Ceux qui les tirent du sommeil
ceux qui les tirent tout court. Les regards complices.
La sympathie.
A l'autre bout de la nuit.

I danced my soul away, le soleil me surprend le nez dans mon bouquin.
Je marche la tete haute parmi les fetards.

Au jour le visages des fils et des filles de la pénombre change.

J'aurais pu  demander des prénoms.
Mais je m évanouis dans l"aube.
Je m enveloppe de fatigue.

I walk, i walked my heart away to the bunker. 

my love is so far away.

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21 juillet 2007

six in the maurning...

J'ai passé des heures à contempler (et à échouer lamentablement à en faire un montage photo sur Imovie) les fresques des soirées du Bunker...

Il y en a énormément (plus d'une trentaine)... elles sont toutes : si différentes...si tangentes...
échos d'atmosphères, de personnalités présentes, d'oeuvres singulières ou collectives,
toujours les grands rouleaux ouverts...

depuis deux ans. des fresques sur des rouleaux de papier blancs.
(il faudrait prendre en photo la fresque originelle sur papier kraft de l'ouverture du bunker, il y a quatre ans de cela)

deux ans... et oui : encore un cadeau surprise de Julie, puisque c'est Léonard qui nous les lègue
et que c'est pour elle qu'ils avaient fait leur apparition.

Appel à la création...
Souvenirs de bons moments passés ici avec vous.
(it's a lonely place when i'm alone there... I miss you all)

Beware : an octopus of visions !

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Two in the Morning

Je voulais parler longuement de théâtre
avais-je pensé
je parlerai d'abord du cinéma
et puis j'oubliai

on se promet d'écrire ici et puis on est emporté par le quelquechose
sonnant vibrant déboulant dans nos vies.

Le cinéma.

Et Pierrot qui Demande à Samuel Fulher : "J'ai toujours voulu savoir cke c'était au fond kle Cinéma."
01
Les cinémas pour moi : du quartier latin, de la rue champollion, un des sanctuaires itinérants de ma géographie :
ce ne sont pas une maison, mais ils ne sont pas exactement à ciel ouvert : il suffit de s'aventurer dans la rue Champollion
j'aime infiniment cette rue j'y ai fait la roue, le fou, des folies.
Elle a gardé plus longtemps que les autres les affiches que je collais
le 28 juillet 2006
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il suffit de s'aventurer céans pour illico s'engouffrer dans une salle,
toujours ébouriffant, inattendu, surprenant, le film qu'on avait pas prévu
on en avait entendu p., mais personnellement, non, on ne l'avait pas encore vu.

Baoum, les personnes chères ces temps-ci se réincarnent sous la forme de grandes baffes visuelles.

Je sors du Dernier Tango à Paris.

Et Julie lors de sa première incursion dans un de mes carnets, avec Nathan, au bon vieux temps, n'écrivait-elle pas :
"Il pleut de mon ciel des tangos assassins "         ?

The last dance...

Ces derniers temps les films qui bouleversent beaucoup au cinéma s'appellent : "the last tango in p..."
"the love of the last tycoon"

they last mais ils durent

ils me laissent scribouiller pendant le générique des mots éparpillés épars dans le nouveau carnet
longtemps longtemps après Julie, longtemps après l'époque où le film a été fait rêvé monté.

Ils me laissent : des visages
à moi de me débrouiller avec ces regards de fées.

Kathleen dans The Last Tycoon de Elia Kazan
interprétée par Ingrid Boulting - ce nom ne me dit rien
non, rien que ses yeux sur lesquels la caméra s'attarde avec douceur, douleur, douceur
comme le regard de Monroe Stahr.

Souvenirs flous d'un ami et de sa pièce :

un jeune homme disait à la mort : vous ressemblez à une femme que j'ai beaucoup aimé
et la mort de répondre : ce ne serait pas la première fois.

Ne pas tomber amoureux, une seconde, avec la caméra, d'une étoile de cinéma.

A l'improviste, on improvise ... quoi
une sortie cinéma ?

Se fondre dans une file, c'est plutôt faire son entrée, discrète certes, mais son incorporation momentanée à un monde dérobé
certains cinémas sont montés sur des scènes de théâtres.
Sur certaines scènes de théâtres, nous en reparlerons, on fait son cinéma.

J'aime, quelque soit l'heure, ces petits cinémas. J'aime avec tendresse les passants qui se penchent sur les programmes quand je marche dans le quartier latin. Je cligne de l'oeil au mec du Champo,  à la dame du Reflet.
Je scrute du regard les visages hétéroclites des foules empiriques qui font la queue pour telle ou telle de mes bobines fantasmatiques.
J'aimerai dire : je partage.

Pourtant fort peu de rencontre y furent faite à part brève et passagères, autour d'une cigarette.
Mais que de moments partagés si intégralement avec mes amis.

Rires,            pleurs,             (caresses).

I remember : Le Septième Sceau, Orfeo Negro, Arizona Dream.

Le Dernier Tango à Paris :

Les Ailes du Désir mêlaient l'allemand au français et je me disais : c'est si juste les pensées s'entrecroisent dans les langues comme les langues s'entrecroisent lors d'un baiser aérien.

Mais le Dernier Tango à Paris ne se préoccupe pas de la pensée, il switche brutalement, insidieusement du français à l'anglais.
Comme les corps s'encastrent ou rient ou se détestent ou danse ... le curieusement comique dernier tango à paris.

Pour les deux amants qui ne sont pas séparés par leurs noms
"No name ! No fucking name ! I don't want to know anything about you"
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Ce film a couté très cher aux acteurs qui l'ont accompli
they felt raped and manipulated
mais il donne beaucoup à voir, à penser, à sentir.
Tous ces films sur l'amour
violents, à différents degrés, sexuels, à différents engrais

"on changera le hasard en destin".
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Ce film sans nom
est aussi un film de nom,
les noms se recoupent : faites attention : Rosa (Luxembourg), Paul (Verlaine), Fidèle (Castro :p).

L'actrice s'appele : Maria Schneider.
She was nineteen back then, hell of a way to break the screen.
Hopefully it didn't break her. Not entirely.

She's so wholely beautiful and witty.


Comment suis-je arrivé ce soir au Champo, avant une longue nuit

et une cigarette échangée à un inconnu contre un Milk Shake à la Vanille ?

Avant de passer chez Céline pour un tournoi de Soul Calibur, i went and wandered off Jussieu
et pour la première fois j'ai passé un portail du Jardin des Plantes pour la première fois depuis oh des années
mais la veille j'étais passé devant les grilles qui longent la seine et en contemplant avec Kevin les autruches
(who actually STARED back)
je pensais à y faire un tour.

Et  moi de chanter ce refrain dans la rue :

"Jardin de la Pépinnière en fin de semaine : encore une heure de jour et la nuit vient"
C'était la fin de semaine, mais le coeur de l'été.

J'ai pénétré un nouveau jardin des mystères : il faut profiter des grilles entre'ouvertes : des PORTES BATTANTES
comme un récit ouvert au coeur
qui bat

là bas ! Un belvédère ? Quel drôle de mot s'impose à la douceur
du jour

Qui soupçonnerait depuis la rue ces hauteurs !

La musique couvrant le vent les bruits j'écoute Archive j'hallucine entièrement au milieu des arbres

un sentier Totoro entre les buis je m'y engouffre je me glisse penche et rampe sans gêne : c'est Alice !
J'évite à tâtons les ombres des buis et des bruits
puis je débouche : le belvédaire solaire trône sur la fin de l'après-d'après-midi

chaque hauteur est un regain de lumière je me réchauffe au feu
voici le jardin des plantes éthérées
était ce la pépinière dont parlait la fille de la chanson dans le film des Chansons ?
J'ai plus que chaud
des jeunes de banlieus partagent un joint avec de vieille mémé du quartier.
Trop fou. Je dévale la pente pour arriver à mon rendez vous.

Le jardin des pleins
le jardin des plans

(plantés)

au sein du sein.

Voici la fin du jour, le début de la nuit
quelques mots lancés sur la toile : ils rebondissent à la figure.

A vous ?





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19 juillet 2007

Les Chansons d'Amour

Tout le monde m'avait dit : va voir les Chansons d'Amour
dès les premières images je suis séduit par Paris ainsi filmé
je voulais voir très fort une histoire d'amour pourquoi pas
suis-je si sentimental : personne pourtant ne m'avais prévenu

cela m'a heurté, on appelle ça de plein fouet, c'était
la résonnance sympathique on appelle cela ainsi.
Je n'avais pas remarqué que la fille du trio s'appelait

Julie.

Je ne l'ai entendu qu'au dîner de famille
quand quelqu'un dit la phrase
"c'est la première fois que j'y retourne depuis la mort de julie"

and it hit me.

Depuis une heure je regardai un film sur la mort d'une Julie
people cried on the screen, i cried my heart out, as i still
can't do in the usual life.

La bastille sous la pluie, we saw it together.
Le long chemin des morts montparnasse cimetière, oh, je connais bien l'endroit.
Don't I ?
Don't we, Julie ?
                                            (don't we my friends, Félix we carved on the doors many names, Aurélie I know you felt the souls there)
Le fantôme de la fille à l'écran
ou j'ai vu son souvenir.

Un instant plus tôt je mentionnais à une amie le Fait Glissade
une coïncidence de coïncidence.

Voici la première.
Mon deuil qui éclate encore une fois avec les coeurs de ces gens là, sur un nom, et comme j'aime à les voir aller de filles à garçons.
Julie avait fait maintes fois l'aller retour...

Voici la deuxième.
Nathan qui m'écrit : she used to sing...

Oh, she used to sing alright.
She sang all the time.
Mais oui : Julie était ces Chansons d'Amour. Elle me les chantait tout le temps tout le temps, essayait en riant de m'apprendre
à placer ma voix.

1093

« Au parc »
interprété par Chiara Mastroianni.


Même soleil d’hiver, mêmes bruits de printemps
Le bout des doigts glacé, le givre sur les grilles
Mêmes odeurs d’humus, la terre qui se terre
Tout y sera, tout y sera, à part toi.

Parc de la pépinière, fin de semaine
Encore une heure, encore une heure à peine
Encore une heure de jour et la nuit vient.

Même température, le mercure à zéro
Même mélancolie fauve aux portillons du zoo
Mêmes parents pressés, leurs enfants en manteau
Tout y sera, tout y sera, à part toi

Parc de la pépinière, fin de semaine
Encore une heure, encore une heure à peine
Encore une heure de jour et la nuit vient.

J’aurai beau décalquer, refaire les mêmes parcours
Reprendre les même allées aux mêmes heures du jour
J’aurai beau être la même
J’aurai beau être belle
Tout y sera, tout y sera, à part toi.

Parc de la pépinière, fin de semaine
Encore une heure encore une heure à peine
Encore une heure de jour et la nuit vient et puis rien.



I felt all the same

but

I feel better now.

Latin corner run to get into a cinema. You come panting and waving. You sit without ever knowing what's coming next.
Latin corner around the border in the after-kino. Faces, smoking lady-hands, Velib' à l'horizon. Touristes abscons.
Sympathie des lecteurs sur les bancs de la mer blanche...

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16 juillet 2007

EXCROISSANCES


EXCROISSANCES
Vidéo envoyée par nebuleuse_gilgamesh

"Un modeste court métrage, en hommage à tous les films de zombie de la planète (mais particulièrement au Lac des morts-vivants de Jean Rollin), exemplaire de la technique du tourné-monté cher à tous les vidéastes amateurs passé trois heures du matin. Amusez-vous bien !" dixit Louis.

La nébuleuse, un caméra, 3heures du matin : le zombie concept, Rob serait fier de nous : beaucoup d'energie, beaucoup de fous rires à enlever au montage : que du bonheur ! Hommage à la série Z. Real Horrorshow ! A la prochaine les loulous ! Qu'est ce qu'on fait la prochaine fois : un film de monstre géant ?

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12 juillet 2007

Der Himmel über Berlin

ailes02

j'ai vu cette nuit avec Louis et Émilia : les Ailes du Désir de Wim Wenders

et c'est vrai

que c'est
un des plus beaux films
de ma vie

alekananjos_1_


dédicacé

à ma Clémentine qui m'a dit vois et vis

à Fanny qui a glissé sous la pieuvre un petit disque

à Sara qui doit voler comme cette fille et
par la présente déclarée un ange !

à Aurélie parce que




"Als das Kind Kind war,
ging es mit hängenden Armen,
wollte der Bach sei ein Fluß,
der Fluß sei ein Strom,
und diese Pfütze das Meer.

Als das Kind Kind war,
wußte es nicht, daß es Kind war,
alles war ihm beseelt,
und alle Seelen waren eins.

Als das Kind Kind war,
hatte es von nichts eine Meinung,
hatte keine Gewohnheit,
saß oft im Schneidersitz,
lief aus dem Stand,
hatte einen Wirbel im Haar
und machte kein Gesicht beim fotografieren.

Als das Kind Kind war,
war es die Zeit der folgenden Fragen:
Warum bin ich ich und warum nicht du?
Warum bin ich hier und warum nicht dort?
Wann begann die Zeit und wo endet der Raum?
Ist das Leben unter der Sonne nicht bloß ein Traum?
Ist was ich sehe und höre und rieche
nicht bloß der Schein einer Welt vor der Welt?
Gibt es tatsächlich das Böse und Leute,
die wirklich die Bösen sind?
Wie kann es sein, daß ich, der ich bin,
bevor ich wurde, nicht war,
und daß einmal ich, der ich bin,
nicht mehr der ich bin, sein werde?

Als das Kind Kind war,
würgte es am Spinat, an den Erbsen, am Milchreis,
und am gedünsteten Blumenkohl.
und ißt jetzt das alles und nicht nur zur Not.

Als das Kind Kind war,
erwachte es einmal in einem fremden Bett
und jetzt immer wieder,
erschienen ihm viele Menschen schön
und jetzt nur noch im Glücksfall,
stellte es sich klar ein Paradies vor
und kann es jetzt höchstens ahnen,
konnte es sich Nichts nicht denken
und schaudert heute davor.

Als das Kind Kind war,
spielte es mit Begeisterung
und jetzt, so ganz bei der Sache wie damals, nur noch,
wenn diese Sache seine Arbeit ist.

Als das Kind Kind war,
genügten ihm als Nahrung Apfel, Brot,
und so ist es immer noch."






"Il est arrivé quelque chose,
Qui continue d’arriver,
Qui me lie !
C’était vrai dans la nuit
Et c’est vrai le jour.
A présent, plus encore.
Qui était qui ?
J’étais en elle…
Et elle était autour de moi.
Qui au monde, peut affirmer…
Qu’il a jamais été ensemble avec un autre humain ?
Je suis ensemble.
Ce n’est pas un enfant mortel qui a été conçu
Mais une image commune,
Immortelle.
Cette nuit, j’ai appris à m’étonner.
Elle est venue me ramener chez moi
Et j’ai…
Trouvé ce chez moi.
IL était une fois.
Il était une fois, et donc il sera.
L’image que nous avons conçue
Accompagnera ma mort.
J’aurai vécu dans cette image.
Ce n’est que l’étonnement
Devant nous deux,
L’étonnement devant l’homme et la femme,
Qui a fait de moi un être humain.
Je …sais…maintenant
Ce …qu’aucun ange … ne sait ."

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08 juillet 2007

Remembrances : A MIDSUMMER NIGHT'S DREAM



oberon

I know a bank where the wild thyme blows,
Where oxlips and the nodding violet grows,
Quite over-canopied with luscious woodbine,
With sweet musk-roses and with eglantine:
There sleeps Titania sometime of the night,
Lull'd in these flowers with dances and delight;
And there the snake throws her enamell'd skin,
Weed wide enough to wrap a fairy in:
And with the juice of this I'll streak her eyes,
And make her full of hateful fantasies.
Titania

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02 juillet 2007

La cité des Enfants Perdus

aujourd'hui à la gare de Lyon j'ai croisé  Dominique Pinon qui se rendait à Avignon !
Le trip total avec clémentine :
-mais ce mec là bas...
-ce visage
-en choeur : c'est dominique pinon !

on a discuté avec lui...
PG1481
mais si, vous savez, le personnage trop chelou de la Cité des Enfants Perdus et de tous les films de Genet !

c'est tellement étrange de croiser un acteur
in the flesh
he was old, but he was weird !
dompinon

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