Au Bunker de la dernière Rafale

............le blog de Norkhat 0_O ...sous le signe du Capricorne et du hasard-objectif...

21 juillet 2007

Two in the Morning

Je voulais parler longuement de théâtre
avais-je pensé
je parlerai d'abord du cinéma
et puis j'oubliai

on se promet d'écrire ici et puis on est emporté par le quelquechose
sonnant vibrant déboulant dans nos vies.

Le cinéma.

Et Pierrot qui Demande à Samuel Fulher : "J'ai toujours voulu savoir cke c'était au fond kle Cinéma."
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Les cinémas pour moi : du quartier latin, de la rue champollion, un des sanctuaires itinérants de ma géographie :
ce ne sont pas une maison, mais ils ne sont pas exactement à ciel ouvert : il suffit de s'aventurer dans la rue Champollion
j'aime infiniment cette rue j'y ai fait la roue, le fou, des folies.
Elle a gardé plus longtemps que les autres les affiches que je collais
le 28 juillet 2006
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il suffit de s'aventurer céans pour illico s'engouffrer dans une salle,
toujours ébouriffant, inattendu, surprenant, le film qu'on avait pas prévu
on en avait entendu p., mais personnellement, non, on ne l'avait pas encore vu.

Baoum, les personnes chères ces temps-ci se réincarnent sous la forme de grandes baffes visuelles.

Je sors du Dernier Tango à Paris.

Et Julie lors de sa première incursion dans un de mes carnets, avec Nathan, au bon vieux temps, n'écrivait-elle pas :
"Il pleut de mon ciel des tangos assassins "         ?

The last dance...

Ces derniers temps les films qui bouleversent beaucoup au cinéma s'appellent : "the last tango in p..."
"the love of the last tycoon"

they last mais ils durent

ils me laissent scribouiller pendant le générique des mots éparpillés épars dans le nouveau carnet
longtemps longtemps après Julie, longtemps après l'époque où le film a été fait rêvé monté.

Ils me laissent : des visages
à moi de me débrouiller avec ces regards de fées.

Kathleen dans The Last Tycoon de Elia Kazan
interprétée par Ingrid Boulting - ce nom ne me dit rien
non, rien que ses yeux sur lesquels la caméra s'attarde avec douceur, douleur, douceur
comme le regard de Monroe Stahr.

Souvenirs flous d'un ami et de sa pièce :

un jeune homme disait à la mort : vous ressemblez à une femme que j'ai beaucoup aimé
et la mort de répondre : ce ne serait pas la première fois.

Ne pas tomber amoureux, une seconde, avec la caméra, d'une étoile de cinéma.

A l'improviste, on improvise ... quoi
une sortie cinéma ?

Se fondre dans une file, c'est plutôt faire son entrée, discrète certes, mais son incorporation momentanée à un monde dérobé
certains cinémas sont montés sur des scènes de théâtres.
Sur certaines scènes de théâtres, nous en reparlerons, on fait son cinéma.

J'aime, quelque soit l'heure, ces petits cinémas. J'aime avec tendresse les passants qui se penchent sur les programmes quand je marche dans le quartier latin. Je cligne de l'oeil au mec du Champo,  à la dame du Reflet.
Je scrute du regard les visages hétéroclites des foules empiriques qui font la queue pour telle ou telle de mes bobines fantasmatiques.
J'aimerai dire : je partage.

Pourtant fort peu de rencontre y furent faite à part brève et passagères, autour d'une cigarette.
Mais que de moments partagés si intégralement avec mes amis.

Rires,            pleurs,             (caresses).

I remember : Le Septième Sceau, Orfeo Negro, Arizona Dream.

Le Dernier Tango à Paris :

Les Ailes du Désir mêlaient l'allemand au français et je me disais : c'est si juste les pensées s'entrecroisent dans les langues comme les langues s'entrecroisent lors d'un baiser aérien.

Mais le Dernier Tango à Paris ne se préoccupe pas de la pensée, il switche brutalement, insidieusement du français à l'anglais.
Comme les corps s'encastrent ou rient ou se détestent ou danse ... le curieusement comique dernier tango à paris.

Pour les deux amants qui ne sont pas séparés par leurs noms
"No name ! No fucking name ! I don't want to know anything about you"
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Ce film a couté très cher aux acteurs qui l'ont accompli
they felt raped and manipulated
mais il donne beaucoup à voir, à penser, à sentir.
Tous ces films sur l'amour
violents, à différents degrés, sexuels, à différents engrais

"on changera le hasard en destin".
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Ce film sans nom
est aussi un film de nom,
les noms se recoupent : faites attention : Rosa (Luxembourg), Paul (Verlaine), Fidèle (Castro :p).

L'actrice s'appele : Maria Schneider.
She was nineteen back then, hell of a way to break the screen.
Hopefully it didn't break her. Not entirely.

She's so wholely beautiful and witty.


Comment suis-je arrivé ce soir au Champo, avant une longue nuit

et une cigarette échangée à un inconnu contre un Milk Shake à la Vanille ?

Avant de passer chez Céline pour un tournoi de Soul Calibur, i went and wandered off Jussieu
et pour la première fois j'ai passé un portail du Jardin des Plantes pour la première fois depuis oh des années
mais la veille j'étais passé devant les grilles qui longent la seine et en contemplant avec Kevin les autruches
(who actually STARED back)
je pensais à y faire un tour.

Et  moi de chanter ce refrain dans la rue :

"Jardin de la Pépinnière en fin de semaine : encore une heure de jour et la nuit vient"
C'était la fin de semaine, mais le coeur de l'été.

J'ai pénétré un nouveau jardin des mystères : il faut profiter des grilles entre'ouvertes : des PORTES BATTANTES
comme un récit ouvert au coeur
qui bat

là bas ! Un belvédère ? Quel drôle de mot s'impose à la douceur
du jour

Qui soupçonnerait depuis la rue ces hauteurs !

La musique couvrant le vent les bruits j'écoute Archive j'hallucine entièrement au milieu des arbres

un sentier Totoro entre les buis je m'y engouffre je me glisse penche et rampe sans gêne : c'est Alice !
J'évite à tâtons les ombres des buis et des bruits
puis je débouche : le belvédaire solaire trône sur la fin de l'après-d'après-midi

chaque hauteur est un regain de lumière je me réchauffe au feu
voici le jardin des plantes éthérées
était ce la pépinière dont parlait la fille de la chanson dans le film des Chansons ?
J'ai plus que chaud
des jeunes de banlieus partagent un joint avec de vieille mémé du quartier.
Trop fou. Je dévale la pente pour arriver à mon rendez vous.

Le jardin des pleins
le jardin des plans

(plantés)

au sein du sein.

Voici la fin du jour, le début de la nuit
quelques mots lancés sur la toile : ils rebondissent à la figure.

A vous ?





Posté par norkhat à 03:08 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    I do remember the Seventh Seal. How beautiful and especially that beautiful Dance of the Dead at the end of this film...

    Posté par Alyeth, 21 juillet 2007 à 03:22

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